Élections en Serbie • fil info en continu | Les étudiants en tête d’un sondage, devant la liste de Vučić

Les élections législatives anticipées auront lieu le 25 octobre, date choisie par Aleksandar Vučić, qui a lancé la campagne tout en étant encore président de la République. En face, une liste étudiante tentera de secouer la chape de plomb du pouvoir.

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Élections en Serbie • fil info en continu | Les étudiants en tête d’un sondage, devant la liste de Vučić
« Les étudiants vaincront »

20 octobre – 19h30 : La liste étudiante devancerait de peu celle d’Aleksandar Vučić aux élections législatives du 25 octobre, selon un sondage de l’Institut de recherche sur l’opinion publique Nouvelle pensée politique serbe (NSPM), réalisé par téléphone du 25 septembre au 5 octobre auprès de 1 050 personnes.

Parmi les électeurs ayant exprimé une intention de vote et déclarant qu’ils se rendraient aux urnes, la liste étudiante recueillerait 44,5 % des suffrages, contre 42,7 % pour la liste « Aleksandar Vučić – Serbie unie ». Les autres listes resteraient largement distancées : celle d’Ivica Dačić obtiendrait 2,9 %, la coalition « Serbie européenne », emmenée par Marinika Tepić et Zdravko Ponoš, 2,7 %, et la liste de droite de Miloš Jovanović, 2,5 %. Toutes les autres formations totaliseraient 2 % des intentions de vote.

L’enquête fait également apparaître un rejet du pouvoir en place : 44,5 % des personnes interrogées estiment qu’Aleksandar Vučić n’a pas correctement exercé ses fonctions de président, contre 41,8 % d’avis contraires. Par ailleurs, 44 % considèrent qu’une victoire des étudiants ou de l’opposition serait la meilleure issue pour la Serbie, contre 22,5 % qui souhaitent le maintien du pouvoir actuel. Près de 20 % préféreraient que celui-ci reste en place, mais avec des changements.

Le mouvement étudiant bénéficie d’une image favorable auprès de 48,1 % des sondés, qui y voient l’expression d’un mécontentement général. À l’inverse, 26,8 % estiment qu’il s’agit d’une opération menée par des services de renseignement étrangers.

La NSPM indique par ailleurs que 79,8 % des sondés affirment vouloir certainement se rendre aux urnes. Ces intentions de vote restent toutefois à prendre avec prudence, alors que 18,3 % des personnes interrogées n’ont pas exprimé de préférence.

8h15 : Une colonne d’environ 1 000 personnes a quitté mardi matin le campus de l’université de Novi Sad pour rejoindre Belgrade, où la « Liste étudiante – Les étudiants l’emportent » tiendra son meeting de clôture de campagne le 22 octobre, sur la place Slavija. Ilija Srdanović, tête de liste, participe à la marche, accompagnée au départ par des tracteurs, des cyclistes et des motards. Les marcheurs prévoient de passer la nuit à Stara Pazova. À Sremski Karlovci, ils observeront seize minutes de silence en hommage aux seize victimes de l’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad. D’autres colonnes étudiantes ont également pris la route depuis Zaječar, Valjevo, Gornji Milanovac, Ljig et Šabac.

19 octobre – 16h15 : Le recteur de l’Université de Belgrade, Vladan Đokić, a dénoncé une tentative d’intimidation après la confirmation par Citizen Lab et la fondation Share de la présence du logiciel espion Pegasus sur son téléphone.

« Il s’agit d’une nouvelle tentative d’intimidation visant à empêcher toute prise de position critique et toute action publique », a-t-il déclaré, réclamant une enquête indépendante, approfondie et transparente pour identifier les responsables.

Selon lui, cette surveillance menace non seulement sa vie privée, mais aussi la confidentialité des données et des communications de ses contacts. Il a appelé les autorités à poursuivre les responsables et exhorté la communauté universitaire, l’opinion publique et les organisations internationales à exiger que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

17 octobre – 14h : Neuf journalistes et rédacteurs de N1, ayant informé leur employeur de leur licenciement, ont publié une déclaration publique dans laquelle ils affirment être convaincus que, depuis la mise en place de la nouvelle direction, N1 évolue d’une manière inacceptable.

