« C’est une tentative brutale de changement de notre politique éditoriale », résume Nataša Korlat, membre de la rédaction du site Nova S, l’un des derniers médias indépendants en Serbie.
À quelques jours des élections législatives anticipées du 25 octobre, le propriétaire portugais d’Alpac Capital, qui a racheté United Media, semble vouloir neutraliser les lignes éditoriales de plusieurs médias critiques du régime d’Aleksandar Vučić : les chaînes de télévision N1 et Nova S, le site Nova S et le quotidien Danas. Une évolution qui fait craindre, à terme, un véritable blackout médiatique. Les défenseurs de la liberté de la presse redoutaient ce scénario depuis le rachat de United Media au fonds européen BC Partners, il y a un an.
Les liens étroits entre la direction d’Alpac Capital et des intérêts proches de l’ancien Premier ministre hongrois Viktor Orbán sont établis, tandis que de lourds soupçons pèsent sur d’éventuels accords en coulisses avec le régime serbe.
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