La question des crimes commis durant les guerres yougoslaves et du génocide de Srebrenica n’en finit pas de diviser le Monténégro. La ligne de clivage passe même au travers des partis de l’actuelle majorité. Ces clivages ont été réactivées après la mort de Ratko Mladić.
Pour la troisième fois depuis son élection à la présidence du parlement fin octobre 2023, le très pro-serbe Andrija Mandić sera confronté à une motion de destitution, lors d’une session spéciale convoquée le 24 septembre, après les condoléances qu’il a adressé à la famille du criminel de guerre Ratko Mladić sur les réseaux sociaux.
« Je viens de présenter mes condoléances à Darko Mladić, en mon nom propre et au nom de la Nouvelle démocratie serbe (Nov Srspka Demokratija), suite au décès de son père, le général Ratko Mladić », avait annoncé Andrija Mandić sur le réseau X. Le contenu précis du télégramme de condoléances adressé par le président du Parlement suite au décès de cette personne condamnée pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide reste inconnu.
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