Ces derniers jours, encore plus que d’habitude, la communauté serbe du Kosovo marche à l’ombre. La tension monte dans l’attente du verdict dans le procès d’Hashim Thaçi et de ses coaccusés Kadri Veseli, Rexhep Selimi et Jakup Krasniqi, attendu le 16 septembre 2026. Les anciens commandants de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) doivent répondre devant les Chambres spécialisées pour le Kosovo, à La Haye, de dix chefs d’accusation : six relèvent du crime contre l’humanité — persécution, emprisonnement, autres actes inhumains, torture, meurtre et disparition forcée — et quatre autres du crime de guerre : arrestation et détention illégales et arbitraires, traitements cruels, torture et meurtre.
L’acte d’accusation couvre la période allant de mars 1998 à septembre 1999 et concerne notamment 42 camps de détention, les victimes étant des Serbes, des Roms et des Albanais considérés par l’UÇK comme des opposants ou des collaborateurs des autorités serbes.
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