Donika Emini, chercheuse associée à l’Université de Graz, analyse les stratégies de Vetëvendosje et de l’opposition, les responsabilités dans le blocage et les risques qu’une crise prolongée fait peser sur les institutions du pays.
Radio Evropa e Lirë (REL) : Pour l’instant, aucune démarche concrète en faveur d’un accord politique ne semble se profiler. Les partis d’opposition, le PDK, la LDK et l’AAK, ont même décliné l’invitation de la présidente par intérim à une rencontre. Que dit cette situation de l’ampleur de la crise politique ?
Donika Emini (D.E.) : Pour le moment, l’impression qui se dégage est celle de partis politiques campés sur leurs positions, sans véritable disposition au compromis ni à l’ouverture de négociations. Le fait que les partis d’opposition aient décliné l’invitation à une rencontre constitue un signe clair que la crise dépasse largement la seule question de la formation du gouvernement. En réalité, le problème ne se limite pas à la mise en place du gouvernement, que Vetëvendosje pourrait parvenir à former assez facilement. Le véritable nœud de la crise se situe autour de l’élection du président de la République. C’est sur ce terrain que persistent les mêmes désaccords politiques que ceux observés depuis février 2025. Autrement dit, aucun rapprochement significatif des positions n’est apparu ces derniers jours.
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