Grèce : lourdes peines de prison et déni de justice pour des réfugiés

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50 ans de prison pour deux Afghans et 142 ans pour un Syrien. Leur « crime » : avoir été à la barre de rafiots abandonnés par les passeurs quand les garde-côtes grecs les ont arraisonnés. Cela leur vaut de se voir eux-mêmes considérés comme des passeurs... Des députés européens se lèvent contre ce déni de justice.

Par Fabien Perrier « Les trois prisonniers que nous avons rencontrés ont fui pour sauver leur vie. Ils ont vu la mer pour la première fois de leur vie en venant en Grèce. Ils ne savaient pas nager », a déclaré l’eurodéputé Stelios Kouloglou (Syriza) lors de sa récente visite sur l’île de Chios. Il était venu à la rencontre de trois hommes, deux Afghans, Amir Zahiri et Akif Rasull, et un Somalien, Mohammad Abdi Hanad, jugés coupables d’avoir transporté illégalement des candidats à l’exil et lourdement condamnés pour ces faits. Les deux premiers ont écopés de 50 ans de prison, et le troisième de 142 ans. Stelios Kouloglou était accompagné d’une (...)

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