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Balkans : comment les pouvoirs manipulent l’historiographie pour légitimer leurs politiques

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Dans les Balkans, l’État a toujours étroitement contrôlé l’enseignement de l’Histoire, élément essentiel dans la construction nationale. En éditant le contenu des manuels scolaires, le pouvoir entretient les mythes et la vérité historique qu’il choisit. Après les tragiques années 1990, la divergence d’interprétation de l’Histoire doit être objet de débat et non de controverse si l’on souhaite une réconciliation durable dans l’ancienne Yougoslavie. Entretien avec Dubravka Stojanović, professeur d’Histoire à l’université de Belgrade.

Par Tamara Opačić La disparition de la Yougoslavie a eu pour conséquence la fin d’une vision commune de l’Histoire, basée sur la glorification du camarade Tito, l’exaltation de l’héroïsme de ses compagnons de lutte et l’amour entre les peuples frères. Les années 1990 ont vu émerger sur fond de guerre, de nouveaux manuels scolaires d’histoire. Tout comme les manuels du régime précédent, ceux-ci ne servaient qu’un objectif : légitimer le nouveau contexte historique. Retrouvez notre cahier : Batailles de l’histoire dans les Balkans Un cahier de 112 pages, 8 euros Même si le contenu pédagogique a été modifié au cours des vingt dernières années (...)

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