Il voulait un mandat sans éclat. Son intention proclamée était de gouverner loin des projecteurs. Durant ses cent premiers jours, le Premier ministre Janez Janša a su se faire discret, cherchant à rester autant que possible en retrait. En somme, il a tout mis en œuvre pour ne pas « faire du Janša », ne pas occuper le devant de la scène, afin de ne pas attiser la colère de ses adversaires ni enflammer la rue.
Un Janša inhabituel donc, peut-être entouré de conseillers plus compétents que lors de ses précédents passages au pouvoir, mais qui, dans les faits, n’a pas renoncé à sa volonté de réformer radicalement le pays et de le mener vers cette « Seconde République » dont il rêve depuis des décennies.
Un changement de cap s’est immédiatement opéré en politique étrangère. La Slovénie, autrefois l’une des voix les plus critiques à l’égard d’Israël, s’est soudainement muée en allié à toute épreuve de l’État hébreu. Ce rapprochement a été concrétisé par l’ouverture d’une ambassade israélienne à Ljubljana et par la visite du ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de la capitale pour protester. Une mobilisation importante, certes, mais insuffisante pour déstabiliser l’exécutif.
Découvrez tous les contenus du Courrier des Balkans.
le premier mois puis 8€ par mois
Je m'abonneRésiliable à tout moment en quelques clics
- Un journal 100% indépendant
- Accédez à des fonctionnalités exclusives
- Explorez +10 ans d’archives sur les Balkans
Vous avez déjà un compte ? Se connecter



