Albanie : comment le néo-libéralisme a détruit la démocratie

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Bonnet blanc et blanc bonnet. Depuis la chute du régime communiste, le Parti socialiste et le parti démocratique se partagent le pouvoir, appliquant chacun leur tour la même politique néolibérale, sous la coupe d’oligarques et de puissants réseaux criminels. Le jeu démocratique paraît aujourd’hui tellement biaisé en Albanie que plus personne n’y croit. Même l’Union européenne n’est plus audible. Analyse.

Par Artan Sadiku (ce texte a initialement été publié, traduit en serbo-croate, dans Bilten) Ces dernières semaines, l’opposition en Albanie a organisé une série de manifestations violentes contre le gouvernement d’Edi Rama. Hormis le grand mouvement étudiant de cet hiver, dont les demandes ont été partiellement satisfaites, la vie politique suivait son cours dans un calme relatif depuis les élections législatives du printemps 2017. Les débats parlementaires étaient néanmoins quasiment inexistants, pour deux raisons au moins. La première, c’est que l’opposition, le Parti démocratique (PD, centre droit) ne considère pas l’Assemblée nationale (...)

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