Les dernières infos | Réfugiés Balkans • 3 policiers croates suspendus pour des push-backs violents de réfugiés

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La « route des Balkans » est théoriquement fermée depuis mars 2016. Pourtant, des milliers de réfugiés continuent d’avancer sur les routes de la région, malgré les murs de barbelés et les frontières fermées. C’est aujourd’hui la Bosnie-Herzégovine qui s’impose comme une étape privilégiée pour tenter d’accéder à la Croatie et au territoire de l’UE. Retrouvez toutes nos infos en continu et en accès libre.

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Par la rédaction


Avec le soutien de la Fondation Heinrich Böll (Paris)


Trois policiers croates suspendus pour des push-backs violents de réfugiés

12 octobre - 12h : Les trois policiers en question ont été reconnus dans les vidéos montrant des refoulements violents de réfugiés à la frontières entre la Croatie et la Bosnie-Herzégovine publiées par plusieurs médias internationaux, comme Der Spiegel et Libération. Le directeur de la police croate Nikola Milina a toutefois répété qu’il n’y avait pas d’ordre venant du haut pour traiter violemment les migrants illégaux.

De nouvelles vidéos confirment que les polices cognent les migrants aux frontières de l’UE

07 octobre - 12h45 : Des exilés renvoyés à coups de matraque aux frontières de la Grèce et de la Croatie. Ce sont les images dévoilées, mercredi 6 octobre, dans une enquête de plusieurs médias, dont le magazine allemand Der Spiegel et le quotidien français Libération.

Les investigations menées pendant huit mois par des journalistes de sept pays et de huit médias différents concluent à un « système » mené par des « unités spéciales » de police, dissimulant la plupart du temps leur identité en portant des uniformes sans insigne et des cagoules couvrant le visage. « Ils opèrent pour la plupart en secret – et sont payés par les citoyens européens », explique le magazine allemand dans l’enquête mise en ligne mercredi soir.

Ni le gouvernement grec, qui a contesté de précédentes accusations de refoulements, ni celui de la Croatie n’ont répondu aux questions des journalistes. « Loin d’être une dérive coupable de quelques agents, ces “pushback” constituent une stratégie établie de la part d’Etats dont les forces de police sont soutenues financièrement par l’UE », écrit Libération, confirmant les informations publiées par Le Courrier des Balkans depuis plusieurs années.

Six fonctionnaires croates ont confirmé au magazine allemand, après avoir examiné les images, qu’il s’agissait de membres d’une unité spéciale de police. En interne, l’opération de refoulement a été baptisée « Opération corridor » par des responsables croates.

Amnesty International a réagi, mercredi, à ces allégations, jugeant « alarmant que la Commission européenne continue de fermer les yeux sur la violation flagrante du droit de l’UE et continue même de financer des opérations de police et des opérations frontalières dans certains de ces pays ».

40 000 pushbacks de la police hongroise en 2021, principalement vers la Serbie

27 septembre - 15h : Aux frontières de l’espace Schengen, la police hongroise empêche l’accès à son territoire aux migrants et les expulse manu militari lorsqu’ils parviennent à y pénétrer, en contravention des règles internationales, juge la Cour européenne de Justice.

Sur les 37 premières semaines de l’année, la police hongroise a empêché 32 872 entrées sur le territoire hongrois. De plus, elle a expulsé immédiatement après leur arrestation 40 781 personnes qui avaient réussi à pénétrer sur le territoire illégalement (statistiques provenant de la police hongroise).

L’écrasante majorité de ces statistiques concernent la frontière entre la Hongrie et la Serbie, séparées par une clôture grillagée surmontée de fils barbelés. L’activité de la police a augmenté de façon significative à partir du mois d’août, ce qui pourrait signifier que le flux migratoire observé sur la « route des Balkans » a pris de l’ampleur.

Un incendie se déclare dans le vieux camp de Samos

20 septembre - 9h00 : Un feu s’est déclaré dimanche en fin d’après midi dans le vieux camp de l’île de Samos. Aucun blessé n’est à déplorer. Selon les autorités, les flammes auraient pris dans des bâtiments abandonnés. 550 personnes ont été évacuées et déplacées vers une parcelle vide à proximité de l’entrée et tous les exilés devraient progressivement être relogés dans de nouvelles installations situées sur l’île et ayant coûtées 43 millions d’euros. Le camp de Samos abritait autrefois 7500 migrants, dans des conditions sordides, comme l’a admis samedi le ministre de la Migration et de l’Asile Notis Mitarakis, lors de l’ouverture du nouveau camp.

La Grèce veut dissuader les Afghans de demander l’asile

19 septembre - 12h20 : Le ministère grec des Migrations lance une campagne de communication visant à décourager les ressortissants afghans de venir en Grèce sans connaître les lois et les règles applicables aux demandeurs d’asile. Cette campagne de 73 532 euros - financée par des fonds locaux et européens - décrit les conditions de vie auxquelles les Afghans peuvent s’attendre en Grèce s’ils choisissent de voyager ici par des voies irrégulières et de demander l’asile.

Elle prendra la forme vidéos et de bannières sur la plate-forme de messagerie Viber et sur les sites Web afghans pendant au moins trois mois. YouTube, Dailymotion, Facebook et d’autres plateformes populaires seront également utilisées, dans le but d’atteindre le plus de personnes possible. Plus de 12 000 euros sont également prévus pour des annonces dans les journaux afghans.

La Grèce ouvre un camp « fermé » sur l’île de Samos

18 septembre - 9h30 : La Grèce inaugure ce samedi le camp « fermé et à accès contrôlé » de l’île de Samos. Barbelés et caméras de surveillance, scanners à rayons X et portes magnétiques à l’entrée, centre de rétention intégré, ce nouveau camp ne sera accessible que par les demandeurs d’asile munis de badges dotés de puces électroniques. La nuit, les va-et-vient seront totalement interdits.

Ces dispositifs inquiètent les ONG et les défenseurs des droits humains, mais la Commission européenne s’est engagée à financer à hauteur de 276 millions d’euros la construction de cinq nouveaux camps sur les îles de la mer Égée. « Le modèle des structures contrôlées sera progressivement adopté dans toutes les îles et en Grèce continentale », a expliqué cet été le ministre grec des Migrations Notis Mitarachi. Un camp de ce type devrait être terminé le mois prochain à Leros.

Bosnie-Herzégovine : plainte contre le rédacteur en chef du site antimigrant.ba

10 septembre - 16h30 : Le rédacteur en chef du site antimigrant.ba, Fatmir Alispahić, a été mis en accusation. Le Parquet explique que l’accusé a publié à plusieurs reprises, en 2019 et 2020, des textes et des vidéos qui regorgent de déclarations incitant et semant la haine envers les migrants, ainsi qu’entre les peuples constitutifs de Bosnie-Herzégovine.

Albanie : plusieurs passeurs arrêtés près de la Grèce et de la Macédoine du Nord

7 septembre - 9h30 : Un homme de 40 ans a été arrêté lundi sur sur la route entre Pogradec et Qafe Thane, près de la frontière macédonienne. À l’intérieur de son véhicule, la police a découvert 68 migrants. Ils auraient payé 150 euros chacun pour traverser l’Albanie.

Un autre a été interpellé dans la soirée à Mborje, un village près de Korçe tout proche de la Grèce, pour avoir transporté 35 migrants, dont des femmes, des enfants et un bébé de trois mois. Une fourgonnette a aussi été interceptée près de Drenovo avec 20 migrants à l’arrière. Le conducteur s’est échappé et est maintenant recherché par la police.