« Nous sommes convaincus que, depuis la mise en place de la nouvelle direction, menée par Brent Sadler, directeur exécutif des programmes d’Adria News Network (ANN), Branislav Šovljanski, directeur de l’information de N1, et Vojislav Stevanović, directeur adjoint de l’information de N1, et plus récemment sous l’égide du fonds Alpac Capital, N1 évolue d’une manière que nous ne pouvons accepter », indique la déclaration. « Nous avons constaté des pratiques de gestion autoritaire que nous, journalistes, critiquons depuis des années, et que nous dénonçons lorsqu’elles apparaissent non seulement dans d’autres médias, mais aussi dans la société en général », précise le communiqué.

17 octobre – 7h15 : Aleksandar Vučić a tenu meeting vendredi en fin d’après-midi à Novi Sad, en compagne de son allié le Premier ministre slovaque Robert Fico, qui s’est exprimé en serbe. Le chef du SNS a évoqué la tragédie de la gare de Novi Sad, en accusant ses adversaires d’avoir voulu exploiter politiquement la tragédie et diviser la Serbie.

16 octobre – 17h15 : « Pas de réaction, pas de rassemblement, pas d’importance accordée à cet événement. Parfois, le message le plus fort est celui que nous décidons de ne pas envoyer. » Les étudiants des facultés de Novi Sad appellent les habitants à ignorer le meeting électoral du Parti progressiste serbe (SNS), organisé ce vendredi 16 octobre, et à concentrer leurs efforts sur les élections législatives du 25 octobre.

Le centre-ville est bouclé depuis 14 heures. Des tracteurs sont stationnés sur le boulevard Mihajlo Pupin et des tribunes de 2 500 places ont été installées sur la place de la Liberté, où un important dispositif de sécurité encadre le rassemblement de la liste « Aleksandar Vučić – Serbie unie ». Selon le journaliste Dalibor Stupar, interrogé par N1, Novi Sad est pratiquement « sous occupation ». Six trains supplémentaires ont été mis en circulation vers la ville, où Vučić est arrivé en train avant de rejoindre le centre à pied.

Initialement prévu le 4 septembre, le meeting avait été annulé. Il s’agit de la première apparition officielle de Vučić à Novi Sad depuis l’effondrement de l’auvent de la gare, qui avait fait 16 morts, le 1er novembre 2024.

Dans Vreme, l’expert en sécurité Aleksandar Weisner rappelle que la Serbie présente, selon l’indice EVI publié en juin par la Fondation Kofi Annan, le deuxième risque le plus élevé de violences électorales en Europe, derrière la Russie. Il appelle la société civile à s’organiser pour se protéger face aux menaces, au harcèlement et aux risques d’arrestations arbitraires à l’approche du scrutin.

12h : Aleksandar Vučić va tenir un meeting ce vendredi à 18h à Novi Sad, alors qu’il n’avait jamais réussi depuis deux ans à organiser un rassemblement dans la capitale de la Voïvodine. Tôt ce matin, une colonne de tracteurs, escortée par la police, est entrée en ville, se garant sur le boulevard Mihailo Pupin, depuis le centre jusqu’au pont de Varadin.

15 octobre – 14h : Le nombre d’électeurs inscrits au Kosovo sur les listes électorales de Serbie a augmenté de plus de 20 000 depuis les dernières élections, selon une enquête de Radio Free Europe, qui a constaté des doublons, des fautes d’orthographe et des informations incomplètes concernant les électeurs inscrits sur ces listes.

Si les ministères concernés ne fournissent aucune explication quant à ces erreurs, des représentants de l’opposition, membres de la Commission de révision des listes électorales, dénoncent un système « désorganisé » susceptible d’entraîner des fraudes électorales. Les autorités, quant à elles, affirment que ces listes sont « les plus à jour à ce jour ».

Les élections ne seront pas organisées au Kosovo, mais les électeurs souhaitant voter devront se rendre dans des bureaux spécifiques ouverts en Serbie.

