Radio Slobodna Evropa

« La maison du souvenir et de l’oubli » : Filip David s’interroge sur les origines du mal

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Kafka et Hannah Arendt, la culpabilité et le besoin de consolation. Milošević et les années 1990, Vučić, la Russie et le néolibéralisme. Le sol et le sang, le Mal, le piège des identités et l’absence de résistance civile... Filip David vient de publier aux éditions Laguna son troisième roman, Kuća sećanja i zaborava (La maison du souvenir et de l’oubli). Entretien avec l’un des plus grands intellectuels de Serbie.

Propos recueillis par Dušan Komarčević Radio Slobodna Evropa (RSE) : Dans La maison du souvenir et de l’oubli, quasiment tous les personnages s’interrogent sur la nature et l’origine du mal. C’est une question qui vous a préoccupé tout au long de votre carrière d’écrivain. D’où vous est venue l’idée d’y revenir une fois encore ? Filip David (F.D.) : C’est exact. Selon moi, c’est l’une des thématiques principales de notre époque. Si je pense à ma vie – je suis né en 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale -, et à tout ce qui s’est passé jusqu’à aujourd’hui, tout ça est une bataille pour maîtriser le mal, à l’intérieur des hommes et autour d’eux. Mon (...)

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