Référendum en Islande : Reykjavík, marraine de Zagreb, Ljubljana et Podgorica

Premier État indépendant à avoir reconnu les indépendances de la Croatie, de la Slovénie et du Monténégro, l’Islande occupe une place singulière dans le démantèlement de la Yougoslavie.

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Référendum en Islande : Reykjavík, marraine de Zagreb, Ljubljana et Podgorica

Le 24 janvier 2025, dans une Arena de Zagreb chauffée à blanc avant la rencontre entre la Croatie et l’Islande au Mondial de handball, une drôle de banderole est discrètement déployée par les supporters locaux en bas d’un virage. Le message est en anglais : « Merci, l’Islande. 19/12/1991 Les Croates n’oublieront pas ». Le match, remporté par la sélection au damier (32-26), se déroule dans une ambiance festive et cordiale avec les centaines d’Islandais venues soutenir leur équipe dans la capitale croate.

L’amitié croato-islandaise n’a, en théorie, rien d’évident, mais c’est oublier le rôle symbolique et géopolitique joué par l’île volcanique au moment de la lente dissolution de la Yougoslavie dans les années 1990 et 2000. En effet, l’Islande est le premier État indépendant, membre de l’Onu, à avoir reconnu les indépendances de la Croatie et de la Slovénie le 19 décembre 1991, proclamées six mois plus tôt, ainsi que celle du Monténégro le 8 juin 2006, cinq jours seulement après son adoption par le Parlement.

Une diplomatie islandaise offensive

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