Les dernières infos • réfugiés Balkans : manifestation devant le camp de Miral, en Bosnie-Herzégovine

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La « route des Balkans » est théoriquement fermée depuis mars 2016. Pourtant, des milliers de réfugiés continuent d’avancer sur les routes de la région, malgré les murs de barbelés et les frontières fermées. C’est aujourd’hui la Bosnie-Herzégovine qui s’impose comme une étape privilégiée pour tenter d’accéder à la Croatie et au territoire de l’UE. Retrouvez toutes nos infos en continu et en accès libre.

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Par la rédaction

Bosnie-Herzégovine : les réfugiés manifestent au camp de Miral

18 février —17h30 : Dénonçant leurs conditions de vie dans le camp et les violences de la police croate quand ils tentent de franchir la frontière, les réfugiés ont scandé « liberté ! », « rendez-nous notre argent ! », ou encore « arrêtez de nous battre ! » La manifestation, à l’entrée du camp de Miral, qui héberge quelque 600 réfugiés, s’est déroulée calmement samedi 15 février, malgré quelques heurts avec la police cantonale.

Macédoine du Nord : 53 migrants retrouvés à l’arrière d’un camion

14 février — 9h45 : La police macédonienne a découvert 53 migrants entassés dans un camion lors d’un contrôle de routine près de Valandovo, dans le sud-est du pays, près des frontières avec la Grèce et la Bulgarie. Le chauffeur, soupçonné de faire partie d’un gang de trafiquants, a été arrêté.

Parmi les migrants, 37 Afghans, 12 Pakistanais, deux Indiens, un Irakien et un Égyptien. Ils seraient entrés illégalement sur le territoire macédonien depuis la Grèce, précise la police. Ils ont été placés dans les centres de rétention de Skopje et Gevgelija, à la frontière grecque, dans l’attente de leur procès.

Au cours des trois premières semaines de janvier, 1365 migrants irréguliers ont été interceptés. En 2019, la police macédonienne indique en avoir empêchés près de 25 000 de franchir illégalement son territoire.

Fin du sit-in à la frontière serbo-hongroise et retour aux camps

7 février — 12h : Après leur tentative avortée de franchir la frontière serbo-hongroise et d’entrer dans l’Union européenne, les centaines de migrants qui ont organisé un sit-in au pied du point de passage de Kelebija-Tompa ont fait demi-tour ce vendredi à l’aube et se sont rendus en autocars dans des camps en Serbie.

Jeudi soir, le ministre serbe de la Défense, Aleksandar Vulin, s’est rendu sur les lieux et a accusé « diverses ONG » d’inciter les migrants à traverser la frontière, assurant que Belgrade ne voulait « pas de problèmes avec ses voisins ».

Selon le Centre de protection de l’asile, plus d’un millier de personnes en Serbie essaient chaque jour de passer à l’Ouest. Rien qu’en janvier, la Hongrie a enregistré 3400 tentatives illégales de traverser la frontière.

Des centaines de migrants organisent un sit-in à la frontière serbo-hongroise

6 février — 17h30 : Environ 300 réfugiés sont arrivés ce jeudi vers 16h au poste-frontière de Kelebija, entre la Serbie et la Hongrie. La plupart viennent de Syrie et d’Afghanistan. Beaucoup d’enfants se trouvent parmi eux.

Les réfugiés ont organisé un sit-in et ne bougeront pas tant qu’on ne les laissera pas poursuivre leur route, affirment-ils. Sur leurs pancartes, on peut lire : « Nos enfants méritent mieux », « Nous sommes des réfugiés, pas des criminels », « Nous fuyons la guerre, pas la faim ».

Avec cette manifestation pacifique, ces réfugiés bloqués des mois en Serbie espèrent obtenir l’ouverture de la frontière et poursuivre leur route plus loin vers l’Europe occidentale. La marche a été organisée via un groupe Facebook fermé. D’autres réfugiés se sont mis en route depuis la ville de Subotica en direction de la frontière serbo-hongroise, où deux bus de police les attendaient. La frontière de Kelebija a depuis été fermée.

La justice expulse de Serbie deux volontaires de No Name Kitchen

© Facebook / No Name Kitchen

6 février — 13h : Deux volontaires étrangers de l’ONG humanitaire No Name Kitchen (NNK) ont reçu l’ordre de la justice serbe de quitter le territoire suite à une altercation avec des membres de l’organisation nationaliste Sokoli (« les faucons ») dans une usine abandonnée de Šid, Grafosrem, où des migrants passaient leurs journées.

