Législatives en Albanie : les attentes de ceux qui sont revenus au pays

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En 2019, 12% des Albanais ont quitté leur pays. Mais à côté de ceux qui partent, il y a aussi ceux qui rentrent. Après des années d’exode, comment voient-ils la situation de leur pays ? Et qu’espèrent des élections de dimanche ? Portraits croisés de trois électeurs revenus de l’étranger.

Par Nina Šćepanović et Marion Roussey Eduard Hysenay avait vingt ans quand il a quitté l’Albanie. Un diplôme d’économie en poche, il est parti rejoindre sa tante en Italie. « C’était la destination rêvée pour la plupart des gens ici », explique-t-il en allumant une cigarette. « Même avant le communisme, l’Albanie a toujours été tournée vers l’Italie voisine : que ce soit les chaînes de télévision, les films ou la première langue étrangère apprise à l’école. » Avec sa femme et son fils, Ervin Xoxha vit à Tirana et conduit des groupes de touristes à travers les Balkans. Mais la pandémie a fermé les frontières et ralenti le tourisme. Résultat, depuis (...)

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