Serbie : y a-t-il encore une opposition dans la salle ?

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Le 5 octobre 2000, l’opposition serbe chassait Slobodan Milošević du pouvoir. Quinze ans plus, c’est un spectacle de désolation qu’offre la scène politique serbe : divisée, sans programme et sans crédibilité, l’opposition n’a jamais été aussi faible qu’aujourd’hui, face au nouvel autoritarisme d’Aleksandar Vučić. Tour d’horizon.

Par Branka Mihajlović L’opposition serbe, faible et fragmentée, a-t-elle la moindre chance de se consolider avant les élections municipales et d’éventuelles élections parlementaires anticipées ? De toute, façon, ces élections anticipées ne seraient organisées qu’avec l’intention de renforcer encore la position de l’actuelle majorité. L’opposition peut-elle se remettre sur pieds après les défaites subies en 2012 et en 2014, quand le Parti démocrate (DS), au pouvoir depuis 2008, est tombé à moins de 10 % des voix et que d’autres partis, comme le Parti libéral démocrate (LDP) ou les radicaux de Šešelj, n’ont même pas réussi à franchir le seuil (...)

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