Huit jours après sa désignation par le président Nicușor Dan pour former un gouvernement, Adrian Veștea n’a pas réussi à obtenir la confiance du Parlement, réuni lundi soir après une journée de négociations intense et indécise. Le cabinet proposé par l’actuel président du conseil du Județ de Brașov, exclu du Parti national libéral (PNL) dimanche après avoir proposé la majorité des portefeuilles ministériels au Parti social-démocrate (PSD), n’a recueilli que 189 voix alors qu’il lui en fallait au moins 233. Première force parlementaire, le PSD lui a logiquement apporté son soutien, tout comme une partie des élus du PNL ainsi que le Groupe parlementaire des minorités nationales (GPMN). En revanche, il n’a pas reçu les faveurs de la majorité des représentants du PNL, de l’Union Sauvez la Roumanie (USR) ni de l’Union démocratique magyare de Roumanie (UDMR).
Ce chapitre est venu clore le premier épisode d’une crise née du renversement du gouvernement du libéral Ilie Bolojan par une motion de censure conjointement déposée par le PSD et l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR, extrême droite), le 5 mai dernier. Il faisait également suite à l’échec de la solution « technocratique » portée par le député européen démocrate Eugen Tomac, poussé à la démission au bout de dix jours de pourparlers infructueux. « Je n’ai pas demandé cette position pour obtenir une fonction, mais je l’ai acceptée parce que le pays a besoin de stabilité, et non de blocage », a déclaré après son revers Adrian Veștea, qui fut ministre du développement, des travaux publics et de l’administration dans le gouvernement du social-démocrate Marcel Ciolacu entre juin 2023 et décembre 2024.
La fin du cordon sanitaire ?
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