Grèce : le Premier ministre n’aime pas les « questions directes » sur les refoulements de migrants

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Dans la Grèce de Kyriakos Mitsotakis, mieux vaut ne pas poser de questions qui dérangent... Une journaliste néerlandaise a suscité son courroux en l’interrogeant sur sa politique illégale de refoulement des exilés. Depuis, les médias proches du pouvoir se déchaînent.

Par Fabien Perrier Ce n’est pas la première fois qu’Ingeborg Beugel fait parler d’elle : en juin dernier, elle avait été inquiétée par la police pour avoir hébergé un migrant, un délit passible en Grèce d’au moins un an de prison et d’une amende de 5000 euros. Des associations de journalistes (l’IPI) et des ONG (Reporters sans frontières) ont apporté leur soutien à la journaliste. D’autant que dans le fond, sans doute à son corps défendant, c’est la question de la liberté de la presse qu’a soulevée le Premier ministre grec. Sa réponse comporte en effet un présupposé : celui de penser qu’en Grèce, les journalistes ne lui posent pas de questions « (...)

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