(Avec Slovenia Times, Mladina) – Dans une interview au quotidien israélien Israel Hayom, le nouveau Premier ministre slovène Janez Janša, dont la victoire au finish doit beaucoup aux influences israéliennes a proposé de transférer l’ambassade de Slovénie en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem et de geler la reconnaissance de la Palestine. Ces provocations ont suscité de vives réactions tant au niveau national qu’international. Même les alliés politiques du Premier ministre expriment leurs craintes face à des mesures qui rompraient avec le consensus européen.
Pour sa part, la Présidente Nataša Pirc Musar a réagi fermement, indiquant qu’elle considérait ce transfert potentiel comme une violation du consensus international sur le statut de Jérusalem. Or, en vertu de la législation slovène, l’ouverture et la fermeture des représentations diplomatiques relèvent de l’autorité présidentielle, ce qui signifie que le pouvoir exécutif ne peut pas transférer unilatéralement la mission. « La Slovénie a reconnu l’État de Palestine le 4 juin 2024 », a rappelé la présidence, ajoutant qu’elle « continue de considérer [cette décision] comme la bonne aujourd’hui ». Nataša Pirc Musar, qui a ouvertement accusé Israël de génocide à Gaza, a réaffirmé qu’une solution à deux États est la seule voie vers une paix juste et durable.
L’UE a également clarifié sa position. « L’UE et ses États membres continueront de respecter le consensus international sur Jérusalem… y compris sur l’emplacement des représentations diplomatiques », a déclaré le porte-parole de la Commission, Anouar El Anouni. Il a cité la résolution 478 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle les pays à retirer leurs missions diplomatiques de la ville.
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