Les faits se sont déroulés le 25 janvier. Les volontaires de NNK assurent que les membres des Sokoli ont détruit des biens appartenant aux migrants, mais les accusés ont répondu qu’ils ne faisaient que nettoyer les lieux à la demande de la municipalité de Šid. Suite à un second incident survenu le 1er février, les volontaires et les jeunes « tchétniks » se sont rendus à la police.

Le tribunal de Srmeska Mitrovica a donné raison aux membres des Sokoli. Quant aux deux volontaires de NNK, Adalberto Parenti et Leonie Sofia Neumann, il doivent quitter la Serbie d’ici le 7 février.

Quatre inculpés pour mauvais traitements de migrants en Macédoine du Nord

4 février — 10h : Les autorités de Macédoine du Nord ont inculpé le 3 février trois Pakistanais et un ressortissant macédonien accusés d’avoir infligé à douze migrants des traitements « particulièrement humiliants et cruels ». Les victimes, parmi lesquelles deux enfants, venaient d’Inde, d’Afghanistan et du Pakistan. Elles avaient été détenues dans une maison pendant deux semaines au mois d’octobre 2019.

Selon le Parquet, l’un des migrants a pu contacter des proches qui ont signalé le cas aux autorités serbes, qui elles-mêmes ont informé la police de Macédoine du Nord. Les trois Pakistanais détenus risquent jusqu’à huit ans de prison. Quant au ressortissant macédonien, il a été assigné à résidence.

Nouvelle manifestation à Lesbos : des heurts éclatent entre la police et des réfugiés

3 février — 17h30 : Dans la matinée de lundi, la police grecque a empêché la tenue d’une manifestation de réfugiés du camp de Moria et des incidents ont éclaté. Environ 2000 personnes se sont rassemblés vers 10h30 avec l’objectif de rallier Mytilène, le chef-lieu de l’île de Lesbos, pour protester contre leurs conditions de vie dans le camp surpeuplé.

Selon les médias locaux, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène contre des manifestants qui tentaient de briser le cordon de police établi sur la route principale qui relie Moria à Mytilène. Les affrontements se sont poursuivis alors que la marche tentait de rejoindre le chef-lieu de l’île.

Des femmes manifestent contre les conditions inhumaines au camp de Moria

3 février — 9h30 : 500 femmes et enfants du camp de Moria et de la « jungle » des oliveraies qui entoure le camp ont marché jeudi 30 janvier du camp jusqu’à Mytilène, chef-lieu de l’île, pour protester contre les conditions de vie inhumaines à Moria et les retards considérables dans le traitement des demandes d’asile.

Arrivées à Mytilène, les manifestantes ont fait un sit-in bloquant l’accès aux quais et se sont ensuite rassemblées à la place Sapho, la place centrale, pour lancer « Moria, Not Good » avant de rentrer au hot-spot de Moria.

Au large de Lesbos, Athènes veut un « mur flottant » pour stopper les migrants

30 janvier — 17h : Athènes voudrait installer un système de barrages flottants de 2,7 km de long au large de Lesbos. « Cette proposition marque une escalade alarmante dans les efforts continus du gouvernement grec de rendre le plus difficile possible l’arrivée des demandeurs d’asile et des réfugiés sur ses côtes et entraînera encore plus de danger pour ceux qui recherchent désespérément la sécurité », a réagi Massimo Moratti, le directeur de la recherche pour l’Europe d’Amnesty International.

« Ce plan soulève de sérieuses questions sur la capacité des sauveteurs à continuer de fournir une aide vitale aux personnes en danger qui tentent de traverser la mer vers Lebbos. Le gouvernement doit de toute urgence clarifier les détails opérationnels et garantir que ce système ne coûtera pas de vies supplémentaires. » Le système de barrage flottant devrait mieux sécuriser les frontières maritimes et empêcher les arrivées des demandeurs d’asile et des réfugiés. En 2019, la Grèce a compté près de 60 000 arrivées par la mer, soit près du double du nombre total d’arrivées par la mer en 2018. Entre janvier et octobre, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a enregistré 66 décès sur la route de la Méditerranée orientale.