En juillet et août, une cinquantaine de personnes impliquées dans le trafic de migrants ont été appréhendées.

Les exilés entrent entrent dans le pays principalement par la Grèce et la Macédoine du Nord, ils sont ensuite récupérés par les passeurs puis transportés à Tirana. Ils y passeraient quelques jours dans une « maison sûre », avant d’être transportés jusqu’à la frontière avec le Monténégro ou le Kosovo.

Sebastian Kurz à Belgrade : « pas de réfugiés afghans en Europe »

4 septembre - 21h : Le chancelier autrichien Sebastian Kurz était ce samedi à Belgrade. Après une rencontre avec le président serbe Aleksandar Vučić, il a répété son mantra du moment : « les réfugiés afghans doivent être accueillis dans les pays voisins et ne doivent en aucun cas venir en Europe. » Il a salué l’action de la Serbie et appelé à renforcer encore le contrôle des frontières.

De plus en plus de pushback de Hongrie vers la Serbie

2 septembre - 18h30 : Selon les ONG, 200 à 300 personnes feraient quotidiennement l’objet de renvois forcés de Hongrie vers la Serbie. Beaucoup de réfugiés, principalement originaires d’Afghanistan et de Syrie, présentent des blessures et dénoncent la violence de la police hongroise.

La Turquie ne veut pas de réfugiés d’Afghanistan

29 août - 23h : La Turquie ne peut pas supporter le fardeau d’une nouvelle vague de migrants en provenance d’Afghanistan, a déclaré dimanche le ministre des Affaires étrangères Mevlut Çavuşoğlu après des entretiens avec un homologue allemand, Heiko Maas. Le ministre turc estime que l’Europe et les pays de la région devaient tirer des leçons de la crise des réfugiés de 2015. Pour arrêter l’afflux de réfugiés, l’UE avait conclu un accord avec la Turquie en mars 2016. « La Turquie a assumé ses responsabilités morales et humanitaires », a déclaré Mevlut Çavuşoğlu, rappelant que son pays accueillait actuellement quelque 3,7 millions de réfugiés, dont 300 000 originaires d’Afghanistan.

14 personnes bloquées trois jours sur un îlot entre Grèce et Turquie

29 août - 22h30 : Quatorze personnes, dont plusieurs blessées, sont restées bloquées trois jours sur un îlot de la rivière Evros, entre Grèce et Turquie, près de la ville d’Orestiada, sans eau ni nourriture. D’un côté comme de l’autre de la rivière frontalière, toute aide leur a été refusée, selon les témoignages recueillis par le réseau Alarm Phone.

La Grèce construit un mur sur sa frontière avec la Turquie

22 août - 13h : La Grèce a annoncé vendredi avoir achevé une clôture de 40 km à sa frontière avec la Turquie et mis en place un nouveau système de surveillance pour empêcher d’éventuels demandeurs d’asile d’essayer d’atteindre l’Europe après la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans.

La crise afghane a créé « des possibilités de flux de migrants », a déclaré le ministre de la Protection des citoyens Michalis Chrysochoidis après s’être rendu vendredi dans la région d’Evros avec le ministre de la Défense et le chef des forces armées. « Nous ne pouvons pas attendre passivement l’impact possible », a-t-il affirmé. « Nos frontières resteront sûres et inviolables. »

Croatie : à quoi sert le mécanisme indépendant de surveillance des frontières ?

20 août - 10h : Le Border Violence Monitoring Network, Are You Syrious et le Center for Peace Studies et six autres organisations ont adopté une déclaration conjointe sur le Mécanisme indépendant de surveillance des frontières en Croatie. Celui-ci, qui vise à assurer une surveillance impartiale et approfondie des opérations frontalières nationales, a fait l’objet de nombreuses critiques sur sa partialité favorables à la police, jetant des doutes sur sa réelle indépendance.

La Croatie veut « défendre ses frontières » face aux réfugiés afghans

18 août - 19h : La Croatie serait prête à accueillir une vingtaine de réfugiés afghans - « des personnes qui ont travaillé avec la Croatie ou lui sont liées d’une manière ou d’une autre », a précisé le Premier ministre Andrej Plenković aux journalistes, à l’issue d’une réunion de la présidence du HDZ. Par contre, il assure que « la Croatie défendra ses frontières pour faire face à une grande vague de réfugiés qui déstabiliserait l’Europe ». Andrej Plenković s’est montré sceptique envers une politique européenne commune sur le sujet, en rappelant que « beaucoup de migrants clandestins viennent déjà d’Afghanistan ».

La Serbie se prépare à l’arrivée de réfugiés afghans

16 août - 14h : Conséquence de la prise de Kaboul par les talibans, la Serbie s’attend à une augmentation des migrations « d’ici quelques mois », a déclaré le directeur exécutif du Centre de protection et d’assistance aux demandeurs d’asile, Radoš Đurović.

« La position de la Serbie est difficile, car elle est la première sur la ’terre promise’ et nous ne pouvons pas laisser passer ces personnes », a-t-il ajouté. « La Croatie, la Hongrie et la Roumanie refoulent souvent les réfugiés, et il y a des barrières physiques aux frontières. » Tout dépend ensuite si l’UE va « fermer ses portes », car les capacités d’hébergement en Serbie sont presque pleines. « L’afflux de réfugiés s’est intensifié depuis le début de l’année », précise Radoš Đurović. « Environ 27 000 réfugiés sont entrés dans le pays, soit environ 150 par jour, et 38% d’entre eux sont des Afghans. »

L’arrivée de réfugiés afghans inquiète la Turquie

11 août - 16h15 : Alor que les taliban poursuivent leur offensive, des milliers de réfugiés afghans pénètrent chaque jour en Turquie, et l’opposition turque accuse le gouvernement d’avoir passé un accord secret avec l’Union européenne pour maintenir, contre finances, ces réfugiés dans le pays. « Bruxelles a un plan pour soudoyer la Turquie afin d’éloigner les réfugiés afghans d’Europe. Les estimations montrent qu’il y a un risque que 500 000 à un million de réfugiés afghans [viennent] », a déclaré le 25 juillet Kemal Kılıçdaroğlu, le chef du Parti républicain du peuple (CHP, opposition kémaliste). La Turquie accueille déjà plus de quatre millions de réfugiés, majoritairement syriens.

Un enfant de cinq ans se noie dans l’Una, entre Bosnie-Herzégovine et Croatie

30 juillet - 14h30 : Un enfant de cinq ans, originaire d’Afghanistan, s’est noyé dans la rivière Una, qui marque la frontière entre la Bosnie-Herzégovine et la Croatie, au niveau de Bosanski Novi. La famille essayait de passer en Croatie, et le petit garçon a échappé des mains de son père. Le corps a été retrouvé au bout d’une quarantaine de minutes, mais il n’a pas été possible de le réanimer.

Afflux de réfugiés à Pljevlja, dans le nord du Monténégro

24 juillet - 10h30 : Depuis quelques jours, des dizaines de réfugiés arrivent quotidiennement à Pljevlja, dans le nord du Monténégro. Beaucoup prennent immédiatement des taxis aux abords de la gare routière, qui les rapprochent de la frontière de la Bosnie-Herzégovine, située à une quarantaine de kilomètres du centre de la ville. Les exilés viennent principalement du Pakistan, d’Afghanistan ou d’Inde. Sur place, seule l’association Bona Fide procède à des distribution de nourritures et offre une hébergement aux familles, dans la limite de ses moyens.

