Réfugiés sur la route des Balkans : le règne de la violence et du silence

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Des exilés tués dans les camps financés par l’UE, maltraités et marqués à la peinture par la police croate, des camps de réfugiés qui ressemblent de plus en plus à des « camps de concentration »… La situation ne cesse de se détériorer tout au long de la route des Balkans. Entretien avec la journaliste Nidžara Ahmetašević.

Traduit par Jad (article original) Nidžara Ahmetašević est journaliste. Elle collabore notamment avec Al-Jazeera Balkans et Kosovo 2.0. Elle suit depuis de longues années la question des migrations et de la « route des Balkans ». H-alter (A.H) : Il y a quelques semaines, Ahmed Mahmud Omar, un réfugié kurde d’Irak de 53 ans, était tué dans le camp d’Ušivak, à Hadžići, près de Sarajevo. Que sait-on de la mort de ce père de quatre enfants, des enfants qui se trouvent eux aussi en Bosnie-Herzégovine ? Nidžara Ahmetašević (N.A.) : Trop peu de choses encore. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui gère le camp, n’a fourni aucun (...)

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