Turquie : Erdoğan et la stratégie de la crise permanente

| |

La Turquie s’est retirée de la Convention d’Istanbul et Recep Tayyip Erdoğan a demandé l’interdiction du HDP, la gauche pro-kurde. Dans le même temps, Ankara a repris le dialogue avec la Grèce et l’UE. L’analyse de Nora Şeni.

Nora Şeni est une historienne franco-turque. Professeure à l’Institut français de géopolitique, elle a dirigé l’Institut français d’études anatoliennes à Istanbul de 2008 à 2012. CdB : 
Vendredi 19 mars, Recep Tayyip Erdoğan demandait l’interdiction du HDP, parti de gauche pro-kurde et troisième force au Parlement. Le lendemain, on apprenait le retrait de la Turquie de la Convention d’Istanbul. Alors que depuis le début de l’année, le président turc semblait plutôt faire profil bas, comment comprendre ces décisions en moins de 24 heures ? Nora Şeni (N.Ş.) : Erdoğan fait profil bas en politique étrangère, en retirant les navires turcs de la mer Égée et en (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous