Une semaine après la condamnation de quatre anciens dirigeants de l’UÇK, les manifestations se poursuivent au Kosovo et dans la diaspora. Au-delà des partis issus de l’UÇK, une génération née après la guerre se réapproprie ses symboles et revendique son héritage. Mais derrière les drapeaux et les slogans, le verdict ravive les fractures d’une société où la mémoire de la libération, la reconnaissance des victimes et la recherche de la justice peinent toujours à se concilier.
Le 16 septembre, des drapeaux rouges et noirs flottaient au-dessus de la place Skanderbeg, au cœur de Pristina, mêlés aux emblèmes de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK). Sur les pancartes, les portraits de quatre anciens dirigeants dominent la foule. Vétérans, familles et jeunes sympathisants se pressent devant un écran géant, où était retransmis le verdict de La Haye.
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