Réfugiés Balkans | Les dernières infos • Zagreb célèbre la journée internationale des réfugiés

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L’avancée des troupes russes en Ukraine pousse des milliers de personnes à prendre la route vers des pays voisins comme la Moldavie ou la Roumanie. Tous les pays des Balkans ont commencé à recevoir des réfugiés, alors que de nombreux exilés d’Afrique, du Proche ou du Moyen Orient sont toujours présents dans la région.

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Par la rédaction


Avec le soutien de la Fondation Heinrich Böll (Paris)


Zagreb célèbre la journée internationale des réfugiés

25 juin - 14h30 : A l’initiative de la mairie de Zagreb, plusieurs organisations d’accueil et de solidarité avec les exilés présentent leurs actions ce samedi au parc Ribnjak.

Grèce : une femme accouche sur un îlot inhabité proche de Lesbos

24 juin - 18h30 : Mercredi 22 juin, une patrouille de garde-côtes grecs repère un groupe de personnes sur un îlot rocheux inhabité, près de l’île grecque de Lesbos. Sur place, 24 hommes et cinq femmes, tous Érythréens, attendent dans l’angoisse d’être secourus. Et plus particulièrement une des exilées, qui venait tout juste d’accoucher d’un petit garçon. Tous les naufragés, qui étaient partis de la Turquie voisine, ont été secourus et emmenés à Lesbos. La mère et le bébé « sont en bonne santé », et ont été hospitalisés sur l’île, a déclaré le responsable des garde-côtes.

Grèce : « un climat de peur et d’insécurité »

24 juin - 7h45 : Les défenseurs des droits humains en Grèce, en particulier ceux qui travaillent sur la migration, opèrent dans un environnement de peur et d’insécurité généralisées, selon la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les défenseurs des droits humains, Mary Lawlor. « Je suis préoccupé par la criminalisation croissante de l’aide humanitaire en Grèce. La solidarité ne doit jamais être punie et la compassion ne doit jamais être mise en examen », a-t-elle déclaré cette semaine en présentant ses conclusions préliminaires à l’issue d’une mission de dix jours dans le pays.

Mieux prévenir le covid sur la route des Balkans

23 juin - 16h15 : Le Balkan Refugee Network organisait ce jeudi à Skopje une conférence régionale sur le covid et les réfugiés dans les Balkans. Les ONG participantes soulignent la nécessité d’un meilleur accès aux tests et aux vaccins, y compris dans les centres d’accueil.

Forte hausse des entrées illégales en Slovénie

21 juin - 23h : La police slovène a enregistré 4333 tentatives de franchissement illégal de la frontière au cours des cinq premiers mois de l’année, soit 75 % de plus qu’à la même période l’an dernier, où 2466 tentatives de ce type avaient été enregistrées. Les Afghans représentent près d’un quart des personnes interceptées. On note aussi une augmentation significative du nombre de citoyens indiens (de 13 à 276) et de Cuba (de 0 à 224).

Près de la moitié des tentatives enregistrées relevaient de la compétence de la direction de la police de Koper, tandis que la direction de la police de Novo Mesto a vu le nombre de tentatives quadrupler depuis l’année dernière. Le nouveau gouvernement de gauche a ordonné la destruction de l’inutile barrière de grillage érigée sur les frontières avec la Croatie.

Toujours plus de réfugiés en Serbie

16 juin - 17h30 : Selon Radoš Djurović, directeur du Centre pour la protection et l’aide aux demandeurs d’asile, 4500 personnes séjourneraient actuellement dans les centres d’accueil dépendant du Commissariat aux réfugiés de Serbie, tandis qu’un millier d’autre se trouveraient dans des squats, principalement en Voïvodine, aux abords des frontières avec la Croatie, la Hongrie et la Roumanie.

Selon le réseau Azil u Srbiji Asylum Protection in Serbia, 200 à 250 personnes chaque jour dans le pays, tandis que jusqu’à 500 autres sont refoulés quotidiennement dans le pays depuis la Croatie, la Hongrie et la Roumanie.

Grèce : un feu se déclare dans le camp d’Elonas, à Athènes

16 juin - 15h30 : Deux personnes ont été hospitalisées mercredi en raison de problèmes respiratoires à la suite d’un incendie dans le camp de migrants Eleonas, à Athènes. Selon des témoins sur place, l’un des blessés est un enfant de 12 ans. L’incendie s’est déclaré tôt dans la matinée dans le camp d’Eleonas, situé dans la capitale grecque, où vivent plus de 1 100 personnes, dont un grand nombre de familles avec enfants en bas âge. Les flammes étaient quasiment sous contrôle à la mi-journée.

Toujours plus d’entrées irrégulières dans l’UE, les Balkans première zone de passage

14 juin - 11h20 : L’agence européenne Frontex a enregistré 86 420 entrées irrégulières dans l’Union européenne entre janvier et mai 2022. Les Balkans s’imposent comme le premier point d’entrée.

« En mai, le nombre de migrants irréguliers détectés depuis les pays des Balkans occidentaux a plus que doublé pour atteindre 12 088 », précise Frontex. Les principaux pays d’origine de ces exilés étaient la Syrie et l’Afghanistan. Entre janvier et mai 2022, l’agence européenne de surveillance des frontières a enregistré au total 40 675 traversées illégales via cette région, soit près de trois fois le chiffre de la même période l’année précédente. La route des Balkans occidentaux a ainsi représenté près de la moitié du nombre total des 86 420 franchissements illégaux des frontières de l’UE sur janvier-mai. Ces chiffres ne comprennent pas les personnes ayant fui la guerre en Ukraine, a précisé l’agence.

Grèce : à Lesbos, un camp trop proche de la forêt ?

12 juin - 17h20 : Au coeur de l’île grecque de Lesbos, la construction d’un nouveau camp n’en finit pas d’exaspérer les habitants. Le chantier, prévu dans le nord de l’île, vers Plati, se situe non loin d’une épaisse pinède. Les riverains craignent donc les départs de feux. « C’est le pire endroit possible pour construire un camp », assure Yiorgos Dinos, chef du syndicat des pompiers de la région. « Si un incendie se déclare là-bas, il brûlera la moitié de l’île », a-t-il confié à l’AFP.

Le site de Vastria - qui viendra remplacer le camp de Moria détruit en 2020 par un immense incendie - devrait être achevé d’ici septembre 2022 et abriter jusqu’à 3 000 migrants et demandeurs d’asile, mais ce nouveau camp cristallise les tensions. Pendant des mois, manifestations et poursuites judiciaires ont enlisé sa construction pour des motifs multiples : les risques de feu à proximité de la forêt de pins en sont le dernier exemple.

Encore un groupe bloqué sur l’Evros, entre Grèce et Turquie

11 juin - 14h30 : Un groupe de 28 migrants, dont sept femmes et huit enfants, est bloqué depuis trois jours sur un îlot du fleuve Evros, marquant la frontière entre la Grèce et la Turquie. Or, ce groupe a déjà fait l’objet d’un refoulement par la police grecque la semaine dernière, alors même qu’il se trouvait sous la protection de la Cour Européenne des droits de l’Homme. Le collectif Alarm Phone, aux côtés d’autres ONG, exige qu’Athènes prenne ses responsabilités.

Les 28 exilés craignent un refoulement vers la Turquie. Dans la région de l’Evros, les puschback sont monnaie courante, à l’abri des regards des ONG et des journalistes. Mercredi 8 juin, dans la soirée, les personnes ont prévenu Alarm Phone de l’approche d’une embarcation avec, à bord, « des hommes non-identifiés, en uniforme ». Des tirs en l’air ont également été rapportés.

De plus en plus de personnes à Preševo, dans le sud de la Serbie

11 juin - 8h30 : Le nombre de réfugiés à Preševo, dans le sud de la Serbie, augmente significativement. Alors que la construction d’un mur de grillage se poursuit sur la frontière serbo-macédoniennes, de nombreux témoignages font état de violents pushbacks de la police serbe vers la Macédoine du Nord. Selon le témoignage des ONG locales, les réfugiés ne sont pas informés de leurs droits dans le Centre d’accueil de Preševo.

Serbie : au moins 4000 personnes bloquées en Voïvodine

10 juin - 8h30 : Alors que la Hongrie pratique au moins 500 pushbacks par jour, plus de 4000 personnes sont bloquées en Voïvodine, dans le nord de la Serbie, survivant dans des squats dans l’attente de passer la frontière.


La Serbie débloque trois millions d’euros pour les réfugiés ukrainiens

9 juin - 21h : Le gouvernement de Serbie a annoncé le 9 juin qu’il avait décidé d’envoyer une aide humanitaire financière aux enfants et aux réfugiés en Ukraine pour un montant total de trois millions d’euros. 1,5 million d’euros seront destinés à aider les enfants ukrainiens, qui seront versés par l’intermédiaire du Fonds des Nations Unies pour l’enfance - UNICEF.

Le même montant est prévu pour l’assistance aux réfugiés de ce pays, qui sera payé par le biais du mécanisme du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Grèce : un passeur et migrant meurent en voulant échapper à un contrôle de police

8 juin - 10h : Deux personnes ont perdu la vie samedi 4 juin dans le nord de la Grèce en voulant échapper à un contrôle de police. Selon les premiers éléments, les deux victimes sont un passeur et un migrant, tous deux Pakistanais. Ils se trouvaient à bord d’une voiture. Le trafiquant au volant du véhicule transportait 12 autres exilés, et avait tenté d’échapper à un contrôle de police. Tous les autres passagers ont été blessés. Le passeur a accéléré en voyant les forces de l’ordre, qui l’ont poursuivi sur une cinquantaine de kilomètres. La voiture voyageait de la frontière terrestre de la Grèce vers Thessalonique, et avait été repérée à un poste de contrôle plus tôt samedi.

Les autres passagers, neuf Pakistanais et trois Afghans, ont été blessés lors de l’incident. Les personnes les plus touchées sont celles qui se trouvaient dans le coffre du véhicule, qui avait été volé.

