Qui a peur de la guerre en Bosnie-Herzégovine ? (3/4) : Banja Luka ne veut pas y croire

| |

À Banja Luka, la capitale de la Republika Srpska, l’entité serbe d’une Bosnie-Herzégovine déchirée, personne ne veut se résoudre au retour de la guerre. Milorad Dodik a pourtant engagé une véritable « sécession rampante ». Après Jajce et Tuzla, le troisième volet de notre série.

Par Milica Čubrilo-Filipović, Jean-Arnault Dérens et Simon Rico La guerre s’est achevée il y a 27 ans, mais elle se poursuit toujours par d’autres moyens. « La marge de manœuvre de Dodik est de plus en plus étroite. Tout comme celle de Dragan Čović, le chef de la Communauté démocratique croate (HDZ-BiH), et de Bakir Izetbegović, le leader du Parti de l’action démocratique (SDA). Ils jouent tous la carte ethno-nationaliste et font monter les enchères à l’approche des élections, car ils sont en perte de vitesse à cause de leur gestion désastreuse », estime Tanja Topić, qui représente le bureau de la Fondation sociale-démocrate allemande Friedrich (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous