Qui a peur de la guerre en Bosnie-Herzégovine ? (1/4) : les fantômes et les espoirs de Jajce

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Dans la petite ville de Jajce, Croates et Bosniaques cohabitent cahin caha depuis la fin de la dernière guerre. Tous espèrent qu’un nouveau conflit serait « impossible », mais chacun s’assure d’avoir un passeport valide. Au cas où. Première étape de notre tour de Bosnie-Herzégovine.

Par Milica Čubrilo-Filipović, Jean-Arnault Dérens et Simon Rico « La Bosnie-Herzégovine est aussi le pays des Croates. Ce sont eux qui ont été les premiers à le défendre face à l’agression serbe », souligne Josip Topić, qui préside le Conseil municipal de Jajce depuis 2020. Âgé de 46 ans, ce patron d’auto-école a lui-même combattu dans les rangs du HVO lors de la dernière guerre. Affable et ouvert, Josip Topić assure qu’il aurait bien voulu que ses enfants apprennent l’alphabet cyrillique utilisé par les Serbes, « car toute connaissance est bonne à prendre ». Malgré son pragmatisme, l’élu est néanmoins catégorique : « C’est aux parents de choisir (...)

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