Une dizaine de disparus dans un naufrage en Crète

23 juillet - 17h15 : Au lendemain du naufrage d’une embarcation, dix réfugiés sont toujours portés disparus, au large de la Crète, ce vendredi 23 juillet, ont indiqué les garde-côtes grecs.

Trente-sept réfugiés, pour la plupart originaires de Syrie et d’Irak, ont été repêchés dans la soirée par les garde-côtes, a précisé la police portuaire à l’AFP. Cinq personnes ont été directement emmenées par hélicoptère sur l’île voisine de Karpathos, tandis que trente autres, dont une femme et un enfant, ont été transportées à Ierapetra, sur la côte sud-est de la Crète, a constaté un photographe de l’AFP.

Une centaine de push-backs par jour de Hongrie vers la Serbie

17 juillet - 18h15 : On enregistre actuellement une centaine de push-backs par jour de Hongrie vers la Serbie, aux passages frontaliers de Bajmok, Kelebij et Horgoš. Les refoulés sont principalement originaires d’Afghanistan et de Syrie.

Serbie : 150 Afghans dans les squats de Subotica

15 juillet - 11h45 : 150 Afghans sont arrivés à Subotica, dans le nord de la Serbie, tout près de la frontière hongroise. Ils se concentrent près de la gare routière et de la gare ferroviaire. Les ONG ont déployé des équipes mobiles pour les informer sur leurs droits en Serbie.

Contre l’évidence, la Grèce continue de nier les refoulements illégaux

13 juillet - 19h45 : Selon le Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (UNHCR), au moins 300 cas de pushback et de refoulements illégaux ont été signalés en Grèce, tant en mer Egée que sur la frontière terrestre de l’Evros. Le gouvernement grec continue pourtant à nier à l’évidence des témoignages.

Un mort et cinq blessés en Macédoine du Nord

11 juillet - 18h30 : Un réfugiés a été tué et cinq autres blessés lorsqu’un train de marchandises est entré en collision avec un groupe de migrants sur la ligne Gevgelija-Skopje, a annoncé la police de Macédoine du Nord ce 11 juillet.

L’accident s’est produit peu après minui tprès de la gare de Krivolak (Negotino). Le train a heurté douze réfugiés qui marchaient le long de la voie ferrée. Au total, six ont été blessés, et le plus gravement atteint, selon Telma Télévision, est décédé dans un hôpital de la ville de Veles, après une amputation de sa jambe.

Les cinq autres blessés sont soignés dans les hôpitaux de Veles, Negotino et Kavadarci. Les six réfugiés qui n’ont pas été blessés ont été remis à la police des frontières.

La justice autrichienne condamne les expulsions en chaîne vers la Bosnie

7 juillet - 19h : Le tribunal de Graz, en Styrie, vient de reconnaître que l’Autriche s’était rendue coupable de violation du droit des réfugiés en procédant à des expulsions illégales. Des militants autrichiens et bosniens avaient conjointement porté l’affaire du jeune Marocain Ayoub N., arrivé depuis la Slovénie avec sept compatriotes le 28 septembre 2020, devant la justice.

Les juges ont donné raison aux huit Maghrébins qui assurent que les policiers ont ignoré leurs requêtes répétées de déposer une demande d’asile et ont abusé de leurs fonctions, les privant volontairement de nourriture et multipliant les moqueries. Quelques heures après leur arrestation, tous ont été remis à la police slovène, qui les a à son tour remis à la police croate. Finalement Ayoub N. et ses compagnons d’infortune ont été contraints de revenir en Bosnie-Herzégovine.

Selon les chiffres officiels fournis par le ministère de l’Intérieur autrichien, 514 personnes interceptées en Styrie ont été remises à la police slovène, dont une centaine venaient de pays considérés comme dangereux (Syrie, Irak, Iran ou Somalie).

L’UE fait un don de deux millions d’euros à la Serbie

18 juin - 12h : L’Union européenne a fait un nouveau don de deux millions d’euros à la Serbie pour soutenir le pays dans sa gestion des migrations. Il y aurait actuellement entre 6000 et 7000 réfugiés sur le territoire serbe, dont environ 4000 dans les camps et 2000 dehors. Selon l’Unicef, entre un quart et un tiers des réfugiés sont des mineurs. Depuis 2015, quelque 650 000 réfugiés, migrants et demandeurs d’asile ont transité par la Serbie. Le contribuable européen a déjà déboursé onze millions d’euros pour venir en aide au pays

L’UE veut fortifier la frontière entre Grèce et Turquie

3 juin - 15h : L’Union européenne va mettre en service d’un canon sonore tirant des rafales de bruits assourdissants et pouvant atteindre le volume d’un moteur à réaction, sur la frontière gréco-turque. Un mur d’acier bloquera également les points de passages utilisés par les exilés pour rejoindre la Grèce en traversant la frontière Evros.

Les tours d’observation de la zone seront par ailleurs équipées de caméras à longue portée, d’une vision nocturne et de plusieurs capteurs de mouvements. Les données seront ensuite envoyées aux centres de contrôle et traitées par une intelligence artificielle afin de signaler les mouvements suspects. Ce réseau de surveillance automatisé en cours de construction à la frontière gréco-turque vise à détecter rapidement les migrants et les dissuader de traverser, avec des patrouilles fluviales et terrestres utilisant des projecteurs et le canon sonore.

Début de la vaccination pour les réfugiés des îles grecques

2 juin - 18h : La campagne de vaccination contre le Covid-19 va commencer jeudi dans les camps des îles grecques de Lesbos, Samos et Chios, a annoncé mercredi le secrétaire général à l’Asile, Manos Logothetis. « La vaccination qui se réalisera avec du Johnson & Johnson aura lieu tous les jeudis et les vendredis dans les îles du nord de la mer Égée avec un personnel spécialement envoyé d’Athènes », a précisé ce responsable du ministère des Migrations dans une interview accordée à l’agence de presse grecque ANA. Selon le HCR, 9400 personnes se trouvent actuellement dans les camps des îles de la mer Egée.

Une « amélioration » de la situation en Bosnie-Herzégovine ?

1er juin - 16h : La situation des migrants s’est considérablement améliorée ces derniers mois, ont estimé des représentants d’organisations locales, nationales et internationales lors de l’atelier « Assistance aux migrants en Bosnie-Herzégovine », organisé à Bihać. « De nouveaux moyens techniques ont été introduits, tous les niveaux de pouvoir administratif ont été impliqués, tandis que la coopération s’est améliorée avec les pays d’origine », a déclaré le ministre de la Sécurité, Selmo Cikotić. Il a souligné qu’au cours des deux dernières semaines, 600 personnes avaient été transférées des squats vers les camps officiels.

La chef de la mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Bosnie-Herzégovine, Laura Lungarotti, a réaffirmé que la Bosnie-Herzégovine jouissait d’un soutien sans réserve dans toutes ses actions de contrôle et de gestion du processus de migration.

Selon les données publiées par l’OIM, sur un total de 1927 migrants identifiés en Bosnie-Herzégovine entre le 17 mars 2021 et le 19 avril, 1754 n’étaient pas hébergés dans un centre d’accueil, dont 1295 dans le canton d’Una-Sana, 362 dans le canton de Sarajevo et quelques autres dans les cantons de Tuzla et d’Herzégovine-Neretva.