Un vaste réseau européen de passeurs démantelé

7 juin - 8h45 : Huit individus « très dangereux », considérés comme les cerveaux d’un vaste réseau d’immigration clandestine, ont été arrêtés, a annoncé Europol, l’office européen de police. Cette filière est soupçonnée d’avoir fait venir illégalement en Europe près de 10 000 personnes, principalement d’origine afghane, pakistanaise et syrienne. Pour venir à bout de ce réseau, une task force réunissant l’Allemagne, l’Autriche, la Serbie, la Roumanie, la Hongrie et les Pays-Bas, coordonnée par Europol, a été mise sur pied. Depuis 2021, elle a abouti à l’arrestation de 126 complices présumés, a détaillé la police allemande dans un communiqué.

Bosnie-Herzégovine : la police démantèle un réseau de passeurs

2 juin - 17h35 : La police des frontières de Bosnie-Herzégovine et la SIPA ont lancé une grande opération mercredi 1er juin contre des réseaux de passeurs à Sarajevo et Gradiška. Des perquisitions ont été menées dans neuf endroits différents, deux personnes ont été arrêtées. L’opération « Istok San » a été menée en coopération avec les polices de Croatie, de Slovénie, d’Autriche et Europol.

La Grèce veut étendre son mur sur la frontière avec la Turquie

2 juin - 14h15 : Face aux arrivées - et tentatives d’arrivées - de migrants de plus en plus importantes sur le sol héllénique, la Grèce a décidé de prolonger le mur érigé à sa frontière avec la Turquie de 40 km à 120 km. Les travaux devraient commencer prochainement. Athènes a demandé un soutien financier à l’Union européenne pour réaliser ce chantier.

Signe d’un renforcement des contrôles, Athènes a également annoncé début mai l’embauche de 250 garde-frontières supplémentaires pour surveiller la région de l’Evros. On compte au total près d’un millier de militaires le long des 500 km de frontière fluviale.

Grèce : une journaliste hollandaise jugée à Athènes pour « délit de solidarité »

1er juin - 9h25 : La journaliste néerlandaise Ingeborg Beugel, est jugée aujourd’hui pour avoir « facilité » le séjour illégal d’un Afghan de 23 ans qu’elle hébergeait sur l’île d’Hydra, où elle vit depuis 40 ans. Elle avait été placée en garde à vue le 13 juin dernier. Elle est aussi dans le collimateur des médias proches du pouvoir pour avoir posé des « questions qui fâchent » au Premier ministre Mitsotakis sur les refoulements illégaux.

La Grèce aurait empêché 40 000 réfugiés de franchir sa frontière terrestre avec la Turquie en 2022

31 mai - 8h45 : « Durant les quatre premiers mois de 2022, près de 40 000 migrants ont tenté d’entrer illégalement dans le pays », a déclaré le ministre de la Protection civile Takis Theodorikakos sur la chaîne de télévision Skai. « Ils ont pu en être empêchés par la police aux frontières ». Athènes a augmenté ses contrôles tout en accusant son voisin turc de laisser passer les exilés dans l’Union européenne. Les ONG dénoncent l’opacité de ces opérations dans une zone frontalière sous contrôle exclusif de l’armée et donc interdite aux civils.

À l’inverse, ils ne sont « que » 960 exilés à avoir réussi cette traversée terrestre depuis le début de l’année, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM).

Deux exilés blessés par balles sur la frontière grecque

27 mai - 16h45 : Selon des informations de l’agence de presse turque Anadolu (AA) relayées jeudi 26 mai, deux exilés afghans auraient été blessés par les forces de sécurité grecques alors qu’ils tentaient d’entrer illégalement dans le pays. Des sources de sécurité turques ont déclaré que la police grecque avait utilisé des balles en caoutchouc pour empêcher ces personnes de pénétrer dans le pays. Les mêmes sources ont rapporté que les deux migrants avaient été blessés sur des parties distinctes de leur corps. Ils sont actuellement soignés en Turquie.

94 Syriens piégés sur une île de l’Evros

27 mai - 14h : La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a rendu mercredi une ordonnance de sauvetage des 94 Syriens piégés sur une île de l’Evros depuis dimanche. Les réfugiés ont envoyé des appels au secours, signalant qu’il y avait parmi eux des blessés et qu’un réfugié était porté disparu depuis mercredi après-midi.

Parmi les réfugiés figurent 30 enfants, dont des mineurs non accompagnés, ainsi que des personnes âgées, une personne handicapée et une personne souffrant d’une grave allergie faciale. Le tribunal a ordonné au gouvernement grec de fournir de la nourriture, de l’eau, des soins médicaux et l’accès au processus d’asile, mais aussi d’informer le tribunal de leur sort avant le 2 juin.

Des hommes en noir ont été filmés sur les côtes grecques d’Evros mercredi après-midi, refusant de secourir des réfugiés et les avertissant de manière brutale de retourner en Turquie, tandis qu’un drone survolait l’îlot.

Violents pushbacks de Roumanie vers la Serbie

27 mai - 10h : La police roumaine a procédé la nuit dernière à de violents et massifs pushbacks. Au moins 50 personnes originaires de Syrie et du Pakistan ont été renvoyés vers la Serbie, près du village de Majdan. Omar, 18 ans, originaire de Syrie, a déclaré qu’ils l’avaient d’abord poussé au sol, puis l’avaient frappé dans le dos et la tête avant de le repousser vers la Serbie

HRW dénonce les push-backs aux frontières de la Bulgarie

26 mai - 8h : Les autorités bulgares battent, volent, déshabillent et utilisent des chiens policiers pour attaquer les Afghans et les autres demandeurs d’asile et migrants, puis les repoussent en Turquie sans aucun entretien formel ni procédure d’asile, dénonce Human Rights Watch dans son dernier rapport. En 2021, le Comité Helsinki bulgare a signalé qu’il y avait eu 2513 refoulements depuis la Bulgarie, impliquant 44 988 personnes. En 2020, les autorités bulgares avaient repoussé 15 173 personnes.

Les personnes interrogées par HRW signalent des violences systématiques de la part des policiers bulgares, ou de personnes se présentant comme telles. Le 28 avril, HRW a envoyé une lettre au ministère bulgare de l’Intérieur, mais n’a pas reçu de réponse.

Grèce : l’eau de retour dans le camp de Samos

24 mai - 22h30 : Après 17 jours sans eau courante, les habitants du camp de Samos ont retrouvé, lundi 23 mai, un accès régulier à l’eau, a annoncé le collectif d’associations de défense des droits des migrants Samos, Advocacy collective.

De plus en plus de passages en Serbie

24 mai - 15h45 : On observe une augmentation des passages sur les frontières méridionales de la Serbie, les réfugiés venant de Macédoine du Nord, de Bulgarie, mais aussi d’Albanie via le Kosovo. Dans le même temps, la police hongroise multiplie les push-backs vers la Serbie.

600 exilés stoppés en mer Égée avant d’atteindre les côtes grecques

23 mai - 18h : Selon les autorités maritimes grecques, quelque 600 exilés ont été arrêtés lundi en mer Égée alors qu’ils tentaient d’entrer en Grèce. Ils ont été repérés par les garde-côtes grecs avant d’être interceptés par les forces turques. Athènes nie tout refoulement illégal puisque les canots étaient encore dans les eaux turques.

C’est la plus importante tentative de traversée depuis le début de l’année. Cinq voiliers et quatre canots pneumatiques avaient quitté les côtes turques quasi simultanément. C’est en s’approchant des îles grecques de Chios et Samos qu’ils ont été repérés par les autorités maritimes grecques.

Grèce : plus d’eau courante dans le camp de Samos

18 mai - 13h : Dans ce centre présenté comme un « modèle » lors de son ouverture en septembre 2021, les exilés n’ont plus d’eau courante depuis le 6 mai. Selon le ministère grec de la Migration, c’est la panne d’une pompe qui serait à l’origine de la coupure. En attendant la réparation de la pompe, les résidents ne reçoivent que 4,5 litres d’eau par personne et par jour pour couvrir tous leurs besoins en eau. Une quantité insuffisante pour couvrir tous les besoins quotidiens en eau d’une personne (boisson, cuisine, hygiène...). L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime à 20 litres par jour les besoins basiques en eau d’une personne. Les associations dénoncent les multiples défauts de fonctionnement du camp depuis son ouverture.

Pour compléter la distribution de bouteilles, les autorités grecques prévoient des livraisons de citernes d’eau dans le camp. InfoMigrants a pu consulter un document comptable du ministère de la Migration, daté du 16 mai, qui mentionne une livraison prochaine de 300 m3 d’eau au camp de Samos. De leur côté, les associations distribuent des jerricanes d’eau et des lingettes. Le Samos advocacy collective a également envoyé, lundi, un mail au ministère grec de la Migration et à la Commission européenne pour les alerter de la gravité de la situation.

Un jeune Afghan gravement blessé près de Sarajevo

17 mai - 10h : Une bagarre a éclaté durant le week-end au camp d’Ušivak, dans le canton de Sarajevo. Deux personnes ont été poignardées, dont un jeune Afghan de 17 ans, toujours hospitalisé pour de graves lésions à la poitrine. L’autre blessé n’est que légèrement atteint. La justice a décidé de qualifier l’agression de tentative d’homicide et ordonné l’ouverture d’une enquête pour identifier l’auteur des coups de couteau.

Un réseau de passeurs démantelé en Autriche

16 mai - 7h : Un réseau de passeurs a été démantelé en Autriche.205 personnes ont été arrêtées pour leur rôle présumé dans le trafic de dizaines de milliers de migrants syriens. Deux d’entre eux étaient morts étouffés, en octobre dernier, dans une fourgonnette à la frontière hongroise. « C’est un grand succès contre le crime organisé et un coup dur pour la mafia des passeurs », s’est félicité le ministre autrichien de l’Intérieur, Gerhard Karner.

