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Le président croate, Franjo Tudjman ne s’est pas prononcé, pendant des semaines, à propos de l’intervention de l’OTAN en Yougoslavie, puis il a fait deux déclarations publiques qui ont attiré l’attention, bien que l’OTAN ait essayé de ne pas les remarquer. Il est vrai que Tudjman n’est pas un homme dont l’opinion sur les problèmes politiques majeurs dans la région sont vraiment dignes de mérites, étant donné que ces dernières années, les positions qu’il a prises ne crédibilisent pas ses déclarations à venir. Mais aujourd’hui, alors que la situation dans la région est devenue si compliquée suite à l’intervention de l’OTAN, qu’il semble beaucoup plus difficile d’en sortir qu’il était de s’y impliquer, l’homme directement responsable du développement dans cette région, évite de donner son opinion, ce qui ressemble plus à se mettre la tête dans le sable qu’à prendre une position de principe.
La Mission de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a rendu public mardi dernier [le 25 mai 1999, ndlt] le fait que 72 partis politiques et 10 candidats indépendants s’étaient inscrits du registre des candidats pour les prochaines élections locales en Bosnie-Herzégovine. Le 21 mai, date limite accordée par l’OSCE, 27 partis politiques et 7 candidats indépendants avaient déposé leurs dossiers d’inscription. Ces candidats sont tous des nouveaux venus dans la politique, quoique certains aient déjà participé à des élections mais sans avoir jamais gagné un seul mandat. Les partis politiques et les candidats ayant gagné au moins un mandat au cours des dernières élections n’ont eu qu’à confirmer leurs candidatures pour les élections à venir. Ils sont au nombre de 45 partis politiques et 3 candidats indépendants.
Savoir où se trouve actuellement l’intelligencia du Kosovo est une question compliquée. Elle a désormais plus de sens si on prend les mots au pied de la lettre et si l’on s’interroge sur la situation physique des individus, que sur leurs déclarations et prises de positions. Dans des conditions normales, analyser l’intelligencia en tant que groupe social aurait une toute autre signification et concernerait l’engagement créatif et civique de ses membres dans leur appréhension des valeurs universelles. Pourtant pendant les mois et les semaines de ce printemps, l’exode que vivent les Albanais du Kosovo n’a pas épargné les intellectuels. Bien au contraire. Eux aussi ont été violemment chassés de leurs foyers, sont devenus des vagabonds, des personnes déplacées, vivant dans des camps de l’aide humanitaire ou bien dans les maisons de leurs cousins et amis.