Traditionnellement, les électeurs serbes du Kosovo sont très majoritirement acquis au SNS d’Aleksandar Vučić, pour lequel la Liste Srpska appelle à voter, mais ils semblent plus divisés à la veille du scrutin du 25 octobre.

14 octobre – 16h35 : Alors que la rédaction de Nova.rs s’oppose à la nomination de Marko Stjepanović au poste de rédacteur en chef, les journalistes ont reçu mardi soir une lettre en forme d’ultimatum, les invitant à rester dans la rédaction en acceptant le nouveau rédacteur en chef, tout en promettant un « soutien au journalisme indépendant et critique ». Autrement, ils devront quitter la rédaction, en touchant des indemnités financières.

Les journalistes et les autres salariés de Nova.rs invitent les citoyens à se rassembler ce mercredi soir à 18h devant leur rédaction, Bulevar Zoran Đinđić 8a à Belgrade, et à les soutenir dans « la lutte pour la survie du portail tel que vous le connaissez ».

14 octobre – 16h : Trois colonnes étudiantes vont converger vers Belgrade le 22 octobre. Outre celle venue de Serbie occidentale, qui aura elle-même trois points de départ, une colonne partira le 16 octobre de Bor, dans l’est du pays, et passera par Žagubica, Petrovac, Požarevac et Smederevo, et une autre partira de Novi Sad le 20 octobre, faisant étape à Stara Pazova.

12 octobre – 11h45 : Les étudiants de l’ouest de la Serbie organisent trois marches à pied vers Belgrade, où la liste étudiante tiendra son rassemblement final le 22 octobre, place Slavija, à trois jours des élections législatives prévues le 25 octobre.

La première colonne partira le 18 octobre de Gornji Milanovac, via Ljig, Lazarevac et Obrenovac. Les deux autres prendront le départ le 19 octobre, respectivement de Valjevo et de Šabac. La première passera par Lazarevac et Obrenovac, la seconde par Banjani, près d’Uba, puis Obrenovac.

Les trois colonnes doivent converger vers la capitale. Les citoyens et les étudiants souhaitant participer peuvent s’inscrire jusqu’au 15 octobre à minuit.

9 octobre – 12h : Le Parlement européen n’a reçu aucune invitation des autorités serbes pour l’envoi d’une mission d’observation aux prochaines élections. Or, la date limite pour formuler cette invitation était le 8 octobre et, en l’absence d’invitation formelle, le Parlement européen ne peut envoyer de mission d’observation.

Le rapporteur du Parlement européen pour la Serbie, Tonino Picula, a confirmé que le Groupe du Parlement européen pour le soutien à la démocratie et la coordination des élections avait bien transmis une demande en temps voulu pour observer les élections générales en Serbie le 25 octobre 2026.

Selon lui, la Conférence des présidents a approuvé l’envoi d’une délégation de sept membres, sous réserve du respect des critères requis, notamment la réception d’une invitation officielle pour l’envoi de la mission d’observation électorale, et la possibilité pour les membres de participer au vote en séance plénière à Strasbourg le jeudi 22 octobre, avant leur départ pour la Serbie.

« Cependant, les autorités serbes n’ont pas invité le Parlement européen à observer les élections du 25 octobre, et le délai imparti pour organiser la mission du Parlement européen est désormais expiré. De fait, l’occasion d’envoyer une délégation d’observateurs du Parlement européen a été manquée », a-t-il déclaré à Radio Free Europe.

6 octobre – 9h30 : Des lycéens serbes ont exprimé leur solidarité avec leurs camarades mobilisés en France contre les classes surchargées, le manque d’enseignants et la dégradation des conditions d’apprentissage. Face aux violences policières, ils rappellent que la voix des jeunes doit être entendue et leur sécurité protégée.

« Même si nous parlons une autre langue, nous connaissons les revendications et nous avons déjà appris que la solidarité ne connaît pas de frontières. ✊

Dans toute la France 🇫🇷, des lycéens bloquent leurs établissements et manifestent contre les classes surchargées, le manque d’enseignants et les mauvaises conditions d’apprentissage. Ils réclament une éducation dans laquelle leurs besoins et leur voix comptent. Leurs revendications sont également soutenues par les syndicats enseignants, qui appellent les personnels à se tenir aux côtés des élèves.