L’enquête, qui a démarré début 2021, a permis de remonter la trace d’une cellule soupçonnée d’avoir acheminé depuis la Hongrie 36 000 enfants et adultes désireux de rejoindre l’Europe occidentale, notamment l’Allemagne et la France. Une fois en Autriche, les migrants étaient transférés à d’autres groupes mafieux pour poursuivre leur route. La plupart des exilés étaient originaires de Syrie et payaient entre 3 000 et 4 500 euros par personne pour le seul trajet Hongrie-Autriche, a précisé à l’AFP l’inspecteur Johann Baumschlager, porte-parole de la police.

Ce réseau, un des plus importants démantelés en Autriche ces dernières années, a amassé au fil des mois une somme estimée à 152 millions d’euros. Les 205 personnes interpellées soupçonnées d’en faire partie ont été arrêtées en Autriche, mais aussi en République tchèque, en Hongrie, en Slovaquie et en Roumanie. 80 véhicules ont également été saisis.

Roumanie : un réseau aurait fait passer 36 000 personnes vers l’Europe de l’Ouest

13 mai - 11h : Un réseau de trafic de migrants coordonné par un Roumain de 28 ans aurait illégalement emmené plus de 36 000 Syriens, Irakiens, Indiens et autres ressortissants de pays d’Asie vers l’Europe occidentale. Le groupe faisait partie d’une chaîne internationale de trafic impliquant des Ukrainiens, des Turcs, des Moldaves et des Serbes. Leurs bénéfices estimés sont énormes : plus de 150 millions d’euros, révèlent la police des frontières roumaine, qui a enquêté et documenté les activités de ce groupe en collaboration avec les autorités autrichiennes.

Selon l’enquête, plus de 250 trafiquants de Serbie, d’Ukraine, d’Estonie, de Lituanie, de Turquie, de Roumanie et d’autres États feraient partie de ce réseau, la plupart d’entre exerçant des activités d’orientation, de transport et d’hébergement. En moins d’un an et demi, le groupe aurait trafiqué plus de 36 000 migrants vers la Hongrie, l’Autriche, la Slovaquie et la République tchèque pour des revenus dépassant les 150 millions d’euros, le coût d’un transfert s’élevant en moyenne à 4000 euros par personne. 27 voitures ont été retrouvées au domicile de l’un des membres roumains du réseau, qui auraient été utilisées pour transporter des migrants vers la Hongrie et l’Autriche. Le trafiquant roumain qui coordonne le réseau a un casier judiciaire et est désormais recherché dans trois États : la Roumanie, la Hongrie et l’Autriche.

Grèce : 106 rescapés d’un naufrage au large de Kos

8 mai - 15h15 : Les garde-côtes grecs ont annoncé dimanche 8 mai avoir secouru 106 réfugiés et migrants d’un navire qui coulait en mer Égée. Ils ont été découverts samedi soir près de l’île de Kos, non loin des côtes turques, ont indiqué les garde-côtes dans un communiqué, ajoutant que personne ne manquait à l’appel.

Ce groupe de personnes, dont la nationalité n’a pas été déterminée, comprenait 14 femmes et 20 enfants, rapporte l’Agence France-Presse. Ils ont déclaré avoir quitté la côte turque près de Bodrum, à quelques kilomètres de Kos, a rapporté la radio d’État grecque. Il s’agit du premier groupe important à accoster sur une île grecque en venant de la Turquie depuis plusieurs mois.

Grèce : 439 ans de prison pour les survivants du naufrage de Paros

8 mai - 8h30 : Trois exilés syriens, Abdallah, Kheiraldin et Mohamad, ont été condamnés, jeudi 5 mai, à des peines représentant un total de 439 années de prison, pour « aide à l’entrée illégale » sur le territoire grec. Tous trois se trouvaient sur une même embarcation, secourue après un naufrage au large de l’île de Paros, en décembre 2021. L’un d’eux a été condamné à 187 ans de prison en tant que « capitaine » de l’embarcation, les deux autres à 126 ans de prison chacun en tant qu’assistant et mécanicien, relate l’ONG allemande Borderline Europe. « Bien que la cour ait reconnu qu’ils n’étaient pas des passeurs agissant pour en tirer profit, ces trois pères de famille ont été condamnés pour avoir ’facilité l’entrée illégale » sur le territoire grec, dénonce l’ONG.

Les trois hommes comptaient parmi les survivants d’un naufrage survenu le 24 décembre 2021. À bord de leur embarcation se trouvaient plus de 80 ressortissants syriens et turcs. Après une dizaine d’heures, les mauvaises conditions météorologiques avaient endommagé les moteurs. 18 personnes ont perdu la vie dans le naufrage, au large de l’île de Paros.

Les garde-côtes grecs ont cherché à déterminer les responsabilités, en interrogeant les rescapés au sujet des pilotes de l’embarcation. « Les survivants ont témoigné que ce voyage coûtait entre 7000 et 10 000 euros par passager. Certains avaient vendu toutes leurs possessions pour pouvoir payer », détaille Borderline Europe, qui a mené une reconstitution dans les détails de cette traversée. Abdallah et Mohamad étaient âgés de 32 ans au moment des faits, et sont, tous deux, pères de quatre enfants. Kheiraldin avait 39 ans et deux enfants. Aucun des trois n’avaient pu réunir une telle somme. « Cependant, ils avaient des connaissances en mécanique qu’ils pouvaient offrir en guise de paiement. Par conséquent, ils ont accepté de réaliser des tâches de pilotage en contrepartie d’un prix plus bas », explique l’ONG dans sa reconstitution des faits.

Naufrage de Paros : les survivants en procès

5 mai - 17h : Le procès d’Abdallah J., Kheiraldin A. et Mohamad B. a début ce 5 mai à Syros. Alors que le bateau sur lequel ils se trouvaient faisaient naufrage la veille de Noël au large de Paros, ils ont tenté d’en reprendre les commandes, et encourent donc la prison en vie, car ils sont considérés comme des « passeurs ».

Fabrice Leggeri, le directeur de Frontex, démissionne

29 avril - 21h : Les accusations de renvois illégaux de migrants aux frontières de l’Union européenne se succèdent depuis plusieurs années. La teneur d’une enquête de l’Office européen de lutte anti-fraude, pas encore rendue publique, a poussé Fabrice Leggeri, directeur controversé de l’institution, à démissionner.

Cela fait plus d’un an que l’Olaf scrute les agissements de la direction de Frontex. Deux enquêtes sont menées en parallèle et touchent trois personnalités de haut rang, dont le directeur exécutif. La première enquête, clôturée le 15 février dernier, porte sur les allégations de refoulement aux frontières extérieures de l’Union européenne et de violations des droits fondamentaux, notamment à la frontière gréco-turque. La seconde enquête, dont les conclusions sont attendues avant l’été, devrait faire la lumière sur des cas supposés de harcèlement de travailleurs de l’agence.

Bosnie-Herzégovine : la police transfère les exilés de Miral à Lipa

29 avril - 7h30 : Le camp de Miral a été fermé ce 28 avril et ses résidents ont été transférés par la police au camp de Lipa. No Name Kitchen estime qu’environ 150 à 200 personnes du camp de Miral, situé à Velika Kladuša, très près de la frontière croate, et huit personnes vivant dans un squat voisin, ont été emmenées à Lipa, qui se trouve au sud de Bihać. Plusieurs personnes ont expliqué à No Name Kitchen qu’elles étaient déjà enregistrées à Lipa mais qu’elles ne voulaient pas y rester. Ce camp, financé par l’UE, est situé au milieu des bois, loin de toute ville ou village. « Les personnes qui se trouvent ici n’ont pas le droit de prendre les transports publics. Si elles ont besoin d’aller dans un magasin, elles doivent donc marcher plus de 20 km », rappelle l’ONG.

Refoulements en mer Egée : les mensonges de Frontex

28 avril - 8h : D’après les résultats d’une enquête menée par Le Monde en collaboration avec le média à but non lucratif Lighthouse Reports, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel et les médias suisses SRF et Republik, l’agence européenne de gardes-frontières Frontex a enregistré dans sa base de données plusieurs dizaines de refoulements illégaux comme de simples opérations de « prévention au départ » depuis la Turquie.

Entre mars 2020 et septembre 2021, dans le cadre de l’opération Poseidon, cela représente 222 incidents, tous présentés comme des « préventions au départ » en mer Egée, c’est-à-dire des cas de bateaux de migrants interceptés ou déroutés avant qu’ils aient atteint les eaux grecques. Or, d’après l’enquête, ces événements recouvrent de nombreux renvois illégaux de migrants.

L’ONU ouvre des centres de soutien pour les Ukrainiens sur la frontière italo-slovène

26 avril - 11h30 : L’UNHCR et l’UNICEF ont ouvert jeudi 21 avril deux « points bleus » (Blue Dots) - des centres de soutien pour les mineurs, les femmes, les familles et les personnes ayant des besoins spéciaux qui fuient la guerre en Ukraine. Ils ont été ouverts dans la région du Frioul-Vénétie Julienne, aux postes-frontières slovènes de Fernetti (Trieste) et Tarvisio (Udine).

Près de 100 000 réfugiés sont arrivés en Italie depuis le début du conflit le 24 février, dont plus de 50 000 femmes et plus de 35 000 enfants. Plus de 93 000 des réfugiés sont entrés en Italie par ces postes frontaliers de Fernetti et Tarvisio.

Frontex arme de plus en plus ses agents

25 avril - 14h : Frontex devrait augmenter ses effectifs permanents à 10 000 garde-frontières et garde-côtes à l’horizon 2027. Dans cette perspective, l’agence européenne de surveillance des frontières commence à répondre à ses futurs besoins en matière d’équipement. Dès 2023, elle envisage des commandes d’armes « létales et non-létales », révèle l’ONG StateWatch.

Un document décisionnel du conseil d’administration de Frontex, adopté le 18 mars, récapitule les champs d’équipement et leur déploiement. Il cadre l’équipement technique de base, le MNITE (pour « minimum number of items of technical equipment »). On peut y lire un déploiement « d’armes létales et non-létales, et de munitions » prévu pour toute l’année 2023.

91 583 réfugiés ukrainiens en Moldavie, dont la moitié d’enfants

25 avril - 12h : Entre le 24 février et le 25 avril, 396 747 citoyens ukrainiens sont entrés en Moldavie, parmi lesquels 91 583 sont restés sur le territoire, dont 48 279 sont des mineurs.

Grèce : les autorités secourent 64 exilés bloqués sur le fleuve Evros

23 avril - 11h30 : Les autorités grecques ont annoncé avoir secouru 64 migrants coincés sur le fleuve Evros, à proximité de la ville de Didymoteicho, vendredi 22 avril. Tous ont déclaré être des ressortissants syriens souhaitant demander l’asile dans l’Union européenne (UE), rapporte l’agence AP News. Parmi eux, les secours ont dénombré 10 enfants.

La police grecque affirme que les migrants avaient été localisés mercredi soir, après que les autorités grecques ont été informées de leur présence. Mais elle assure qu’ils ont refusé d’embarquer une première fois mercredi, avant d’accepter ce jeudi. La zone étant militarisée et inaccessible pour les médias et ONG, il est difficile de confirmer le déroulé des événements et de savoir qui sont exactement les personnes secourues.

On sait cependant que parmi elles se trouvait le groupe de 37 migrants, dont la situation avait fait l’objet de plusieurs interpellations d’ONG. La veille du sauvetage, le collectif Alarm Phone alertait encore sur leur situation : « Le niveau de la rivière monte et l’eau est en train de submerger l’îlot. »

Le sauvetage intervient aussi après la saisine de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) par le Conseil grec pour les réfugiés, une ONG.

763 769 réfugiés ukrainiens sont arrivés en Roumanie

22 avril - 11h : Le flot de réfugiés ukrainiens en Roumanie ne se tarit pas. Depuis le 24 février, 763 769 Ukrainiens ont fui leur pays par la Roumanie, la plupart d’entre eux ne restent que provisoirement et continuent leur route vers d’autres pays d’Europe. Le 19 avril, 6602 Ukrainiens sont entrés en Roumanie. Environ 2000 par jour passent par le poste frontière d’Isaccea, dans la région du Delta du Danube. « Les familles qui arrivent par Isaccea ont peur et faim », rapporte Gabriela Alexandrescu, directrice de l’ONG Save the Children. « Certains d’entre eux sont sur la route depuis plusieurs semaines. Beaucoup passent la frontière sans avoir aucune idée de l’endroit où ils vont dormir le soir même. Des enfants traversent la frontière à pied, épuisés. Ils ont besoin d’eau, de nourriture et de soutien médical. »

Croatie : deux exilés se noient dans une rivière près de Karlovac

22 avril - 7h45 : La police de Karlovac a annoncé qu’elle avait trouvé deux corps sans vie dans la rivière Mrežnica, près du village de Svojić, sur la route menant de Bosnie-Herzégovine vers la Slovénie. Elle avait été appelé à l’aide samedi soir par un inconnu disant qu’un de ses compagnons de voyage s’était noyé, mais elle a trouvé deux corps. Un peu plus tôt, la police avait interpelé un groupe de huit étrangers en situation irrégulière, vraisemblablement originaires de Gambie et du Sénégal, dont l’un, en mauvaise santé, a reçu des soins médicaux.

Serbie : un exilé marocain meurt à Subotica

21 avril - 15h15 : Un ressortissant marocain a perdu la vie le 20 avril au centre d’accueil de Subotica, a annoncé le Centre de protection et d’assistance aux demandeurs d’asile (APC) sur son compte Twitter. Une information confirmée par le Commissariat aux réfugiés et à la migration de Serbie (KIRS). Selon l’APC, il serait mort à la suite d’une « consommation excessive d’opiacés et d’alcool ».

Plusieurs groupes à nouveau bloqués sur l’Evros, entre Grèce et Turquie

21 avril - 11h30 : Plusieurs groupes d’exilés sont encore coincés sur des petites îles de l’Evros, qui marque la frontière entre Grèce et Turquie. 37 personnes sont en situation de détresse près de Didymoteicho, selon Alarm Phone, en contact avec un premier groupe. Un second est constitué de 46 personnes, dont dix mineurs, assure le Conseil grec pour les réfugiés.

La météo, froide et pluvieuse, accentue le danger pour la santé des exilés. Ils manquent, en outre, de réserves de nourriture, mais il est impossible d’accéder à la zone frontalière pour les humanitaires, qui dépendent donc des témoignages et des vidéos ou photos envoyés par les exilés eux-mêmes, qui craignent d’être refoulés vers la Turquie.

Forte hausse des franchissements illégaux des frontières européennes

21 avril - 9h30 : Selon les chiffres publiés le 19 avril par l’agence européenne Frontex, les franchissements illégaux des frontières européennes ont fortement augmenté au cours des trois premiers mois de 2022, avec 40 300 cas connus (+57% par rapport à 2021). La route des Balkans occidentaux représente près de la moitié de ces franchissements irréguliers avec une hausse de 115% (plus de 18 300 cas connus, dont 6650 en mars, soit trois plus qu’en mars 2021).

Grèce : la police recherche le capitaine d’un voilier polonais

20 avril - 10h : Les autorités grecques ont annoncé qu’elles recherchaient le capitaine d’un voilier battant pavillon polonais retrouvé amarré dans une baie de l’île de Salamine, près du port du Pirée, transportant cinq ressortissants syriens introduits clandestinement dans le pays depuis la Turquie.

Deux hommes, deux femmes et une fille ont été retrouvés à bord du voilier samedi soir, ont annoncé mardi les garde-côtes. Les cinq ressortissants syriens ont déclaré aux autorités qu’ils avaient payé 4000 à 5000 euros chacun pour être transportés de la côte turque vers un autre pays européen, via la Grèce. Une des deux femmes à bord a été transportée dans un centre de santé local pour y être soignée.

Bosnie-Herzégovine : près de 200 passeurs arrêtés en quatre ans

20 avril - 7h40 : Selon les ONG, le trafic des exilés serait une activité qui « pèserait » entre sept et dix millions d’euros. Depuis 2017, 70 000 personnes ont traversé la Bosnie-Herzégovine, tandis que 187 supposés trafiquants étaient arrêtés durant la même période.

Une exilée tuée par balle sur la frontière gréco-turque

19 avril - 14h40 : Une femme d’environ 22 ans, probablement originaire d’Erythrée, a été retrouvée morte dans le fleuve Evros, a annoncé la police grecque dimanche 17 avril. La victime faisait probablement partie d’un groupe de migrants qui tentaient de traverser en bateau ce fleuve, frontière naturelle entre la Turquie et la Grèce. Son corps a été retrouvé sans vie après un échange de tirs survenu samedi, dans des circonstances encore floues. Une enquête a été ouverte.

« La nuit dernière, un groupe de dix personnes ont tenté d’entrer en Grèce à partir de la rive turque », a expliqué un représentant de la police régionale. « La police grecque leur a ordonné de s’arrêter, mais ils n’ont pas obéi. Puis, il y a eu des tirs venant du côté turc. Les garde-frontières grecs ont alors tiré en l’air pour se protéger. » Selon la chaîne de télévision publique ERT, la blessure montre que la femme n’a pas été tuée par une arme utilisée par la police grecque, et estime qu’elle pourrait avoir été tuée par les passeurs.

Bulgarie : 84 exilés refoulés à demi-nus vers la Turquie

19 avril - 11h50 : Quelque 84 exilés ont été refoulés par les garde-frontières bulgares vers la Turquie, a indiqué une source de sécurité au média turc en ligne Daily Sabbah, dimanche 17 avril. Les migrants ont été retrouvés par la gendarmerie turque à demi-nus, dans la province frontalière turque de Kırklareli. Quand ils ont été découverts, les exilés – originaire d’Afghanistan, du Maroc, de Syrie et d’Iran - tentaient de se couvrir avec des sacs pour se protéger du froid. Les exilés ont déclaré être entrés en Bulgarie par la Grèce. Ils ont été arrêtés par la police bulgare et refoulés vers la Turquie. Leurs affaires personnelles ont été volées.

Ce n’est pas la première fois que des exilés sont retrouvés dénudés par les autorités turques. En juillet 2021, douze personnes avaient été découvertes complètement nues par la Turquie, dans la province frontalière d’Edirne. Assis à même la terre, le groupe tentaient, bras croisés sur la poitrine ou brins d’herbes déposés sur leurs parties génitales, de cacher leurs corps. Si ces pratiques sont choquantes, elles sont pourtant relativement courantes en Grèce. De nombreux cas ont été rapportés aux organisations de défense des droits humains et aux ONG présentes sur place.

26 réfugiés arrêtés à bord d’une barque entre Serbie et Bosnie-Herzégovine

15 avril - 14h40 : La police des frontières de Zvornik (Bosnie-Herzégovine) a arrêté ce samedi matin une barque qui dérivait de Serbie. A son bord, 26 exilés, dont 20 ressortissants indiens, trois Pakistanais, un Ghanéen, un Zambien et un Tunisien. Le passeur supposé, lui-même afghan, a été placé en détention.

2000 demandeurs d’asile emprisonnés en Grèce

15 avril - 14h20 : En Grèce, près de 2000 demandeurs d’asile croupissent en prison pour trafic illégal de migrants. Ils ont écopé de lourdes peines après avoir été reconnus coupables d’avoir conduit les canots dans lesquels ils se trouvaient. Les exilés condamnés pour ces faits représentent la deuxième plus grande catégorie de détenus en Grèce. Les ONG dénoncent des procès à charge, visant à dissuader ceux qui seraient tenter de venir sur les îles grecques en traversant la mer Égée depuis la Turquie.

Grèce : la police se sert des exilés pour refouler d’autres migrants

10 avril - 15h : C’est un nouveau document accablant pour les autorités grecques sur la pratique de refoulements de demandeurs d’asile à la frontière entre la Grèce et la Turquie. Human Rights Watch (HRW) a publi&, jeudi 7 avril, un rapport dans lequel l’ONG établit qu’Athènes a demandé à des demandeurs d’asile d’en refouler d’autres, à la frontière terrestre entre la Grèce et la Turquie, dans la région de l’Evros. L’ONG a collecté plusieurs témoignages. Les exilés chargés des refoulements ont affirmé devoir collaborer plusieurs mois avec la police grecque en échange d’une éventuelle autorisation de séjour dans le pays.

Entre novembre 2021 et mars 2022, HRW a interrogé par téléphone 23 demandeurs d’asile ayant été refoulés à la frontière gréco-turque, entre septembre 2021 et mars 2022. Zayan, un ancien officier de l’armée afghane de 28 ans, a témoigné avoir eu, fin décembre, une conversation en pachto avec un Pakistanais qui pilotait le bateau qui le ramenait en Turquie. « Le conducteur du bateau [m’a dit] : ’Nous faisons ce travail pendant trois mois et ensuite ils [les Grecs, ndlr] nous donnent un document de trois pages. Avec ce [document], nous pouvons circuler librement à l’intérieur de la Grèce et ensuite nous pouvons obtenir un billet pour un autre pays’ ».

Un autre Afghan, Morad, a affirmé à HRW que, lors de son expulsion vers la Turquie sur le fleuve Evros, deux Afghans et deux Pakistanais étaient présents. « Les deux Afghans nous ont fait traverser en bateau et j’ai eu une conversation avec l’un d’eux [...] Il a dit que les policiers grecs l’avaient choisi, avec d’autres, parmi les migrants, et qu’ils les utilisaient pour faire traverser la rivière aux migrants parce qu’ils ne voulaient pas être directement impliqués dans le renvoi des personnes en Turquie. »

Bill Frelick, directeur du programme sur le droit des réfugiés à HRW, souligne que le comportement de la police grecque à la frontière relève directement du gouvernement grec. « L’utilisation d’intermédiaires pour accomplir ces actes illégaux ne lui enlève aucune responsabilité. »

Slovénie : les demandeurs d’asile dénoncent des doubles standards

9 avril - 18h : Les demandeurs d’asile hébergés dans les centres pour étrangers de Kotnikova et de Vič à Ljubljana ont adressé une lettre aux autorités, exprimant leur surprise quant à la rapidité avec laquelle celles-ci ont réussi à trouver des logements, de nouveaux lits et de la nourriture de qualité pour les réfugiés d’Ukraine. La Slovénie s’efforce même de fournir à ces réfugiés un accès immédiat à un permis de travail, et ils sont autorisés à résider en dehors des centres pour étrangers.

Les pétitionnaires notent que leur expérience avec le système d’asile slovène est assez différente puisque les demandeurs d’asile d’autres pays sont confrontés à des conditions de vie problématiques, confrontés à des installations infestées de punaises de lit et souvent surpeuplées et inhabitables. Ils soulignent que ces mauvaises conditions de vie sont d’autant plus inacceptables que pas moins de 200 millions d’euros du fonds « Asile, migration et intégration » n’ont pas été dépensés.

Toujours plus de pushbacks de Hongrie vers la Serbie

8 avril - 19h : Au cours de la dernière semaine, la police hongroise a refoulé plus de 2000 personnes vers la Serbie - des ressortissants d’Afghanistan, du Pakistan, de Syrie, des pays du Maghreb et d’Afrique.

34 personnes coincées sur un îlot de l’Evros, entre Grèce et Turquie

3 avril - 17h : Pendant plus de 48 heures, 34 migrants sont restés bloqués sur une petite île au milieu du fleuve Evros, à la frontière entre la Turquie et la Grèce, les deux pays se rejetant la responsabilité de leur prise en charge. Parmi ces personnes, se trouvaient quatre femmes, dont une enceinte, et six enfants de moins de dix ans, signalent Alarm Phone et Border Violence Monitoring Network (BVMN), dans un communiqué commun paru le 31 mars. « Ils ont très froid la nuit et craignent que la pluie arrive. Ils nous rapportent que leurs réserves d’eau et de nourriture sont épuisées au point. »

Alarm Phone et BVMN assurent avoir prévenu, dès le 30 mars, les autorités grecques, l’agence Frontex, ainsi que le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations Unies (UNHCR). Mais aucune évacuation ni forme d’assistance n’a été engagée. Frontex a confirmé avoir reçu l’appel de détresse, mais « n’a fait que le transférer aux autorités grecques », pointent les deux organisations. À leurs yeux, « une fois encore, Frontex reste inactif et met des vies en danger ».

C’est finalement une décision de la Cour Européenne des droits de l’Homme qui a permis une évacuation, vendredi.

Bosnie-Herzégovine : la police découvre 46 exilés dans des squats près de Bihać

30 mars - 23h50 : La police a découvert le 29 mars 46 exilés originaires d’Afghanistan et du Pakistan qui squattaient des bâtiments abandonnés dans les villages de Žegar, Vedro polje et Bakšaiš, près de Bihać, dans le nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine. Ils ont été transférés dans le centre d’accueil de LIpa.

Toujours très peu d’exilés en Bosnie-Herzégovine

27 mars - 16h : Le nombre d’exilés présents en Bosnie-Herzégovine reste faible, selon le dernier rapport de l’Organisation internationale des migrations (OIM). 385 exilés vivent actuellement en dehors des Centres d’accueil temporaires de Bosnie-Herzégovine. Leur nombre est resté faible, en partie à cause de la saison hivernale. De nombreux emplacements qui étaient auparavant utilisés par les migrants sont restés vides cet hiver. La majorité des personnes résidant en-dehors des centres d’accueil viennent d’Afghanistan (36%) et du Pakistan (24 %).

5000 réfugiés ukrainiens au Monténégro

26 mars - 12h15 : Au moins 7000 réfugiés ukrainiens sont arrivés au Monténégro depuis le début de la guerre, dont 2000 sont repartis pour une autre destination. 5000 personnes résideraient donc dans le petit pays, principalement dans les villes côtières comme Budva, où beaucoup de personnes proposent gratuitement des chambres ou des logements.

La Grèce ouvre ses portes aux Ukrainiens, pas aux autres

25 mars - 19h45 : La Grèce accueille déjà 13 000 réfugiés ukrainiens, et le ministre des Migrations, Notis Mitarakis, a déclaré devant le Parlement que le pays pouvait en accueillir davantage. 15 000 places d’hébergement seraient disponibles. « Nous avons créé un centre d’accueil à Promachonas, le point d’entrée principal et la Grèce dispose de plusieurs structures d’accueil prêtes à accueillir les Ukrainiens », a déclaré le ministre. Le ministère va créer une plateforme de pré-enregistrement électronique qui sera opérationnelle dès le 28 mars pour permettre à tous les bénéficiaires potentiels de transférer leurs données de base et de recevoir un rendez-vous personnalisé dans les Bureaux du Service d’Asile.

Les organisations de défense des droits saluent cet empressement gouvernemental, mais s’étonne que les réfugiés originaires d’autres régions du monde n’en aient jamais bénéficié. Au contraire, la Grèce fait l’objet de nombreuses accusations pour des pushbacks très violents.

Serbie : pour les Afghans, violences quotidiennes à Subotica

25 mars - 15h : Les réfugiés afghans, souvent âgés de 17 à 22 ans, qui vivent dans des squats à Subotica, signalent des violences quotidiennes qui incluent des coups de feu et l’utilisation de matraques, l’extorsion d’argent et la destruction de téléphones. Lorsque ces personnes demandent un hébergement dans les camps, l’accès leur est généralement refusé.

De Roumanie en Serbie, 25 pushbacks en une journée

24 mars - 14h30 : En une seule journée, 25 personnes originaires du Bangladesh, de l’Inde et du Pakistan ont été repoussées vers la Serbie par la police roumaine, au niveau du village de Majdan, après les avoir battu avec des matraques et avoir brisé leurs téléphones.

Bosnie-Herzégovine : va-et-vient de réfugiés ukrainiens

24 mars - 13h45 : Selon les données de la police des frontières, 1787 ressortissants ukrainiens ont pénétré en Bosnie-Herzégovine durant les deux premières semaines de mars, tandis que 1047 quittaient le pays. Arrivés au début de la guerre, certains Ukrainiens s’inquiètent de devoir quitter le pays, où ils ne peuvent séjourner que 30 jours, faute d’avoir reçu le statut de réfugiés.

« C’est comme ça tous les jours : un famille arrive, une autre s’en va », explique Andrija Stojić, responsable de la Croix-Rouge à Čitluk, en Herzégovine. C’est néanmoins dans la bourgade voisine de Međugorje, connu pour son sanctuaire marial, que se trouve la plus grande concentration de réfugiés ukrainiens, avec 206 personnes enregistrées à ce jour.

Accueil sélectif aux frontières européennes : du racisme des politiques migratoires

22 mars - 17h45 : Aujourd’hui l’UE fait pour les exilé⋅e⋅s Ukrainien⋅ne⋅s ce qu’elle a longtemps prétendu impossible : permettre la mobilité des personnes en quête de refuge et la reconnaissance de leurs droits plutôt que de chercher à les bloquer à tout prix. Cette brèche ouverte avec la mobilisation exceptionnelle dont font preuve aujourd’hui les Etats membres démontre que, contrairement à ce qu’elle a toujours dit, l’UE a la capacité d’accueillir un très grand nombre d’exilé⋅e⋅s. Le réseau Migreurop réclame que cet élan de solidarité et d’accueil soit étendu à toutes les personnes quelles que soient l’origine, la nationalité, la couleur de la peau, la classe, etc.

Retrouvez le communiqué de Migreurop.

