Depuis plusieurs années, la vie politique serbe est dominée par le Parti progressiste serbe (SNS) et le président Aleksandar Vučić. Le pays est régulièrement confronté à des critiques concernant l’état de droit, l’indépendance des médias, la corruption et la concentration du pouvoir. En parallèle, d’importantes mobilisations citoyennes ont marqué l’actualité récente, notamment autour des questions démocratiques, environnementales et de gouvernance.
La Serbie mène une politique étrangère d’équilibre entre son objectif proclamé d’intégration européenne et le maintien de relations étroites avec la Russie et la Chine. Au-delà de la question du Kosovo, qui demeure l’un des principaux dossiers diplomatiques du pays, Belgrade joue un rôle majeur dans les équilibres régionaux à travers ses liens avec les populations serbes des pays voisins, au Kosovo, en Bosnie-Herzégovine — notamment via la Republika Srpska — ainsi qu’au Monténégro. Cette politique est souvent perçue comme un facteur de déstabilisation dans les Balkans occidentaux.