Grèce : le covid-19, un prétexte pour réprimer les mouvements sociaux ?

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Athènes était encore une fois en état de siège ce dimanche. Le gouvernement conservateur ne voulait pas laisser la gauche grecque commémorer, comme chaque 6 décembre, le meurtre du jeune anarchiste Alexis Grigoropoulos, tué par la police en 2008. Une centaine de personnes ont été arrêtées.

Par Fabien Perrier Dimanche 6 décembre avait lieu la commémoration annuelle de la mort d’Aléxis Grigoropoulos, ce jeune anarchiste de 15 ans abattu en 2008 par un policier dans le quartier étudiant d’Exarcheia, à quelques centaines de mètres de l’École polytechnique d’Athènes, symbole de la chute de la dictature des colonels. Mais cette année, aucune cérémonie officielle n’a pu avoir lieu et il était même impossible de se rendre sur la stèle érigée en son honneur. Comme pour les commémorations du 17 novembre, le gouvernement conservateur de Kyriákos Mitsotákis avait promulgué un décret interdisant les rassemblements de plus de quatre personnes. (...)

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