Une Tunisienne arrêté à Sarajevo pour trafic

30 janvier - 11h30 : La SIPA a arrêté, sur requête du Parquet de Bosnie-Herzégovine, une ressortissante tunisienne dans la région de Sarajevo. Elle est accusée d’avoir, avec son mari, fait passer des migrants et des réfugiés. Son mari avait précédemment été arrêté, mais la femme était soupçonnée d’exercer des pressions sur de potentiels témoins.

5000 migrants et réfugiés se trouvent actuellement dans les camps établis en Bosnie-Herzégovine, et 2000 seraient dans les squats. Le nouveau ministre de la Sécurité, l’oligarque bosniaque Fahrudin Radončić, promet une politique de « fermeté ».

60 réfugiés tentent de franchir la frontière hongroise, la police tire

Le poste-frontière de Horgoš-Reske 2
© pannonrtv.com

28 janvier - 12h : Selon la police hongroise, un groupe d’une soixantaine de migrants a tenté de franchir ce mardi matin vers 5h30 la clôture de barbelés à la frontière entre la Serbie et la Hongrie à hauteur du passage de Horgoš-Reske 2. Les gardes-frontières hongrois ont alors tiré en l’air des coups de semonce.

Quatre personnes ont été arrêtées, selon un communiqué de la police hongroise. Suite à cet incident, la frontière de Horgoš-Reske 2 a été momentanément fermée.

Le Parlement européen étrille la Croatie pour sa politique envers les réfugiés

14 janvier - 14h30 : Lors de sa séance plénière de ce mardi, en présence du Premier ministre Andrej Plenković, dont le pays assure la présidence du Conseil de l’Union, le Parlement européen a vivement critiqué la politique de la Croatie à l’égard des migrants et des réfugiés. « Il y a eu 10 000 expulsions illégales en 2018, et 25 000 l’an dernier », a dénoncé la députée Malin Björk (Gauche Unie européenne, Suède), qui s’est rendue sur le terrain. Ska Keller (Verts, Allemagne) a dénoncé les violences commises par la police croate, estimant qu’elles étaient « inacceptables de la part d’un pays membre de l’UE ». « Les frontières croates sont des frontières. Ce qui s’y passe relève de notre responsabilité à tous. Nous n’allons pas fermer les yeux », a ajouté la présidente du groupe des Verts au Parlement européen.

Andrej Plenković s’est défendu en assurant que son pays « respectait les lois », ajoutant que le problème tenait « au contrôle des frontières extérieures de l’Union, principalement entre la Grèce et la Turquie ».

Au moins douze morts dans un naufrage en Grèce

DR

11 janvier - 14h30 : Au moins douze migrants ont péri samedi dans le naufrage de leur bateau en mer Ionienne, rapportent les garde-côtes grecs. L’embarcation, qui transportait une cinquantaine de personnes, a coulé au large de l’île de Paxos, au sud de Corfou, alors qu’elle tentait probablement de gagner l’Italie.

Bosnie-Herzégovine : 80 passeurs de migrants condamnés en deux ans

9 janvier - 11h : En 2018 et 2019, la justice bosnienne a inculpé plus de 100 personnes pour trafic d’êtres humains. Sur les 60 jugements donnés par la Cour de Bosnie-Herzégovine au cours de ces deux années, près de 80 personnes ont été condamnées. Les sentences vont de la prison avec sursis à de la prison ferme, et des amendes.

La plupart des passeurs ont été arrêtés dans la région de Trebinje, dans le sud-est du pays. La majorité sont des citoyens bosniens. La plupart des passeurs étrangers sont des ressortissants de Serbie ou du Monténégro.

La Grèce établit sa liste de « pays surs »

3 janvier - 17h30 : Le gouvernement grec a rendu publique une liste de pays d’origine considérés comme étant « surs » et dont les ressortissants ne sont donc pas appelés à demander l’asile en Grèce, conformément à l’article 87 de la nouvelle loi sur l’asile de 2019. Il s’agit du Ghana, du Sénégal, du Togo, de la Gambie, du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de l’Albanie, de la Géorgie, de l’Ukraine, de l’Inde et de l’Arménie.

Alors que les réfugiés sont de plus en plus nombreux à arriver de Grèce ces derniers mois, le gouvernement conservateur entend pratiquer une politique « dissuasive ».