Droits garantis pour les réfugiés ukrainiens en Serbie

22 mars - 14h30 : Les organisations de défense des demandeurs d’asile saluent une victoire. Sur la base d’un décret entré en vigueur le 18 mars 2022, les réfugiés d’Ukraine en Serbie auront des droits légalement garantis : rester pendant la période de protection temporaire, obtenir un document confirmant leur statut, le droit de résidence, soins de santé, accès au marché du travail.

Ils bénéficieront également de la gratuité de l’enseignement primaire et secondaire, du droit à l’assistance judiciaire dans les conditions prescrites pour les demandeurs d’asile, du droit à la liberté de religion, d’un hébergement collectif dans des structures désignées à cet effet et d’un hébergement approprié pour les personnes particulièrement vulnérables.

Refoulé de Grèce, un Syrien réclame 500 000 euros à Frontex

19 mars - 15h : Un Syrien, qui dit avoir été refoulé par les autorités grecques le 28 avril 2020 avant d’être abandonné en mer, a déposé un recours devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) contre l’agence de protection des frontières Frontex, qu’il accuse de complicité. Le requérant, Alaa Hamoudi, réclame 500 000 euros d’indemnisation.

Le jour des faits, il est arrivé avec une vingtaine d’autres demandeurs d’asile sur l’île de Samos, en Grèce, avant d’être renvoyés par les autorités sur un canot pneumatique surchargé. Ils ont alors été abandonnés en mer pendant 17 heures, « tandis qu’un avion de Frontex surveillait la situation », puis ils ont été repoussés vers la Turquie, où le requérant vit désormais. Le recours devant la CJUE a été déposé le 10 mars dernier.

Un photographe norvégien arrêté en Grèce

19 mars - 19h15 : Un photographe, investi dans l’aide aux migrants et critique des retours brutaux en mer effectués par les autorités, a été interpellé dans l’île de Lesbos ce vendredi au prétexte d’avoir photographié des navires des garde-côtes grecs.

Comme l’a révélé le site grec TVXS, Knut Bry prenait des photos sur le port de Mytilène, mercredi, quand il a été arrêté. Selon le service des garde-côtes, son appareil contenait de nombreux clichés d’embarcations des garde-côtes et de la marine. Leur porte-parole a même affirmé que l’homme « était sur le quai et surveillait les mouvements des navires ». De son côté, l’avocat de l’accusé relativise : « dans son appareil, la police a retrouvé une photo d’un navire des garde-côtes quittant le port. » Selon plusieurs sources, le photographe était en train de préparer un nouveau livre sur l’île.

Frontex va se déployer en Moldavie

19 mars - 19h : L’UE a donné son feu vert à un déploiement de l’agence Frontex en Moldavie, afin d’aider les garde-frontières débordés par l’afflux de réfugiés arrivant d’Ukraine. Jeudi 17 mars, l’Union européenne a signé un accord avec la Moldavie permettant à son agence de contrôle des frontières, Frontex, de prêter main forte à ce pays.

Face à l’afflux de personnes fuyant la guerre en Ukraine, l’Europe s’organise pour venir en aide à la Moldavie. D’autres pays, comme la Norvège, se sont engagés à accueillir des réfugiés présents en Moldavie.

De plus en plus de Cubains sur la route des Balkans

17 mars - 16h50 : Les premiers Cubains sont arrivés en Bosnie-Herzégovine en 2016, mais ils sont de plus en plus nombreux sur la route des Balkans, explique Silvia Maraone de l’Istituto Pace Sviluppo Innovazione des ACLI italiennes (IPSIA). « Leur objectif est généralement d’aller en Espagne, mais beaucoup finissent par demander l’asile en Serbie ou en Croatie. » Les Cubains peuvent en effet se rendre sans visa en Russie, Moldavie, Serbie, Macédoine du Nord et Monténégro : avant la guerre en Ukraine, beaucoup voyageaient donc de La Havane à Moscou, puis Belgrade, avant de prendre la route. « Il s’agit souvent de couples avec un ou deux enfants », poursuit Silvia Maraone, citée par l’Osservatorio Balcani e Caucaso, mais souvent ils ne se rendaient pas compte des difficultés physiques à endurer ni du niveau de violence lors du passage des frontières. »

460 000 réfugiés ukrainiens sont entrés en Roumanie

17 mars - 14h30 : 460 000 réfugiés ukrainiens ont pénétré en Roumanie, dont 130 000 sont restés. Les autres ont poursuivi leur route vers un pays tiers, notamment la Bulgarie voisine.

Croatie : plus de 900 réfugiés ukrainiens en Istrie

17 mars - 11h45 : 921 réfugiés ukrainiens sont actuellement comptabilisés en Istrie. Une cinquantaine sont arrivés hier. Ils sont logés dans des maisons privées, et le comité régional de la Croix Rouge a lancé un appel aux dons et à la solidarité.

Quel statut pour les réfugiés ukrainiens en Serbie ?

16 mars - 18h30 : Plus de 2000 réfugiés ukrainiens sont déjà arrivés en Serbie, mais ils n’ont pas de statut légal et ne peuvent donc résider dans le pays que 90 jours au maximum. Le réseau Azil u Srbiji demande au gouvernement de leur accorder le statut de réfugiés à titre temporaire.

Bosnie-Herzégovine : les Ukrainiens n’ont pas le statut de réfugiés

15 mars - 17h30 : Les Ukrainiens qui arrivent en Bosnie-Herzégovine n’ont pas le statut de réfugiés, a rappelé la ministre des Affaires civiles, Ankica Gudeljević. En tant qu’étranger, ils ne peuvent donc rester que 30 jours dans le pays. La ministre a engagé une procédure pour que le statut de réfugiés leur soit accordé, mais sans obtenir, à ce jour, de réponse de son collègue en charge de la Sécurité.

6500 réfugiés ukrainiens en Croatie

15 mars - 14h30 : 6448 réfugiés ukrainiens sont arrivés en Croatie, selon les données indiquées mardi par la porte-parole de la Croix-Rouge croate, Katarina Zorić. La majorité sont logés chez des particuliers, mais certains aussi dans des centres collectifs, notamment au motel Plitvice, près de Zagreb. Selon la communauté ukrainienne de Croatie, impliquée dans l’accueil, même si le nombre de réfugiés continuent régulièrement à croître, aucun problème majeur ne se pose pour le moment.

Des volleyeuses de la région d’Odessa trouvent refuge à Mostar

12 mars - 11h30 : Des volleyeuses originaires de différentes villes de la région de la mer Noire, qui s’entraînent au volley club Balta, dans la petite ville du même nom, proche d’Odessa, sont arrivées à Mostar à l’invitation du Volley club étudiant de Mostar. Celui-ci est prêt à fournir toutes les conditions nécessaires aux volleyeuses ukrainiennes pour leur entraînement, mais aussi des tournois amicaux et des matchs. Les athlètes ukrainiennes reçoivent déjà des offres d’emploi à Mostar. Le club de Mostar affirme que son objectif est de fournir aux sportives ukrainiennes une adaptation psychologique, de leur proposer le plus d’activités possibles, « afin qu’elles puissent avoir une vie quotidienne heureuse ». (Lire le reportage de Radio Slobodna Evropa).

Un peu plus de 1000 réfugiés ukrainiens en Serbie

11 mars - 16h : Selon les dernières données officielles du Commissariat serbe pour les réfugiés, 6784 ressortissants ukrainiens ont pénétré en Serbie entre le 25 février et le 9 mars. 5721 sont repartis vers un pays tiers. Les 1063 personnes restées en Serbie sont principalement logées chez des amis ou des parents, mais douze femmes et enfants sont installées dans le Centre d’accueil pour réfugiés de Vranje. Les Centres d’accueil de Serbie hébergent actuellement 3735 exilés d’Afrique ou du Moyen Orient.

Le Kosovo accueillera 20 journalistes ukrainiens

3 mars - 11h : Le Kosovo prévoit d’héberger prochainement vingt journalistes ukrainiens contraints de quitter leur pays suite à l’invasion russe, selon un document gouvernemental consulté par Reuters. La priorité sera donnée aux femmes journalistes qui seront choisies par la Fédération européenne des journalistes (FEJ) et le Centre européen pour la liberté de la presse et des médias (ECPMF).

Le gouvernement a aussi annoncé une aide de 150 000 euros pour payer leurs salaires et leurs bureaux pendant une période pouvant aller jusqu’à six mois, afin de leur permettre de travailler à distance. L’Ukraine ne reconnaît pas l’indépendance du Kosovo, mais elle dispose de 40 soldats basés dans ce petit pays, dans le cadre d’une mission de l’OTAN.


Bosnie-Herzégovine : les premiers réfugiés arrivent d’Ukraine

2 mars - 16h : Selon les médias Radio Sarajevo et N1, une première famille ayant fui les bombardements en Ukraine est arrivée à Međugorje près de Mostar. Ils ont dû abandonner leur maison, leur travail et leurs proches. Ils étaient déjà venus en visite l’an dernier et prévoient d’y rester au moins un mois, selon l’évolution de la situation.

D’autres pays d’Europe du Sud-Est ont également accueilli leurs premiers réfugiés d’Ukraine. Lundi, environ 300 personnes sont arrivées en Serbie et selon les autorités serbes, un plus grand nombre serait déjà présent au Monténégro et en Croatie.


Grèce : six corps retrouvés au large de Lesbos

1er mars - 8h30 : Six corps lavés par la mer ont été retrouvés tôt ce mardi 1er mars devant l’usine PPC Epano Skala, près de Mytilène, sur l’île de Lesbos. Selon les premières indications, il s’agit de réfugiés qui se sont noyés dans une épave avec laquelle ils tentaient de rejoindre la côte.

Les premiers réfugiés ukrainiens arrivent en Serbie

28 février - 13h : Le directeur du Centre de protection et d’assistance aux demandeurs d’asile, Radoš Đurović, a annoncé que les premiers réfugiés ukrainiens commençaient à arriver en Serbie. « Ils nous contactent et nous les envoyons à la police aux frontières pour les enregistrer », a-t-il déclaré.