Bosnie-Herzégovine : descente de police dans les camps informels de Bihać

30 mai - 8h : La police des étrangers a lancé des opérations de contrôle très tôt samedi dans quatre camps improvisés aux abords de Bihać, à Žegarsko Polje, Debeljača, près de l’hôpital cantonal et du stade Jedinstvo. La police a contrôlé 255 réfugiés, principalement originaires d’Afghanistan et du Pakistan, qui ont été transférés dans le camp officiel de Lipa. Au cours de cette opération, un certain nombre de mineurs isolés ont été identifiés, qui feront l’objet d’une assistance spécifique.

En Bosnie-Herzégovine, transfert des réfugiés de Bihać à Lipa

18 mai - 12h : 242 réfugiés ont été transférés ce mardi de l’ancienne maison de retraite de Bihać vers le centre d’accueil temporaire de Lipa. Il s’agit pour la plupart de ressortissants afghans et pakistanais. Les services municipaux de Bihać ont entrepris de nettoyer le bâtiment abandonné et de le mettre sous surveillance afin de l’isoler et d’éviter tout risque d’infection.

Le maire de Bihać, Šuhret Fazlić a déclaré que des réfugiés s’abritaient dans d’autres endroits de la ville, notamment dans l’usine désaffectée Krajinametal et dans des maisons abandonnées. Le camp de Lipa compte désormais 1000 réfugiés.

Après 20 jours d’errance, 60 réfugiés arrivent à Goražde

8 mai - 12h : Venu d’Albanie, un groupe d’une soixantaine de réfugiés afghans, comprenant 22 enfants, des femmes mais aussi des personnes âgées, a erré durant vingt jours dans les forêts et les montagnes du Monténégro avant d’arriver en Bosnie-Herzégovine, à Goražde. Comme cette ville ne possède pas de centre d’accueil, ils ont été envoyés au camp de Hadžići, près de Sarajevo, mais la police du canton de Goražde a assuré des repas au groupe. Les autorités du canton s’attendent à des arrivées plus importantes dans les prochaines semaines.

Deux réfugiés blessés par un tracteur près de Timișoara

8 mai - 10h : Deux réfugiés ont été blessés par un engin agricole dans un champ de colza près de Timișoara. Ils ont été emmenés à l’hôpital pour recevoir des soins. Ils ont expliqué qu’ils s’étaient endormis dans le champ.

L’Autriche prête à financer des charters pour renvoyer les réfugiés en Bosnie-Herzégovine

28 avril - 19h : L’Autriche s’est déclarée prête à financer des charters pour renvoyer les réfugiés en Bosnie-Herzégovine, à l’issue d’une rencontre entre le ministre de la Sécurité de Bosnie-Herzégovine, Selmo Cikotić, et le ministre autrichien de l’Intérieur, Karl Nehammer. Un accord bilatéral sur la lutte contre les migrations illégales a été signé. « La Bosnie-Herzégovine et l’Autriche ont un rôle particulier à jouer sur la soi-disant route des Balkans occidentaux », a déclaré Selmo Cikotić, qui a remercié l’Autriche pour son aide, notamment une donation de 500 000 pour construire des containers dans le camp de Lipa.

La police croate accusée d’agression sexuelle

27 avril - 18h30 : Une femme originaire d’Afghanistan aurait été contrainte par un agent de la police des frontières croate à se déshabiller, sous la menace d’un couteau, lors d’une fouille d’un groupe de migrants à la frontière avec la Bosnie. Cette agression sexuelle aurait eu lieu dans la nuit du 15 février, sur le territoire de la Croatie, à quelques kilomètres de la ville bosnienne de Velika Kladuša.

Ces faits, documentés par le Danish Refugee Council et révélés le 7 avril par le Guardian ont fait réagir la Commission européenne, qui parle d’« action criminelle grave ». Bruxelles exhorte les autorités croates « à enquêter de manière approfondie sur toutes les allégations et à donner suite aux actions pertinentes ».

Les associations de défense des droits croates rappellent que les accusations de violences et même de tortures se sont multipliés ces derniers mois et réclament une enquête indépendante.

Altercation mortelle entre des réfugiés à Timișoara

22 avril - 11h30 : Lors d’une altercation entre deux groupes d’Afghans lundi 19 avril à Timișoara, dans l’ouest de la Roumanie, un homme de 25 ans a été tué au couteau et un autre de 23 ans a été grièvement blessé. Depuis les faits, plus de 200 réfugiés ont été emmenés à des interrogatoires par la police locale pour élucider la raison de l’altercation et identifier les auteurs. « C’est l’un des premiers épisodes de violence entre réfugiés vivant dans la rue à Timișoara », note Flavius Ilioni-Loga, de l’ONG LOGS Grup.

Les autorités de la ville semblent dépassées par la situation. Le maire de Timișoara, Dominic Fritz, se plaint que les autorités centrales ne fournissent aucune aide face à la vague de réfugiés à laquelle Timișoara fait face depuis plusieurs mois. « Il n’est pas possible que Timișoara soit laissée seule pour résoudre la situation. C’est un problème national et Timișoara a besoin de solutions nationales. Je crois que le phénomène peut être abordé avec fermeté et en même temps avec humanité », a déclaré le maire.

Bosnie-Herzégovine : neuf familles transférés des squats dans les centres d’accueil

15 avril - 18h30 : Neuf familles de réfugiés - 43 personnes au total dont 19 mineurs - qui vivaient dans des squats dans le village de Bosanska Bojna, sur le territoire de la commune de Velika Kladuša, tout près de la frontière avec la Croatie, ont été transférés dans les centres d’accueil de Sedra à Cazin et de Borići à Bihać, dans le nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine.

Les opérations de réinstallation des familles ont été menées conjointement par la police des frontières de Bosnie-Herzégovine et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les familles ont été auscultées et ont été placées dans des sections d’isolement de ces centres conformément aux mesures épidémiologiques visant à empêcher la propagation du coronavirus.

La « police des pays de Visegrád » sur les frontières de la Macédoine du Nord

15 avril - 19h50 : Des policiers des pays du groupe de Visegrád sont toujours présents sur la frontière de la Macédoine du Nord avec la Grèce. Les patrouilles sont normalement constituées de deux policiers « Visegrád » et d’un policier macédonien, qui a l’autorité normalement sur ses collègues étrangers.

Selon la délégation de l’UE en Macédoine, 112 officiers seraient déployés par les pays de Visegrad à cette frontière. Ils sont hébergés et nourris par des fonds européens, mais l’UE attend avec impatience l’arrivée de Frontex à cette frontière. Contrairement aux policiers de Visegrád, les officiers de Frontex devraient avoir un « pouvoir d’exécution ».

La Bosnie-Herzégovine arrête plusieurs passeurs afghans

13 avril - 12h : La police des frontières de Bosnie-Herzégovine, en coopération avec celle de Croatie, a arrêté cinq ressortissants afghans ce 13 avril. Selon le communiqué de la police, ils sont soupçonnés d’avoir « organisé, coordonné et fait passer clandestinement des dizaines de migrants, pour la plupart des ressortissants afghans, arrivés en Bosnie-Herzégovine depuis la Serbie, puis passés clandestinement de Bosnie-Herzégovine en Croatie ».

