Depuis le 28 juillet, la Moldavie est en état d’alerte hydrique pour une durée de trente jours à cause du niveau exceptionnellement bas du fleuve, qui fournit environ 80 % de l’eau consommée dans ce pays. L’absence prolongée de précipitations dans les Carpates ukrainiennes, où il prend sa source, explique ce phénomène qui permet, par endroits, de le franchir à gué. Le niveau du lac d’accumulation de Novodnistrovsk, situé en Ukraine, ne cesse de baisser depuis le début de l’été. Lundi 3 août, il était alimenté par seulement 41 mètres cubes d’eau par seconde tandis qu’il en déverse 85 dans le fleuve depuis vendredi, soit 15 de moins qu’en temps ordinaire. Cette mesure d’économie est censée rester en vigueur jusqu’à la mi-août.
Selon les prévisions des météorologues, il faut s’attendre à ce que le Dniestr descende encore de 10 à 15 centimètres dans les prochains jours. Du 29 au 31 juillet, son débit était de 35 à 40 % inférieur à la moyenne de la saison entre Naslavcea et Dubăsari et même de 25 à 30 % entre Dubăsari et Tudora. « En un mois seulement, le niveau du lac d’accumulation [de Novodnistrovsk] a baissé de plus d’un mètre, affirmait Gheorghe Hajder, ministre de l’environnement, lundi sur Facebook, appelant à une consommation raisonnable de l’eau. Il est important de retenir que, si l’eau arrive à un seuil critique, le déversement [dans le Dniestr] sera strictement limité au volume qui entre dans le lac. »
La situation du Danube accroît la crise énergétique
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