Il a ajouté qu’environ 600 000 réfugiés ukrainiens étaient attendus en Hongrie et que le nombre de réfugiés qui viendraient en Serbie dépendait des autorités hongroises. « Si elles en arrivent au stade où elles ne peuvent pas accepter ces réfugiés, je suppose qu’un nombre important de personnes viendront vers nous. D’autant plus que les Ukrainiens considèrent la Serbie comme un pays ami », a indiqué Radoš Đurović.

La Slovénie se dit prête à accueillir jusqu’à 200 000 réfugiés d’Ukraine

28 février - 13h : En visite à Bruxelles, le ministre de l’Intérieur slovène Aleš Hojs a annoncé que la Slovénie pourrait accueillir jusqu’à 200 000 réfugiés ukrainiens. L’estimation vient de l’expérience des guerres yougoslaves au début des années 1990, lorsque la Slovénie a accueilli plus de 300 000 réfugiés des pays voisins. Le chiffre a aussitôt fait bondir le Président slovène Janez Janša qui met en garde contre les conséquences d’un effet domino touchant les pays voisins de la Russie.

L’UNHCR s’inquiète de la situation sur les frontières européennes

21 février - 18h : Dans une déclaration rendue publique lundi, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, exprime son inquiétude. En effet, le HCR se dit « profondément préoccupé par le nombre croissant d’incidents violents et de violations graves des droits humains dont sont victimes des réfugiés et des migrants à diverses frontières européennes, certains ayant entraîné des pertes tragiques en vies humaines.

Des actes de violence, des mauvais traitements et des renvois sont encore régulièrement signalés à de multiples points d’entrée terrestres et maritimes, à l’intérieur et à l’extérieur des frontières de l’Union européenne (UE), malgré des appels répétés à mettre fin à ces pratiques de la part des agences des Nations Unies, notamment le HCR, des organisations intergouvernementales et des ONG. »

Le HCR évoque « les témoignages récurrents et concordants provenant des frontières terrestres et maritimes entre la Grèce et la Turquie, où le HCR a enregistré le signalement de près de 540 incidents en lien avec des renvois informels par la Grèce depuis le début de l’année 2020. Des incidents préoccupants sont également signalés en Europe centrale et du Sud-Est aux frontières avec des États membres de l’UE. »

Serbie : la police enferme des réfugiés dans une camionnette

20 février - 16h30 : Alexander Mendes, originaire de Guinée-Bissau, a pu indiquer à la télévision N1 qu’il était détenu depuis samedi soir dans une camionnette garée devant le commissariat de police de Šabac, en compagnie d’une douzaine d’autres réfugiés.

Selon son témoignage, il a quitté le camp d’asile de Krnjača à Belgrade, en raison de très mauvaises conditions et de son état de santé, pour se rendre en Bosnie-Herzégovine. Sur la frontière, la police locale les a arrêtés et renvoyés côté serbe. Un chauffeur les a pris dans son véhicule pour les transporter jusqu’à la ville la plus proche, mais ils ont ensuite rencontré la police et le chauffeur les a jetés dehors.

La police les a arrêtés, pour les enfermer dans une camionnette vers 10 heures du soir, et depuis, ils ne leur ont pas donné à manger ni à boire, ni ne les ont laissés aller aux toilettes. Selon lui, il y a une femme avec eux. « Ils nous ont arrêtés, battus, jetés à terre, nous ont gardés comme ça pendant près de deux heures, puis ils nous ont emmenés à la police des frontières, ils nous ont fouillés, mais ils n’ont rien trouvé. »

Route des Balkans : Frontex mise sur la technologie

20 février - 15h15 : Selon une enquête du magazine italien Altreconomia, Frontex, expérimente de nouveaux systèmes de surveillance le long de la route des Balkans, où plus de 60 000 « franchissements irréguliers des frontières » ont été enregistrés en 2021. Frontex investirait dans les données biométriques, y compris les empreintes digitales 3D, ainsi que dans la technologie de reconnaissance de l’iris et du visage. Des données de ce type sont déjà saisies dans le système de base de données biométrique de l’UE pour les demandeurs d’asile, Eurodac.

En mai 2021, l’agence avait annoncé qu’elle avait testé un système numérique à la frontière bulgaro-turque et à la frontière espagnole avec le Royaume-Uni à Gibraltar. Ce système EES « enregistre les voyageurs en provenance de pays non membres de l’UE - à la fois les titulaires d’un visa de court séjour et les voyageurs exemptés de visa, chaque fois qu’ils franchissent une frontière extérieure de l’UE. Il enregistre le nom du voyageur, le document de voyage, les données biométriques (empreintes digitales et image faciale ) et la date et le lieu d’entrée ou de sortie, dans le plein respect des droits fondamentaux et de la protection des données. »

Aujourd’hui, grâce à des financements européens, des candidats à l’adhésion à l’UE comme la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, l’Albanie, la Macédoine du Nord et le Monténégro travaillent sur des systèmes compatibles avec Eurodac, afin qu’eux aussi puissent introduire des données dans le système mère, qui n’est, à ce jour, disponible qu’aux États membres de l’UE.

Grèce : décès d’une des « mamies de Lesbos »

18 février - 18h30 : Efstratia Mavrapidi était l’un des trois « mamies de Lesbos », devenues des symboles de la solidarité des insulaires locaux de la mer Égée avec les réfugiés et les migrants au plus fort de la crise des réfugiés en 2015. Elle est décédée le 15 février à l’âge de 96 ans. La présidente de la République, Katerina Sakellaropoulou, a salué la mémoire d’une « personne simple, douce et profondément humaine ».

Les photographies de ces trois femmes aidant une jeune mère et donnant le biberon à son bébé sur la plage après leur périlleux voyage leur ont valu le surnom de « mamies Lesbos ». Elles avaient été nominées pour un prix Nobel de la paix.

Serbie : une centaine de réfugiés à l’extérieur du camp d’Obrenovac

18 février - 18h : Une centaine de réfugiés afghans et pakistanais dorment à l’extérieur du camp d’Obrenovac, faute de place. Les personnes hébergées dans le centre, quant à elles, dénoncent des conditions d’hygiène insuffisantes, un manque d’eau chaude, la surpopulation.

La vérité sur la mort de migrants repoussés par les garde-cotes grecs

17 février - 20h50 : Un demandeur d’asile parti de Turquie accuse les gardes-côtes grecs d’avoir jeté à l’eau deux de ses compagnons, qui sont morts noyés. Au terme de plusieurs mois d’enquête, plusieurs médias européens, dont Der Spiegel, The Guardian et Mediapart ont reconstitué le fil des événements. Les gardes-côtes grecs nient toute pratique illégale.

Frontex veut aider Chypre à renvoyer les réfugiés

17 février - 14h : Le chef de la mission européenne Frontex, Fabrice Leggeri, a déclaré mercredi ; après des entretiens avec le ministre chypriote de l’Intérieur, Nicos Nouris, que la petite nation insulaire était confrontée à un « défi extraordinaire » qui nécessite un « soutien extraordinaire » de Frontex face à l’augmentation des arrivées de migrants. 85% de ceux-ci proviendraient de la zone turque de Chypre du Nord.

Fabrice Leggeri a indiqué que Frontex pouvait faire venir des agents consulaires de pays tiers pour confirmer l’identité des migrants et obtenir l’autorisation de les rapatrier, et que l’agence pouvait également organiser des vols directement depuis Chypre ou avec l’aide d’autres membres de l’UE.

Les gardes-côtes turcs récupèrent 52 réfugiés refoulés de Grèce

16 février - 8h55 : Les garde-côtes turcs ont secouru 52 réfugiés au large des côtes de la province d’Izmir après avoir été repoussés par les autorités côtières grecques dans des radeaux de sauvetage au large des districts de Dikili, Seferihisar, Foça et Çeşme.

La Turquie et des groupes de défense des droits de l’homme ont souvent condamné la pratique illégale de la Grèce consistant à repousser les demandeurs d’asile, car elle viole les valeurs humanitaires et le droit international en mettant en danger la vie de migrants vulnérables, y compris des femmes et des enfants.

Macédoine du nord : 16 réfugiés arrêtés sur une nouvelle route

13 février - 19h45 : Un groupe de seize réfugiés indiens a été arrêté par la police en Macédoine du Nord, dans la ville méridionale de Bogdanci, près de la frontière grecque, et emmenés dans un refuge, selon l’agence de presse AP. Trois hommes pakistanais âgés de 21 à 31 ans qui voyageaient avec les migrants indiens ont été arrêtés pour trafic, mais aucun autre détail n’a été connu.

Désormais, au lieu de traverser la Grèce vers la Macédoine du Nord et de là vers la Serbie, les passeurs utiliseraient de nouvelles routes pour éviter des contrôles accrus aux frontières et les restrictions de voyage liées à la pandémie. Selon AP, ces derniers mois, des migrants venus d’aussi loin que Cuba ont voyagé vers le sud depuis la Serbie, à travers la Macédoine du Nord et la Grèce, et non l’inverse.

La police arrête un « camion de l’horreur » en Autriche

13 février - 18h50 : La police autrichienne a annoncé avoir découvert, le mois dernier, huit migrants cachés sous un camion dans des conditions extrêmement dangereuses au sud-est de Vienne. Ils étaient entassés à l’intérieur d’une caisse de palettes, attachée sous un camion. Certains étaient en état d’hypothermie, d’autres avaient perdu connaissance en raison des gaz du pot d’échappement.

Les migrants, originaires de Turquie, avaient fait le passage depuis la Roumanie jusqu’en Autriche via la Hongrie dans ces conditions, a rapporté la police.

Le conducteur du camion, un Turc de 39 ans, a été arrêté avec un complice. Un autre complice présumé, Turc aussi, âgé de 56 ans, a quant à lui été arrêté vendredi 4 février dans la ville de Graz, en Autriche, où il réside, toujours selon la police. Le conducteur a avoué avoir transporter jusqu’à 40 migrants en Autriche lors de huit voyages différents. Chaque passager a dû payer entre 15 000 et 16 000 euros pour ce passage périlleux.