3000 refoulements de Macédoine du Nord vers la Grèce en trois mois

12 avril - 19h : Selon les organisations de la société civile, au cours des trois mois de 2021, il y a eu 2952 expulsions de migrants de Macédoine du Nord vers la Grèce, y compris des mineurs non accompagnés. Selon la délégation de l’UE à Skopje, sur 40 000 personnes interceptées en 2020 aux frontières, 30 000 ont été refoulées en Grèce. 95% des personnes refoulées seraient appréhendées à l’intérieur du territoire macédonien, bien que les autorités continuent à affirmer qu’elles ne font qu’empêcher les personnes d’entrer sur le territoire macédonien.

La police décide qui emmener dans le camp à la frontière sud (Vinojug), et qui a le droit d’y rester pour déposer une demande d’asile. Les autres personnes sont refoulées directement, ou bien emmenées dans une autre partie du camp le temps de la prise d’empreintes puis refoulées. La police macédonienne n’a du reste procédé à aucun enregistrement entre mars 2020 et janvier 2021, ce qui a beaucoup contrarié Bruxelles.

L’Organisation internationale des migrations (OIM) aurait donné des camionnettes à la police macédonienne pour faciliter ces expulsions, avec des vitres fumées et équipées de barres pour accrocher des menottes, selon l’organisation Legis.

Deux passeurs pakistanais arrêtés en Bosnie-Herzégovine

9 avril - 18h45 : La police des frontières a arrêté jeudi matin à l’aube deux ressortissants pakistanais dans la région de Zvornik, au lieu-dit Tršić, alors qu’ils tentaient de faire passer illégalement en barque, à travers la Drina, treize personnes originaires d’Afrique et d’Asie de Serbie en Bosnie-Herzégovine.

55 réfugiés positifs s’enfuient du camp de Miral

7 avril - 17h15 : 55 réfugiés testés positifs au coronavirus, qui avaient été placés dans la section de quarantaine du centre d’accueil temporaire de Miral, près de Velika Kladuša, dans le nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine, se sont enfuis mardi soir. « Les migrants se sont échappés en sautant par-dessus la clôture du camp et personne n’a essayé de les arrêter », a précisé Nermina Ćemalović, ministre de la Santé du canton.

Selon l’Institut de santé publique du canton d’Una-Sana, 150 réfugiés logés à Miral ont contracté la maladie, et 80 sont isolés. Au total, il y a 735 résidents du camp. Dans le camp de Borići, 45 réfugiés ont été testés positifs, ainsi que douze employés du camp. Dans le camp de Sedra, onze réfugiés ont été infectés.

L’ONU condamne les refoulements violents commis par la police croate

6 avril - 13h : L’ONU appelle les autorités croates à mettre un terme aux refoulements violents et aux expulsions collectives de migrants et réfugiés par la police. Cette déclaration intervient après que la mission des Nations Unies en Bosnie-Herzégovine et des ONG ont vu, le 2 avril, un groupe de 50 hommes marchant près de la frontière croate, dans le canton d’Una-Sana, et présentant des marques de violences physiques sur leurs corps. La moitié d’entre eux ont eu besoin d’assistance médicale. « Les hommes ont expliqué que, pendant qu’ils traversaient la frontière, ils ont été privés des objets en leur possession, dont leur téléphone et leur argent, ont été battus avec des bâtons en bois pour être forcés à retourner en territoire bosnien », rapporte la mission des Nations Unies.

Bosnie-Herzégovine : au moins 135 réfugiés positifs au coronavirus dans le camp de Miral

3 avril - 20h : Au moins 135 réfugiés ont été testés positifs au coronavirus dans le camp de Miral, près de Velika Kladuša, dans le nord-ouest de la Bosnie, qui abrite actuellement 735 personnes. « Tout est sous contrôle. Les personnes contaminées sont isolées et elles bénéficient de soins, comme n’importe qui en Bosnie-Herzégovine », assure la direction du camp.

Des dépistages sont régulièrement effectués dans les camps, qui sont tous confinés depuis le début de la pandémie.

Le Kosovo va-t-il rejoindre les normes européennes ?

3 avril - 18h30 : Frontex a récemment conduit une évaluation des systèmes IT au Kosovo, pour préparer la mise en place d’un système compatible avec Eurodac dans le cadre du projet « Regional Support to Protection-Sensitive Migration Management in the WB and Turkey ». En effet, le Kosovo a déjà des systèmes de collectes de données efficaces mais qui ont été mis en place par les Américains et qui ne respectent pas les normes européennes. Par ailleurs, Le Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO) a préparé un plan pour la mise en place d’un système d’asile au Kosovo aligné sur les normes européennes.

Enfin, du fait de son statut particulier, le Kosovo n’a que peu d’accords de réadmission pour expulser les ressortissant.e.s de pays tiers sur son territoire. L’idée de l’UE serait de mutualiser les retours à l’échelle des Balkans pour contourner cette difficulté.

La Grèce commencera à vacciner les réfugiés en mai

3 avril - 11h : En Grèce, les réfugiés ne font pas partie des catégories prioritaires pour la vaccination contre le covid-19. Le ministre des Migrations Notis Mitarakis a annoncé que la campagne de vaccination dans les camps de réfugiés ne commencerait qu’en mai, ne voyant « aucune raison » de la commencer plus tôt : la plupart des résidents des camps étant jeunes ou d’âge moyen, ils ne sont pas particulièrement en danger, selon le ministre. Lorsque la vaccination des 80-85 ans a commencé, les autorités grecques ont recensé onze personnes dans cette tranche d’âge, mais la plupart n’ont pas voulu recevoir le vaccin, dit le ministre.

Néanmoins, selon la définition adoptée par la Commission européenne, les groupes prioritaires sont ceux dont l’état de santé rend vulnérables, ainsi que les gens qui ne peuvent pas mettre en place la distance sociale et qui sont socio-économiquement désavantagés. Pour les travailleurs humanitaires et les soignants, les migrants font bien partie des catégories particulièrement vulnérables au covid-19.

La Slovénie veut des patrouilles multinationales sur ses frontières

1er avril - 22h : La Slovénie veut des patrouilles multinationales sur ses frontières, affirmant être confrontée à un nouvel afflux de migrants venant de Croatie. Ces déclarations suscitent la perplexité en Croatie. Mate Bilobrk, le chef de l’unité antiterroriste Lučko, déployée sur la frontière, estime au contraire que la pression migratoire est « beaucoup moins forte que l’an dernier ». Les ONG ne constatent pas non plus d’augmentation des flux. « La seule nouveauté, c’est l’arrivée en Bosnie-Herzégovine de beaucoup de familles syriennes, après l’incendie du camp de Moria à Lesbos », explique ainsi Sara Kekuš, du Centre pour les études de paix (CMS).

Grèce : la commissaire européenne Ylva Johansson à Lesbos

29 mars - 16h30 : L’Union européenne va allouer 276 millions d’euros pour la construction ou la rénovation de cinq camps sur les îles grecques, a annoncé lundi à Lesbos la commissaire européenne Ylva Johansson, qui a entamé une visite de deux jours en Grèce.

Demande d’asile et « retours volontaires » au Kosovo

27 mars - 14h30 : Les personnes qui expriment leur intention de demander l’asile au Kosovo reçoivent un document valable 72 heures, qui est souvent utilisé par ces personnes pour transiter vers un autre pays. Depuis quelques mois, ce papier ne donne pas immédiatement accès à la demande d’asile. Les personnes doivent se présenter à nouveau dans un poste de police pour demander l’asile, et elles peuvent alors être transférées dans l’un des deux centres d’accueil pour demandeurs d’asile, à Vranidoll et à Magura, chacun de capacité de 100 personnes.

