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Turquie : Recep Tayyip Erdoğan ou l’ivresse du pouvoir absolu

Depuis la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016, le pouvoir personnel de Recep Tayyip Erdoğan ne cesse de se renforcer. La traque des partisans de Fethullah Gülen, instigateur supposé du coup d’État, a servi de prétexte à des attaques généralisées contre les libertés publiques. En Turquie même, comme chez ses alliés des Balkans, où Ankara poursuit son intense traque. L’homme d’affaires philanthrope Osman Kavala, sous les verrous, semble être la nouvelle cible privilégiée.

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Webinaire • Élections en Turquie : tourner la page Erdoğan ?

Avec l’historienne Nora Şeni et l’économiste Ahmet Insel.


Chronologie

2002 : L’AKP devient le parti majoritaire à la Grande assemblée nationale de Turquie.
2003 : Recep Tayyip Erdoğan est nommé Premier ministre.
2007 : L’AKP remporte une nette victoire aux élections législatives et Erdoğan est confirmé à son poste.
2011 : L’AKP obtient 49,83% des voix lors des élections législatives, Erdoğan à nouveau Premier ministre.
mai-juin 2013 : manifestations de Gezi, à Istanbul. Le mouvement s’étend à d’autres villes.
décembre 2013 : un scandale de grande ampleur éclabousse l’entourage de Recep Tayyip Erdoğan, qui dénonce un «complot de l’extérieur».
10 août 2014 : élection présidentielle, Recep Tayyip Erdoğan élu au premier tour.
7 juin 2015 : élections législatives, l’AKP perd la majorité à l’Assemblée nationale, qu’il contrôlait depuis 2002.
2015 : vague d’attentats.
1er novembre 2015 : Elections législatives anticipées : l’AKP triomphe avec 49% des voix
15 juillet 2016 : tentative ratée de coup d’Etat
16 avril 2017 : référendum constitutionnel. Le passage à un régime hyper-présidentiel est approuvé par 51,3% des électeurs.

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