Les dernières infos • Réfugiés Balkans : comment la police croate déporte les réfugiés vers la Bosnie-Herzégovine

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La « route des Balkans » est théoriquement fermée depuis mars 2016. Pourtant, des centaines de réfugiés continuent d’avancer sur les routes de la région, malgré les murs de barbelés et les frontières fermées. Souvent, ils doivent s’en remettre aux réseaux de passeurs, dont les affaires n’ont jamais été si florissantes... C’est aujourd’hui la Bosnie-Herzégovine qui s’impose comme une étape privilégiée pour tenter, ensuite, de passer en Croatie. Retrouvez toutes nos infos en temps réel.

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Par la rédaction

Comment la police croate déporte les réfugiés vers la Bosnie-Herzégovine

16 décembre — 14h : Le « push-back » est une pratique illégale d’expulsion collective de personnes en quête de protection. Des preuves vidéo reçues par Border Violence Monitoring et filmées par des caméras cachées dans une forêt près de Lohovo, en Bosnie-Herzégovine, entre le 29 septembre et le 10 octobre montrent 54 refoulements d’au moins 350 réfugiés, dont des femmes et des enfants.

« Pour la première fois, des documents prouvent que la police croate mène systématiquement des expulsions collectives sur le territoire bosniaque », écrit Border Violence Monitoring. « Ces refoulements ne sont pas menés à un poste frontière et ont lieu sans la présence de représentants légaux de la Bosnie-Herzégovine, ils sont donc contraires au droit international. » Ces refoulements sont accompagnés d’actes de violence commis par la police envers les réfugiés.

Human Rights Watch dénonce l’attitude de la Croatie

14 décembre — 12h : La police croate commet des actes de violence et de torture contre les migrants et les réfugiés, et elle les renvoie illégalement en Bosnie-Herzégovine, dénonce le dernier rapport de Human Rights Watch. En leur refusant la possibilité de déposer une demande d’asile, la Croatie viole ses obligations internationales.

Bosnie-Herzégovine : une épidémie de grippe à Velika Kladuša

27 novembre — 15h30 : En quelques heures, lundi 26 novembre, pas moins de 53 réfugiés et migrants ont fait appel aux services médicaux de l’ONG SOS Ljuta Krajina, à Velika Kladuša, en Bosnie-Herzégovine. 30 d’entre eux sont venus faire soigner des problèmes de peau ou des blessures, les 23 autres présentaient les symptômes de la grippe. L’équipe médicale de SOS avait déjà mis en garde vendredi dernier contre la possibilité d’un début d’épidémie.

Les patients touchés par la grippe venaient de Trnovi, où ils dorment par terre, sur des bâches à même le sol humide et glacial. C’est la première fois que des cas de grippe sont publiquement rapportés dans les camps de Velika Kladuša. Une épidémie de gastro-entérite avait éclaté en août dernier, frappant environ deux-tiers du camp de Trnovi (300 personnes), mais elle n’avait pas été officiellement déclarée.

Bosnie-Herzégovine : nouvelle manifestation à Bihać

18 novembre — 10h30 : Une nouvelle manifestation a eu lieu samedi soir, à l’appel du collectif « Citoyens pour une ville sûre de Bihać », demandant que les réfugiés soient déplacés du centre de la ville, notamment de l’ancien Foyer d’accueil (Đački dom) et du nouveau centre d’accueil ouvert dans l’ancienne usine BIRA. Les manifestants demandent que les autorités centrales du pays prennent leurs responsabilités et exigent une réunion d’urgence, sous cinq jours, du Conseil municipal et de l’Assemblée du canton.

Croatie : une ONG privée d’accès aux foyers de demandeurs d’asile

14 novembre — 15h : Le ministère de l’Intérieur croate a refusé de prolonger son contrat de coopération avec le Centre pour les études pacifiques (Centar za mirovne studije, CMS), lui interdisant de fait l’accès aux foyers d’accueil pour les demandeurs d’asile, avec qui le CMS travaille pourtant depuis quinze ans. Seule explication délivrée par le ministère, le manque de place dans les locaux, et le fait qu’assez d’autres organisations travailleraient dans les foyers. « Il y a quelques mois, le ministère a déposé devant les tribunaux une demande d’interdiction du travail de l’organisation Are you Syrious ?, et maintenant, il s’en prend au CMS. Selon nous, il s’agit d’une décision politique, dont l’objectif est d’effrayer, de marginaliser et d’éloigner les organisations qui dénoncent publiquement les problèmes rencontrés par les réfugiés, ainsi que les comportements illégaux et les infractions aux droits humains dont la police se rend coupable », dénonce Julija Kranjec, du CMS.