Si une personne est déboutée de l’asile ou appréhendée en situation irrégulière (après l’expiration du document de 72heures, par exemple), la police aux frontières lui adresse une décision d’expulsion avec un délai d’un mois pour quitter le territoire. Si la personne se maintient de manière irrégulière et est interceptée par la police, elle est envoyée dans le centre de détention de Vranidoll (six mois, renouvelables une fois). Le Kosovo a très peu d’accord de réadmission permettant l’expulsion des personnes, mais l’OIM procède depuis ce centre à des retours « volontaires », dans le cadre d’un programme co-financé par l’UE.

Vaccination Covid pour les réfugiés en Serbie

26 mars - 16h30 : La Serbie a commencé ce vendredi à vacciner massivement contre le coronavirus les réfugiés qui se trouvent dans des camps sur son territoire. Quelque 67 réfugiés du camp de Krnjača, non loin de Belgrade, ainsi que 570 autres en Serbie, ont reçu une première dose d’AstraZeneca.

Quelque 6000 réfugiés se trouvent actuellement en Serbie, la plupart dans les seize camps gérés par le gouvernement.

Bosnie-Herzégovine : 50 exilés positifs, le centre de Borići en quarantaine

23 mars - 15h30 : Après avoir contracté la Covid-19 dans des centres d’accueil temporaires pour migrants et réfugiés du canton d’Una-Sana, 50 exilés sont actuellement isolés, a annoncé mardi la cellule de crise du canton. « 45 d’entre eux se trouvent dans le centre de Borići, à Bihać, qui est placé en quarantaine, alors que douze employés d’organisations internationales et d’agences de sécurité ont également été testés positifs », a déclaré Nermina Ćemalović, la ministre cantonale de la Santé. Cinq autres réfugiés ont été testés positifs dans le centre d’accueil de Miral, à Velika Kladuša.

Beaucoup d’arrivées dans le canton d’Una-Sana

21 mars - 10h15 : Selon la police du canton d’Una-Sana (nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine), 750 migrants et réfugiés sont arrivés au cours des quinze premiers jours du mois de mars. « 500 migrants ont été enregistrés à l’entrée du canton, près de Bosanska Krupa, tandis qu’environ 250 personnes sont arrivées près de Ključ, en route vers Bihać ou Velika Kladuša », a déclaré le porte-parole de la police cantonale, Ale Šiljdedić. Les capacités d’accueil des quatre camps de Bihać, Cazin et Velika Kladuša sont pleines, avec plus de 2500 personnes, tandis que, selon les autorités, autant de réfugiés survivrait dans les squats.

Des embarquements depuis Durrës vers l’Italie

20 mars - 11h : Selon le réseau Migreurop, des migrants tentent d’embarquer depuis le port de Durrës, en Albanie, sur des ferries à destination de l’Italie, malgré les caméras et les barbelés installés par les autorités albanaises. Selon certains témoignages, des expulsions violentes sont pratiquées vers la Grèce, dans les montagnes, sous la neige, sans nourriture ni vêtements chauds. Au moins trois personnes seraient décédées au mois de janvier selon deux groupes interrogés par des membres de Migreurope. Depuis juin 2020, selon un avocat partenaire du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), aucun réfugié ne semble avoir été en mesure de déposer de demande d’asile en Albanie.

Des premiers réfugiés vaccinés en Serbie

19 mars - 14h : Le Centre de protection des demandeurs d’asile (APC/CZA) a annoncé vendredi que de premiers réfugiés et demandeurs d’asile avaient été vaccinés en Serbie. « Après un long processus de communication et de lobbying auprès de la santé publique, mais aussi dans les médias, les premiers réfugiés ont été appelés à se faire vacciner. Un grand pas pour tous les réfugiés sans discrimination en Serbie ! », note l’APC/CZA sur Twitter.

En Serbie, les rejets de demandes d’asile à la hausse

19 mars - 10h30 : La Serbie a rejeté 73% des demandes d’asile en 2020. Autrement dit, sur 223 demandes d’asile déposées l’année dernière, seule 27% ont été acceptées. Le statut de réfugié a ainsi été accordé à six citoyens afghans, cinq Iraniens, quatre Syriens, deux Burundais et deux apatrides.

Ce chiffre est le plus bas depuis les quatre dernières années. Un taux qui peut être expliqué par la pandémie et l’état d’urgence, mais aussi par une pratique incohérente quand il s’agit d’attribuer le statut de réfugié à des mineurs non-accompagnés et des personnes LGBTQI.

Selon le HCR, la Serbie a enregistré 23 003 arrivées en 2020, contre 29 704 en 2019. Entre janvier et décembre 2020, au moins 361 personnes ont été expulsées vers la Macédoine du Nord.

Il y a cinq ans, « l’accord de la honte » UE-Turquie

18 mars - 21h30 : Il y a cinq ans, le 18 mars 2016, était signé l’accord de la honte entre la Turquie et l’Union européenne, Cet accord prévoyait le versement de six milliards d’euros en échange de la réadmission d’un million de réfugiés en Turquie.

Dans les Balkans, plusieurs organisations ont marqué ce triste anniversaire.

De plus en plus de passages de Serbie vers la Roumanie

14 mars - 17h45 : Selon les témoignages recueillis par plusieurs ONG et associations, de plus en plus de personnes tentent de passer de Serbie en Roumanie pour, ensuite, essayer de gagner la Hongrie. Le village de Majdan, dépendant de la commune de Novi Kneževac, dans le Banat septentrional (Voïvodine), à proximité immédiate des frontières hongroises et roumaines, semble être devenu le point de ralliement de ceux qui veulent tenter ce passage.

De plus en plus de passages et de contrôles en Albanie

14 mars - 14h15 : D’après les chiffres du Ministère de l’intérieur d’Albanie, 8343 migrant.e.s ont été intercepté.e.s aux frontières au cours des huit premiers mois de 2020. De manière générale, l’« immigration irrégulière » de ressortissant.e.s de pays tiers ne semble pas vraiment être un sujet en Albanie. La plupart des exilé.e.s ne sont que de passage (vers le Kosovo ou le Monténégro) et peu visibles. La semaine prochaine, le ministère de l’intérieur devrait faire une annonce concernant la stratégie de l’Albanie en matière de lutte contre l’immigration « illégale ».

Dans le même temps, Migreurop note un renforcement des contrôles, notamment aux frontières venant de Grèce, tant par la police albanaise que par Frontex. L’OIM et le HCR ont établi un camp près de Kapshticë, où s’effectuerait un tri des exilé.e.s. Selon Migreurop, plusieurs hôtels hébergeant des exilé.e.s auraient également fait l’objet d’opérations de police.

L’UE appelle la Bosnie-Herzégovine à « prendre ses responsabilités »

13 mars - 8h30 : Le Haut représentant européen Josep Borell a discuté vendredi de la situation des réfugiés avec la ministre des Affaires étrangères de Bosnie-Herzégovine, Bisera Turković. Il a appelé le pays à « prendre ses responsabilités », et à « trouver une solution durable pour accueillir tous les réfugiés et migrants, par une pleine utilisation des installations existantes, telles que le centre Bira entièrement financé par l’UE à Bihać, mais aussi par l’ouverture de nouvelles infrastructures ».