Sur les photos, nos camarades de Bordeaux. Leur combat se déroule loin de nos établissements, mais nous savons combien de courage il faut pour s’organiser, faire entendre sa voix et tenir bon avec les autres.

Nous savons aussi ce que cela signifie lorsque des amis, des enseignants et des parents se tiennent à vos côtés. Lorsque vous savez que vous n’êtes pas seul·e.

Alors que nous parviennent également de France des informations faisant état de violences policières et d’élèves blessés, nous affirmons que la voix des jeunes doit être entendue et que leur sécurité doit être protégée.

Depuis la 🇷🇸, nous adressons notre solidarité à toutes celles et ceux qui se battent pour une éducation meilleure et plus juste. Nos salles de classe sont différentes, mais nous avons de nombreuses raisons d’être solidaires les uns des autres. ❤️»

1er octobre – 10h : Les partis de la minorité albanaise de Preševo, Bujanovac et Medveđa se présenteront finalement unis aux élections législatives anticipées du 25 octobre en Serbie. L’accord sur une liste commune a été conclu, mardi 29 septembre à Pristina, sous l’égide du Premier ministre kosovar Albin Kurti.

29 septembre – 17h15 : Dimanche soir, la police a interpellé le maire de Belgrade Aleksandar Šapić après un incident survenu à Novi Beograd, au cours duquel Tanja Mićić, conseillère municipale du mouvement Kreni-Promeni, a été blessée. Elle affirme qu’Aleksandar Šapić lui a donné un coup de poing au nez, tandis que le maire de Belgrade présente une version différente des faits et affirme l’avoir simplement repoussée.

Selon Tanja Mićić, tout s’est déroulé lors d’une promenade vespérale tout à fait ordinaire. Elle se trouvait avec son mari et son chien dans son quartier de Novi Beograd lorsqu’ils ont croisé Aleksandar Šapić. Elle affirme que le maire est d’abord passé devant eux, puis s’est retourné, les a suivis et a engagé une altercation verbale, avant d’en venir aux mains. D’après sa soeur, Tanja Mićić présente d’importantes blessures, avec le nez et la machoire cassée.

Une manifestation est prévue mercredi à 16h devant la mairie de Belgrade.

28 septembre – 9h : Le changement de pouvoir à Budapest rebat les cartes au sein de la communauté hongroise de Serbie. Alors que le VMSZ-SVM reste allié au pouvoir de Belgrade, ses adversaires soutiennent la liste étudiante aux législatives. Le SVM conserve d’importants atouts institutionnels. Il dispose de six députés sur 250 au Parlement serbe et de sept élus sur 120 à l’Assemblée de Voïvodine.

27 septembre – 21h : Le président serbe Aleksandar Vučić a démissionné de ses fonctions, qu’il occupait depuis 2017. Il quitte la présidence huit mois avant la fin prévue de son second mandat, en mai 2027, afin de pouvoir participer aux élections législatives du 25 octobre comme candidat du Parti progressiste serbe (SNS) et briguer à nouveau le poste de Premier ministre.

Élu président à deux reprises, en 2017 et 2022, Vučić ne pouvait constitutionnellement briguer un troisième mandat. Sa démission ouvre la procédure d’élection d’un nouveau chef de l’État.

Conformément à la Constitution, la présidence par intérim revient à la présidente de l’Assemblée nationale, Ana Brnabić. Celle-ci pourra exercer cette fonction pendant trois mois au maximum.

Aleksandar Vučić a annoncé que le premier tour de l’élection présidentielle aurait lieu avant la fin décembre. Selon la loi, le scrutin doit être organisé entre 30 et 60 jours après sa convocation et au plus tard trois mois après la fin du mandat présidentiel. Le scrutin pourrait donc avoir lieu entre le début novembre et la fin décembre.