Depuis Bari, Frontex contrôle le Détroit d’Otrante

11 février - 16h20 : Depuis Bari, Frontex contrôle le Détroit d’Otrante, ainsi que les côtes de l’Albanie et du Monténégro.

Grèce : trois corps décomposés retrouvés en mer Egée

8 février - 22h40 : Les corps de deux hommes et d’une femme ont été découverts lundi par les garde-côtes grecs. Les morts seraient des migrants qui voyageaient sur des bateaux qui ont chaviré fin décembre. Au moins 30 personnes sont mortes, quand des bateaux de migrants espérant voyager de la Turquie vers l’Italie ont chaviré en mer Égée, non loin de Folgeandros, de Paros et de la Crète.

Le corps d’un jeune enfant avait été retrouvé au large de l’île de Naxos le 9 janvier, plus de deux semaines après une série d’incidents, a rapporté l’agence de presse Associated Press (AP). Quelques jours plus tôt, quatre autres corps avaient également été retrouvés au large de l’île de Naxos et de Paros. Celles-ci appartenaient à un homme, une femme et deux préadolescentes, a rapporté AP. Les autorités grecques « présument » qu’il s’agit de migrants « qui n’avaient pas été retrouvés après le naufrage de leurs bateaux fin décembre », rapporte dpa.

Grèce : violente manifestation contre la construction d’un nouveau camp sur l’île de Lesbos

8 février - 19h35 : La police a procédé à cinq interpellations sur l’île grecque de Lesbos où des violences ont éclaté lors d’une manifestation contre le projet de construction d’un nouveau camp de réfugiés. Après une marche pacifique vers le site sous une pluie battante la veille, un petit groupe de manifestants a mis le feu à des engins de terrassement utilisés par un entrepreneur privé qui a commencé les travaux sur ce projet d’un coût de 87,5 millions d’euros (100 millions de dollars).

Le site de Plati, à 30 kilomètres au nord de la capitale de l’île, Mytilène, devrait être achevé d’ici septembre et abriter jusqu’à 3000 migrants et demandeurs d’asile.

Lesvos était le point d’entrée le plus actif dans l’Union européenne en 2015-2016 lorsque des centaines de milliers de réfugiés des guerres en Syrie, en Irak et ailleurs ont traversé vers l’ouest depuis la Turquie. Le camp extrêmement surpeuplé à Moria, plus au sud de l’île, a été détruit dans un incendie en 2020, ses habitants étant désormais hébergés dans des installations temporaires.

L’Union européenne finance de nouveaux camps en cours de construction sur cinq îles grecques qui font face à la côte turque. La liberté de mouvement est restreinte sur les nouveaux sites, suscitant les critiques des groupes de défense des droits de l’homme. Les autorités locales de Lesbos soutiennent les manifestations et ont menacé de défier le gouvernement devant les tribunaux pour tenter d’arrêter le projet.

Plus de 60 000 réfugiés ont transité par la Serbie en 2021

7 février - 14h : Environ 200 000 passages illégaux ont été enregistrés dans les pays de l’Union européenne l’année dernière. Selon Frontex et la Commission pour les réfugiés, plus de 60 000 réfugiés et migrants sont passés par la Serbie. Sur les treize centres d’accueil que compte le pays, six sont inactifs.

La Serbie renvoie des centaines de réfugiés dans les camps

6 février - 13h : La police serbe a arrêté plusieurs centaines de réfugiés qui squattaient dans les villes de Kikinda, Sombor et Subotica, dans le nord du pays, et elle les a conduit dans des centres d’accueil, où ils devraient, selon la police, disposer de meilleures conditions de vie. « La Serbie ne sera pas un parking pour les migrants », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Aleksandar Vulin, qui explique que l’action de la police se concentre contre les bande sde trafiquants.

Des patrouilles du Groupe de Visegrád sur la frontière serbo-hongroise

6 février - 18h30 : 40 policiers de République tchèque ont été déployés pour patrouiller avec la police hongroise, le long de la frontière avec la Serbie, dans le cadre du partenariat du Groupe de Visegrád - V4. Le vice-chef de la police du comté de Csongrád-Csanád, Jenő Szilasi Horváth, a déclaré que le contingent tchèque avait apporté une aide importante à la Hongrie afin de protéger la frontière Schengen. En deux mois de mission, le précédent contingent envoyé par la République tchèque aurait aidé à arrêter plus de 6000 migrants illégaux.

12 réfugiés morts de froid, sur la frontière entre Grèce et Turquie

6 février - 14h30 : Les autorités turques ont retrouvé les corps de douze réfugiés morts de froid, a déclaré mercredi le ministre de l’Intérieur Süleyman Soylu, accusant les gardes grecs de les avoir forcé à traverser la frontière sans chaussures.

La Grèce a souvent démenti les affirmations turques selon lesquelles ses forces repoussent les migrants vers la Turquie ou coulent des bateaux de migrants en mer. Le ministre grec des Migrations, Panagiótis Mitarákis, a qualifié mercredi les déclarations de Süleyman Soylu de « fausse propagande », affirmant que la Turquie devait faire davantage pour empêcher les migrants de partir.

Süleyman Sojlu a précisé sur Twitter que les douze morts faisaient partie d’un groupe plus important de 22 migrants dont les chaussures et les vêtements avaient été confisqués par le gardes frontière grecques. Il n’a pas précisé la nationalité. « Ces migrants n’ont jamais atteint la frontière grecque », a assuré Panagiótis Mitarákis dans un communiqué.

Grèce : 28 réfugiés secourus sur un îlot de l’Evros

1er février 2022 - 18h40 : 28 réfugiés pris au piège depuis dimanche soir par des températures glaciales sur un îlot de la rivière Evros, dans la région frontalière du nord-est de la Grèce ont été secourus ce mardi 1er février par des équipes grecques. L’opération de sauvetage a été montée par dix pompiers et des membres de la 4e équipe de sauvetage EMAK qui ont transporté les réfugiés au siège de la police d’Orestiada. Selon les pompiers, le groupe était composé de 21 hommes, deux femmes et cinq enfants - pour la plupart des Syriens.

Bosnie-Herzégovine : deux personnes arrêtées pour exploitation sexuelle de migrants mineurs

27 janvier 2022 - 17h15 : Deux ressortissants pakistanais ont été arrêtés par la police des frontières et le Service des étrangers de Bosnie-Herzégovine. Ils sont accusés de s’être livré à la traite des êtres humains à l’encontre de mineurs hébergés dans le centre d’accueil de Blažuj, près de Sarajevo. « Des victimes ont été identifiées, des mineurs en migration qui résident en Bosnie-Herzégovine et qui sont particulièrement menacés en raison de la situation dans laquelle ils se trouvent, et ont été placés dans des établissements appropriés, où leur sera fournie une protection adéquate », a annoncé jeudi 27 janvier le Parquet de Bosnie-Herzégovine.

Serbie : des conditions de vie inhumaines dans le camp de Sombor

24 janvier 2022 - 19h40 : Plus de 500 personnes, principalement originaires de Syrie, sont actuellement logées dans le camp de Sombor, dans des conditions indignes : sanitaires dans un état déplorable, pas d’eau chaude, seulement deux heures de chauffage par jour... Le témoignage du réseau Azil u Srbiji - Asylum Protection in Serbia.

Deux fois plus de passages en 2021 sur la « route des Balkans »

18 janvier 2022 - 8h30 : Selon son dernier rapport, l’agence européenne Frontex a enregistré plus de 60 000 passages clandestins des frontières tout au long de la « route des Balkans » en 2021, soit deux fois plus que l’année précédente, ramenant l’activité sur cette route au niveau d’avant la pandémie.

Grèce : Valérie Pécresse s’émerveille des camps fermés

16 janvier 2022 - 18h45 : Pour son deuxième déplacement à l’étranger depuis son investiture par le parti Les Républicains pour la présidentielle française, Valérie Pécresse s’est rendue en Grèce, pour louer les résultats d’Athènes en matière de lutte contre l’immigration et rappeler qu’elle ne voulait pas d’une « Europe passoire ». Accompagnée de Michel Barnier et d’Eric Ciotti, elle a visité samedi le nouveau camp d’accueil des migrants de l’île de Samos, en Grèce, saluant « la qualité de l’accueil », alliée à « une vraie fermeté ». Le nouveau camp ultra-sécurisé de Samos fait l’objet de très vives critiques de la part de toutes les ONG.

Plus de 70 000 refoulements aux frontières de la Hongrie en 2021

11 janvier 2022 - 23h : Au cours de l’année 2021, la police hongroise a empêché 46 907 entrées sur le territoire hongrois ; de plus, elle a expulsé immédiatement après leur arrestation 72 723 personnes qui avaient réussi à pénétrer sur le territoire illégalement ; 1 973 personnes ont été arrêtées et traduites en justice, comme le rapporte Le Courrier d’Europe centrale.

Autrement dit, la Hongrie empêche les migrants d’accéder au territoire hongrois et de déposer une demande d’asile, ce qui contrevient aux règles internationales. Lorsque ceux-ci parviennent tout de même à entrer sur le sol hongrois, ils sont renvoyés immédiatement de l’autre côté de la frontière.

Grèce : les habitants de l’île de Chios s’opposent à la construction d’un camp

8 janvier 2022 - 11h30 : Les habitants de l’île de Chios s’opposent à la construction d’un camp fermé, qui doit remplacer le camp actuel et aura une capacité d’accueil de 1230 places. Jeudi, qui était jour férié, plusieurs centaines d’habitants se sont rassemblés sur le port pour s’opposer au déchargement des machines que doit utiliser le constructeur. L’île de Chios se trouve dans l’est de la mer Egée, à quelques milles nautiques des côtes turques.

Marche pour l’ouverture des frontières, Trieste, juin 2021
© CdB/ Jean-Arnault Dérens