Refoulements de l’Albanie vers la Grèce

12 mars - 15h : Des témoignages recueillis par Migreurop font état de refoulements de l’Albanie vers la Grèce. Un homme explique qu’il a été refoulé à trois reprises, après avoir réussi à pénétrer assez profondément dans le territoire albanais, par des policiers « parlant allemand », ce qui laisse supposer la présence d’hommes de Frontex, qui procèderaient donc à des refoulements d’un pays non-membre de l’UE vers un pays-membre, la Grèce.

Nidžara Ahmetašević remise en liberté à Sarajevo

6 mars - 21h : La journaliste et militante Nidžara Ahmetašević a été remise en liberté dans la soirée. Elle avait été arrêtée rue Zagrebačka, dans le centre de Sarajevo, et placée en garde-à-vue pour 24h pour « violation de l’ordre public et de la paix » et « refus d’obéir aux ordres » de la police. Elle a notamment filmé des policiers.

Très engagée dans le soutien aux exilés, souvent victimes de menaces, Nidžara Ahmetašević a été placée sous la protection du réseau Front Line Defenders.

Un enfant meurt dans l’incendie d’un camp de réfugiés en Grèce

24 février - 9h : Un incendie s’est déclaré mardi soir dans le camp de réfugiés de Thiva, à une cinquantaine de kilomètres au nord d’Athènes, et un enfant a été retrouvé mort, ont annoncé les sapeurs-pompiers grecs. Les causes de l’incendie n’étaient pas connues en début de soirée.

Il y a trois jours, deux incendies apparemment accidentels ont détruit deux tentes sans faire de victime dans deux camps, sur l’île de Lesbos et dans le nord de la Grèce. L’hiver, alors que les tentes dans les camps ne disposent que rarement de chauffage, les réfugiés font des feux de bois pour se réchauffer ou utilisent des poêles dans leurs tentes, ce qui provoque régulièrement des accidents.

Grèce : des ONG demandent le départ de Frontex de la mer Egée

18 février - 11h : L’ONG grecque Legal Center Lesvos et l’organisation juridique Front-Lex ont officiellement demandé lundi au directeur exécutif de Frontex, Fabrice Leggeri, « de suspendre immédiatement ou de cesser » les activités de l’agence européenne en mer Egée. Ce dernier a deux mois pour répondre avant que la Cour européenne de justice ne soit saisie, selon un rapport transmis par le Legal Center Lesvos. Les ONG dénoncent les refoulements illégaux de réfugiés pratiqués par Eulex, qui répond en invoquant des « allégations non fondées ».

Grèce : les camps de réfugiés sous la neige

16 février - 12h30 : Les camps de réfugiés des îles grecques de la Mer Egée sous recouverts sous la neige qui est tombée avec une ampleur exceptionnelle.

Heurts entre riverains et réfugiés dans la région de Bihać

10 février - 15h30 : La police du canton d’Una-Sana a indiqué ce mercredi que des heurts s’étaient produits ces derniers jours, les 7 et 8 février, entre des réfugiés et des habitants des villages de Založje et Mali Lug, faisant quatre blessés.

La police croate refoule quatre eurodéputés italiens

31 janvier - 19h : La police croate a refoulé quatre eurodéputés italiens qui voulait visiter la frontière entre Croatie et Bosnie-Herzégovine, dont le vice-président de la Commission des droits civils de l’Union européenne, Pietro Bartolo, par ailleurs ancien élu de l’île de Lampedusa. La police a empêché la délégation, accompagnée de journaliste, de s’approcher et de voir le poste frontière situé dans les bois.

« Que cherchent-ils donc à cacher ? Si les normes internationales sont respectées, comme le prétend le gouvernement croate, pourquoi nous empêcher de passer ? », ont demandé les députés européens. En réponse, les autorités croates ont affirmé que « la présence des parlementaires aurait pu inciter les migrants se trouvant du côté bosnien de la frontière à entreprendre des actions illégales. »

Frontex quitte la Hongrie

29 janvier - 14h30 : « Frontex a suspendu toutes ses activités opérationnelles sur le terrain en Hongrie », a déclaré le porte-parole de la mission européenne, Chris Borowski. « Nos efforts communs pour protéger les frontières extérieures de l’UE ne peuvent réussir que si nous veillons à ce que notre coopération et nos activités soient pleinement conformes aux lois de l’UE. »

Or, le 17 décembre 2020, la Cour européenne de justice (CJUE) a jugé que la politique d’asile pratiqué par la Hongrie avait « manqué à son obligation d’assurer un accès effectif à la procédure d’octroi de la protection internationale », rappelle le site Info Migrants. Autrement dit, la Hongrie empêche les migrants d’accéder au territoire hongrois et de déposer une demande d’asile, ce qui contrevient aux règles internationales.

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Pas de nouveau camp dans le canton de Sarajevo

26 janvier - 23h : Le camp de Blažuj, qui accueille déjà 3000 personnes, n’admettra pas plus de réfugiés et aucun nouveau camp ne sera établi dans le canton de Sarajevo. C’est ce qu’ont décidé ce 26 janvier le ministre de l’Intérieur du canton de Sarajevo, Admir Katica, et le ministre de la Sécurité de Bosnie-Herzégovine, Selmo Cikotić.

Athènes demande à l’UE le retour de 1450 réfugiés en Turquie

25 janvier - 10h : Le ministère grec de l’Immigration et de l’Asile a soumis une demande à la Commission européenne et à Frontex pour le retour immédiat en Turquie, d’où ils sont entrés sur le territoire grec, de 1450 réfugiés (955 à Lesbos, 180 à Chios, 128 à Samos et 187 à Kos) dont la demande d’asile a été rejetée.

L’organisation de défense des droits de l’Homme HIAS Greece note cependant que la procédure actuelle pour l’examen des demandes d’asile ne garantit pas de décision juste et équitable, soulignant que les demandeurs d’asile ne bénéficient pas d’une aide juridique suffisante, tandis que la procédure de recours en deuxième instance est juridiquement compliquée, empêchant les réfugiés de défendre leur droit de séjour dans le pays.

« L’absence d’assistance juridique gratuite se fait au détriment du caractère équitable et efficace de la procédure d’asile dans son ensemble, en particulier compte tenu des délais extrêmement courts de la procédure à la frontière (Border procedure) et des lacunes importantes en matière d’accès à l’aide juridique dès la première instance de la procédure d’asile », déplore HIAS Greece.

Au cours des deux premiers mois de 2020, pas moins de 139 retours forcés en Turquie ont été enregistrés, un processus au point mort depuis le 15 mars 2020, date à laquelle la Turquie a évoqué les difficultés causées par l’apparition de la pandémie de coronavirus.

La Hongrie aurait refoulé plus de 600 réfugiés dans le week-end

25 janvier - 9h30 : Le ministère de l’Intérieur de Hongrie affirme avoir expulsé vers la Serbie, au cours du week-end, 240 personnes qui se trouvaient illégalement sur le territoire hongrois. Dans le même temps, les patrouilles de l’armée et de la police, depuis vendredi, aurait refoulé 373 réfugiés qui tentaient de pénétrer en Hongrie depuis la Serbie.

Descente de police dans le camp de Blažuj, près de Sarajevo

23 janvier - 18h30 : 340 policiers ont perquisitionné, tôt ce samedi matin, le camp de Blažuj, qui abrite quelque 3000 réfugiés, non loin de Sarajevo. Jeudi, de violents affrontements avaient éclaté entre personnes hébergées dans le camp. 17 personnes ont été arrêtées et seront éloignées de Bosnie-Herzégovine.

