« C’est sans doute la dernière fois que je m’adresse à vous en tant que président », a lancé Aleksandar Vučić samedi 27 juin, lors d’un grand rassemblement de ses partisans dans la capitale, sous le slogan « la Serbie, une famille ». Que l’on ne s’y trompe pas. Il ne s’agit pas pour lui de se retirer de la vie politique. Bien au contraire. C’était un meeting électoral, même si les élections législatives anticipées, requises par les étudiants qui portent une vague protestataire inédite depuis bientôt deux ans, n’ont toujours pas été décidées, tout en étant régulièrement annoncées. Aleksandar Vučić s’apprête plutôt à redevenir Premier ministre, ne pouvant briguer un troisième mandat présidentiel.
« Lors des prochaines élections législatives, j’aiderai à ce que le Parti progressiste serbe obtienne la confiance du peuple », a-t-il ajouté devant ses partisans rassemblés sous une chaleur suffocante, mais sans annoncer de date.
C’est la même méthode qui s’applique dans toutes les institutions et entreprises publiques. Le transport est organisé, il y a des listes d’employés, des encouragement financiers…
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