26 septembre – 19h : À vélo, à pied ou en faisant du porte-à-porte dans les villages, les étudiants mènent une campagne électorale hors normes. Leur tour de Serbie engendre partout des scènes de liesse populaire. Un reportage en Voïvodine de notre correspondante Milica Čubrilo Filipović.

25 septembre – 10h10 : Plus de 500 000 électeurs serbes sont inscrits sur les listes électorales sans nom de rue ni numéro de maison, selon une analyse de Radio Slobodna Evropa (RSE), réalisée à partir des données publiques du registre électoral. Ils pourront ainsi participer aux élections législatives anticipées du 25 octobre sans qu’une adresse précise soit renseignée.

Le phénomène concerne différentes régions du pays. Dans 13 communes frontalières, environ 85 000 électeurs sont ainsi enregistrés à l’adresse « nema ulice 0 » (« pas de rue, zéro »). Dans le village d’Ivanje, près de Prijepolje, 1 523 électeurs sont enregistrés sous cette adresse, alors que le recensement de 2022 y comptait 1 101 habitants.

À Belgrade, plus de 90 % des adresses du registre électoral ne comportent pas de numéro d’appartement. À Zemun, un immeuble compte ainsi 176 électeurs à une même adresse, sans possibilité de savoir combien sont enregistrés dans chaque appartement.

Selon Vladimir Erceg, du Centre pour la recherche, la transparence et la responsabilité (CRTA), ces anomalies s’expliquent notamment par une mauvaise synchronisation entre les données du ministère de l’Intérieur et le registre des adresses de l’Institut géodésique. Il estime toutefois que cette situation constitue un « terrain propice » aux manipulations.

RFE relève également plusieurs centaines d’électeurs inscrits aux adresses de centres d’action sociale. À Novi Sad, 446 électeurs sont ainsi enregistrés à l’adresse d’un centre, tandis qu’à Niš, 504 électeurs figurent à une même adresse située dans un quartier informel.

Le CRTA estime que la révision du registre électoral, engagée notamment à la suite des recommandations de l’OSCE/BIDDH après les élections de 2023, ne sera pas achevée avant le scrutin du 25 octobre. Une commission de dix membres doit néanmoins publier des conclusions partielles avant les élections. Selon les données arrêtées au 21 septembre, plus de 6,44 millions d’électeurs sont inscrits sur les listes.

24 septembre – 8h50 : Les étudiants qui arpentent la Serbie sont arrivés à Bijeljina, en Republika Srpska de Bosnie-Herzégovine, avec un message « à nos compatriotes de ce côté de la Drina. » Cette arrivée marque le début d’un nouveau terrain de lutte politique : la quête de voix auprès des citoyens serbes résidant en Bosnie-Herzégovine.

Des représentants de la Liste des étudiants ont expliqué à Radio Free Europe que, bien qu’ils communiquent avec des personnes du monde entier depuis deux ans, il s’agit là de leur « premier contact direct avec des habitants de la Republika Srpska ».

Ils ont décidé de franchir ce pas, car ils sont préoccupés par l’idée reçue selon laquelle les électeurs de la Republika Srpska soutiendraient automatiquement et invariablement le parti au pouvoir en Serbie. « En réalité, ils n’ont pas l’occasion d’entendre directement les autres acteurs du processus électoral. C’est pourquoi nous avons décidé d’établir un contact direct avec eux aussi et de leur proposer une alternative », ont-ils déclaré à RFE.

21 septembre – 21h20 : Les étudiants partis pour une campagne à vélo à travers la Serbie en empruntant deux itinéraires — vers le nord et vers le sud du pays — sont arrivés ce lundi soir à leurs destinations respectives. Ils ont été accueillis à Sombor et à Niš par un grand nombre de citoyens ainsi que par des membres du Parti progressiste serbe (SNS), qui avaient installé des stands à proximité.

Un accueil solennel avait été organisé à Sombor,devant le siège du district : les citoyens ont formé une haie d’honneur pour permettre au cortège de cyclistes d’atteindre la scène improvisée, et un tapis rouge avait également été déroulé. À Niš, des centaines de citoyens attendaient également les étudiants. À l’issue du rassemblement, des militants du SNS ont grimpé sur la forteresse en brandissant une banderole « La Serbie gagne », tout en lançant des insultes et des provocations aux personnes qui revenaient de l’événement.

