Grèce : les Pomaks de Thrace occidentale, une minorité en quête d’identité

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« Minorité dans la minorité », les Pomaks de Grèce ont du mal à définir leur identité spécifique au sein de la communauté « turque ». Durant longtemps, leur région était interdite d’accès, mais les liens se retissent peu à peu avec la Bulgarie voisine. L’Osservatorio Balcani e Caucaso vous fait découvrir ces Slaves musulmans de Thrace occidentale.

Traduit par Mandi Gueguen La population pomak en Grèce représente un pont avec la Bulgarie, estime Aleksandar Mitushev. « Ils sont Bulgares musulmans, pomaks. Ces populations ont vécu dans l’isolement, on les appelle Pomaks en Grèce et ils ont été très influencés par la Turquie… Beaucoup d’entre eux ont fait leurs études en Turquie justement, et les jeunes comprennent mieux le turc que le bulgare. » Les Pomaks de Xanthi/Skecha parlent aussi bien le grec que le pomak, alors que ceux de la région de Komotini parlent grec et turc, et ont presque oublié le pomak. C’est aussi à cause de la pression de la Turquie que tous les musulmans de la (...)

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