«Malheur au peuple qui engraisse ses prairies de son propre sang.» C’est par ces mots que s’ouvre Exodus 1945: Notre sang (Exodus 1945: Naša kri). Avec plus de 25 000 entrées en quelques jours, le film a reçu la zlata rola («Bobine d’or»), une distinction prestigieuse décernée aux productions qui franchissent ce seuil symbolique. Depuis sa sortie en salles, le 20 février, il a continué à caracoler en tête du box office slovène.
Le film retrace la fuite, le 6 mai 1945, des domobranci — les collaborateurs slovènes des nazis, membres de la Garde nationale — et de nombreux civils de Ljubljana vers la Carinthie autrichienne, alors sous contrôle britannique, à bord d’un train sanitaire. Le Studio Siposh assure qu’il ne s’agit pas d’un film sur les domobranci et les partisans, mais sur le destin d’hommes et de femmes ordinaires emportés par le tourbillon de l’Histoire. Une intention qui n’empêche pas l’œuvre de raviver un débat toujours brûlant en Slovénie.
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