17 septembre – 11h30 : Deux groupes d’étudiants ont entamé jeudi 17 septembre un tour de la Serbie à vélo, dans le cadre de la campagne électorale de la Liste étudiante. Partis de Belgrade, l’un vers le nord et l’autre vers le sud, ils doivent parcourir le pays pendant dix jours et se retrouver à Kragujevac.

Baptisée « Gardiens de la Constitution », l’initiative doit permettre aux étudiants de rencontrer les habitants dans de nombreuses villes et localités et de leur présenter la Constitution serbe. Trois exemplaires du texte fondamental sont également emportés, en référence au numéro trois attribué à la Liste étudiante sur le bulletin de vote.

Le parcours nord passera notamment par Vršac, Zrenjanin, Kikinda, Subotica, Sombor, Novi Sad, Šabac, Loznica et Lazarevac, avant l’arrivée à Kragujevac. Les organisateurs estiment qu’environ 250 personnes pourraient participer au total, en comptant les personnes qui les rejoindront en cours de route.

Les étudiants veulent ainsi, selon leurs déclarations à N1, aller à la rencontre des citoyens à l’approche des élections législatives anticipées du 25 octobre.

15 septembre – 12h45 : Le cardiologue et professeur de médecine Ilija Srdanović est le nouveau numéro un de la « Liste étudiante – Les étudiants gagnent », déposée lundi auprès de la Commission électorale de la République (RIK) en vue des législatives anticipées du 25 octobre. Il remplace le recteur de Belgrade Vladan Đokić, écarté après un vote serré au sein du mouvement étudiant.

Soutien de longue date des mobilisations étudiantes, Ilija Srdanović, 56 ans, enseigne à la faculté de médecine de Novi Sad et travaille depuis 1997 à l’Institut des maladies cardiovasculaires de Voïvodine. Lors d’un récent rassemblement à Novi Sad, il a dénoncé l’absence de poursuites dans le dossier de la catastrophe de la gare de Novi Sad, estimant que « la corruption tue » et que les autorités sont elles-mêmes « les principaux responsables ».

La Liste étudiante a par ailleurs présenté son programme, articulé autour de onze mesures regroupées en trois axes : lutte contre la corruption et renforcement des institutions, réforme de l’éducation et développement économique. « La Serbie se trouve face à un choix clair : poursuivre son déclin dans la corruption ou reconstruire l’État à la mesure de chacun de ses citoyens », affirment les étudiants.

11 septembre – 16h35 : Les étudiants ont lancé leur campagne électorale jeudi 10 septembre par un rassemblement dans le centre de Novi Sad, devant le Théâtre national serbe. Ils ont présenté certains des candidats figurant sur leur liste.

Parmi ces candidats figurant Nemanja Đurić, président du syndicat de la magistrature ; Ilija Srdanović, cardiologue à Novi Sad et professeur à la faculté de médecine ; Ljubica Oparnica, professeure à la faculté des sciences de l’éducation de Sombor ; et Jovo Bakić, professeur à la faculté de philosophie de Belgrade — tous étant également intervenus devant la foule depuis la tribune. Ont aussi été présentés comme candidats Radomir Saičić, professeur à la faculté de chimie de Belgrade ; Adem Mavrić, politologue originaire de Novi Pazar ; ainsi que l’acteur Tihomir Stanić.

11 septembre – 16h25 : La campagne pour les élections législatives anticipées du 25 octobre a déjà commencé, et Aleksandar Vučić mène la campagne de son Parti progressiste serbe (SNS) alors qu’il est toujours chef de l’État. Interrogé par N1 lors d’une conférence, il a affirmé qu’il présenterait sa démission, annoncée au début de l’été, « dès son retour des États-Unis, le 25 ou le 26 septembre ». Il a ajouté qu’il entendait mener la campagne « comme un simple citoyen ».

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