Les réadmission d’Italie en Slovénie sont « illégales »

21 janvier - 15h : Les réadmission d’Italie en Slovénie sont « illégales » a statué un tribunal de Rome, saisi sur la plainte d’un Pakistanais de 27 ans. Dans ses arrêtés, le tribunal note, le 18 janvier, que « la pratique adoptée par le ministre de l’Intérieur, sur la base d’un accord bilatéral avec la Slovénie, est illégitime sous de multiples aspects ». Avec ces réadmissions qui ouvre une chaîne qui renvoie les réfugiés jusqu’en Bosnie-Herzégovine, le tribunal considère que le gouvernement viole la loi italienne, la Constitution, la Charte européenne des droits fondamentaux ainsi que l’accord bilatéral italo-slovène lui-même.

Violente altercation dans le camp de Blažuj, près de Sarajevo

21 janvier - 11h30 : Deux policiers et un employé de l’Organisation internationale des migrations (OIM) ont été blessés mardi lors d’un incident qui a éclaté dans le camp de Blažuj, près de Sarajevo. Près de 3000 réfugiés sont hébergés dans ce camp, et 2000 auraient participé aux affrontements.

Grèce : un mort et trois disparus au large de Lesbos

19 janvier - 12h30 : Un homme est mort et trois autres sont portés disparus après qu’une embarcation transportant un nombre inconnu de réfugiés a heurté un rocher au sud-est de l’île de Lesbos. Les gardes-côtes grecs ont porté secours à 24 personnes dans la zone et poursuivent leurs recherches.

7210 refoulements de Croatie en Bosnie-Herzégovine en 2020 ?

15 janvier - 18h30 : Selon le ministre de l’Intérieur du canton d’Una-Sana, Nermin Kljajic, qui se base sur les témoignages des réfugiés, la police croate aurait procédé à 7210 refoulement (push-back) en 2020. Le ministre a communiqué ces chiffres lors d’une réunion du Conseil de sécurité de la Fédération, tout en regrettant que la Bosnie-Herzégovine, pour sa part, ne procède pas à des refoulements vers le Monténégro ou la Serbie, pays dont proviennent les personnes refoulées de Croatie.

55 réfugiés secourus en Mer Adriatique et ramenés en Albanie

12 janvier - 15h30 : 55 réfugiés syriens, dont des enfants, qui tentaient de rallier l’Italie en traversant la Mer Adriatique en pleine tempête ont été secourus samedi et ramenés en Albanie, alors qu’ils dérivaient sur un canot pneumatique au large de la côte albanaise, précise la police côtière de Vlora. « Le sauvetage et l’évacuation des personnes à bord s’est déroulé dans de très mauvaises conditions, au milieu d’une tempête et de hautes vagues », précise le communiqué des autorités. Seize des passagers, dont trois enfants, ont été hospitalisés, et les autres ont été conduits dans un centre d’accueil.

Bosnie-Herzégovine : 200 réfugiés de Lipa logés sous des tentes militaires

9 janvier - 15h : 200 des 700 réfugiés qui tentent de survivre sur le site de l’ancien camp de Lipa ont trouvé un abri dans les tentes dressés par les forces armées de Bosnie-Herzégovine. L’eau potable et l’électricité devraient être assurés ce week-end, tandis que des volontaires de la Croix Rouge dressent un grand barnum dans lequel seront servis les repas.

La survie dans le camp de Lipa

6 janvier - 19h :

Bosnie-Herzégovine : la Croix rouge sert un premier repas à Lipa

5 janvier - 16h : Pour la première fois depuis qautre jours, les quelque 700 réfugiés qui se trouvent sur le site de l’ancien camp de Lipa ont reçu un repas chaud ce mardi, servi par la Croix Rouge.

La Commission européenne débloque 3,5 millions d’euros

3 janvier - 22h30 : La Commission européenne a annoncé ce dimanche qu’elle débloquait 3,5 millions d’euros pour les réfugiés en Bosnie-Herzégovine. Dans son communiqué, la Commission mentionne les « 1700 personnes » qui survivent dans des conditions indignes dans le canton d’Una-Sana, et particulièrement les 900 réfugiés de l’ancien camp de Lipa. La Commission évoque 800 autres personnes, « dont des enfants », qui survivraient dans les squats, un chiffre qui, pour le coup, semble bien sous-évalué.

Bosnie-Herzégovine : pas de solution en vue pour les réfugiés de Lipa

3 janvier - 14h30 : Les quelque 700 à 900 réfugiés qui survivent sur le site de l’ancien camp de Lipa, détruit par un incendie le 23 décembre, y resteront « tant qu’un accord sur la répartition du poids des migrants » entre les différentes entités du pays n’aura pas été trouvé. Dans l’immédiat, l’armée installe des tentes, mais tout espoir d’une réouverture du centre collectif de Bira s’éloigne, les autorités du canton d’Una-Sana y étant hostile.

Ce dimanche 3 janvier, le ministre de la Sécurité de Bosnie-Herzégovine, Selmo Cikotić, a visité le site sans pouvoir apporter de réponses nouvelles, malgré les objurgations des ambassadeurs européens en Bosnie-Herzégovine.

Bosnie-Herzégovine : les ambassadeurs de l’UE expriment leur indignation

2 janvier - 18h30 : Les ambassadeurs de l’UE, d’Autriche, d’Allemagne et d’Italie ont rencontré ce samedi le ministre bosnien de la Sécurité afin manifester leur indignation, alors que des centaines de réfugiés sont forcés de passer plusieurs nuits dehors faute de lieu pour les accueillir après l’incendie du camp de Lipa, le 23 décembre.

« La situation est inacceptable », a déclaré le chef de la délégation européenne en Bosnie-Herzégovine, Johann Sattler. « La vie et les droits humains de centaines de personnes sont sérieusement en danger. »

Les ambassadeurs demandent aux autorités bosniennes d’« agir urgemment » et de construire un nouveau camp sur le site de Lipa « aussi vite que possible ». La Bosnie-Herzégovine, rappellent-ils, a reçu 85,5 millions d’euros de l’UE pour assister les réfugiés présents sur le territoire.

En 2020, 4400 réfugiés refoulés d’Italie en Slovénie

2 janvier - 9h : Selon la direction de la police de Trieste, en 2020, au moins 4400 personnes ont été refoulées d’Italie vers la Slovénie. Le député radical italien Riccardo Magi dénonce une « chaîne de refoulements », qui renvoie les exilés d’Italie en Slovénie, de Slovénie en Croatie, de Croatie en Bosnie-Herzégovine ».

Le ministère de l’Intérieur italien confirme la bonne coopération entre les polices et des pratiques de « réadmissions sans formalités » d’un pays à l’autre, dont devraient pourtant être exclus les potentiels demandeurs d’asile. Or, un accord bilatéral italo-slovène datant des années 1990 permet aux deux pays de s’exonérer même des garanties prévues dans le Traité de Dublin.

Bosnie-Herzégovine : l’appel au secours des réfugiés de Lipa

1er janvier 2021 - 16h30 : Quelques 200 réfugiés qui ont été renvoyés sur le site de l’ancien camp de Lipa, près de Bihać,après deux jours d’errance à travers la Bosnie-Herzégovine, ont manifesté, demandant l’aide des organisations internationales non gouvernementales.

Les migrants ont passé la nouvelle année en plein air, après avoir été renvoyés à LIpa le 30 décembre. 40 camions avec des tentes militaires sont arrivés à Lipa, sur décision de la présidence de Bosnie-Herzégovine.