Albanie : violences symboliques et impasse politique

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Chaque semaine, des heurts éclatent devant le Parlement, mais en réalité, les partis d’opposition pourraient bien finir par passer un compromis avec Edi Rama. La bourgeoisie albanaise et ses protecteurs internationaux ont besoin de l’illusion de stabilité que représente un système bipartite, même si c’est en réalité toute la classe politique qui est discréditée...

Traduit par Chloé Billon À la fin de l’année 2018, toute l’Albanie a été frappée par l’ampleur et la force politique du mouvement étudiant. En quelques semaines, ce qui avait commencé comme une petite manifestation contre une décision du gouvernement, d’apparence presque anodine, s’est transformée en un vaste mouvement remettant en question tout le projet de réforme néolibérale de l’éducation. De nombreux citoyens ont exprimé leur solidarité avec les étudiants, leur demandant d’approfondir leurs revendications, remettant en cause tout le système existant, qui repose sur des liens structurels entre l’oligarchie économique et l’establishment (...)

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