Les locaux d’Are you Syrious vandalisés à Zagreb

Les bureaux de l’ONG
© AYS

12 novembre — 23h30 : Les locaux de l’ONG croate d’aide aux réfugiés Are you Syrious ont été vandalisés dans la nuit de samedi à dimanche, pour la troisième au cours des dernières semaines. Les murs du bureau ainsi qu’un véhicule de l’organisation ont été tagués. Lors des deux dernières attaques, des briques avaient été jetés sur les fenêtres et les véhicules de l’organsation. Ces attaques se produisent alors que les discours de haine à l’encontre des réfugiés se généralisent en Croatie. Depuis quelques temps, des policiers patrouillent en permanence devant le centre d’accueil de l’organisation, sans que l’on sache si cette présence a pour but de le protéger ou de représenter une forme d’intimidation.

Lundi soir, les Femmes en noir de Belgrade ont organisé un rassemblement de solidarité avec Are you Syrious.

La Croatie criminalise la solidarité

Policiers croates sur la frontière entre Croatie et Serbie en octobre 2015
© BalkansCat/Shutterstock

6 novembre — 14h15 : Le 23 octobre, la plate-forme 112, qui réunit de nombreuses associations d’aide aux réfugiés, a appelé le Premier ministre Andrej Plenković et le ministre de l’Intérieur Davor Božinović à suspendre les attaques judiciaires en cours contre les associations de solidarité, qui se sont multipliées ces derniers mois. Dans le même temps, la majorité des médias croates, notamment le quotidien Večernji List multiplient les articles et les éditoriaux très hostiles aux réfugiés, réclamant parfois la création d’un mur sur la frontière avec la Bosnie-Herzégovine.

De plus en plus de passages par le Monténégro

4 novembre — 16h30 : Le 2 novembre, la Commission de la Sécurité et de la Défense du Parlement monténégrin a exceptionnellement tenu une réunion ouverte aux journalistes. La police a confirmé avoir enregistré 3132 migrants illégaux entre le 1er janvier et le 1er septembre 2018, principalement originaires de Syrie, d ’Afghanistan, du Pakistan, du Maroc et d’Algérie. 540 personnes ont été interpelées lors de leur passage de la frontière, 2592 à l’intérieur du pays.

Le Secrétaire d’Etat du ministère de l’Intérieur, Dragan Pejanović, a confirmé que les 28 postes frontaliers du pays étaient efficacement contrôlés et que le Monténégro avait une bonne coopération avec tous ses voisins, notamment avec l’Albanie. Il a aussi rappelé que, depuis l’été, l’armée monténégrine est engagée aux côtés de la police dans le contrôle des frontières. Le député Ljuiđ Škrelja, originaire d’Ulcinj, a néanmoins déclaré que les passages depuis l’Albanie étaient incessants dans sa région, demandant comment cette frontière était surveillée.

Bosnie-Herzégovine : violente rixe à Velika Kladuša

4 novembre — 9h : Une violente rixe a éclaté samedi à Velika Kladuša, parmi des réfugiés installés dans l’ancienne usine Miral. Trois personnes ont été transférés dans un état sérieux à l’hôpital de Bihać. Les réfugiés qui bloquaient la frontière avec la Croatie ont été évacués mardi dernier dans cette ancienne usine.

Bosnie-Herzégovine : la police évacue les réfugiés au poste-frontière frontière de Velika Kladuša

Une centaine de migrants stationnés au poste-frontière de Velika Kladuša depuis le 23 octobre après avoir tenté de passer en Croatie sont, une semaine après, sur le point d’être évacués par la police bosnienne.
© klix.ba

30 octobre — 17h : Des renforts policiers viennent d’arriver avec des bus au poste-frontière de Velika Kladuša-Maljevac pour déplacer les migrants. Ces derniers sont plus d’une centaine, avec des femmes et des enfants, stationnés là depuis une semaine après avoir tenté à plusieurs reprises de passer en Croatie et s’être faits refouler par la police. Le président du conseil municipal de Velika Kladuša, Fikret Bašić, avait lancé un appel à la police des frontières de Bosnie-Herzégovine pour débloquer le poste-frontière.

À Bihać, l’ancienne usine Bira accueille près de 250 réfugiés

28 octobre — 16h : Les réfugiés du centre d’accueil temporaire Đački dom, à Bihać, en Bosnie-Herzégovine, ont commencé dès vendredi à être transférés dans un centre d’accueil récemment ouvert, l’ancienne usine Bira de réfrigérateurs, qui compte à présent quelque 237 personnes, dont seize familles et 46 mineurs non accompagnés. La capacité d’accueil est de 450 lits.

« Cela permettra de fournir un hébergement temporaire adéquat, ainsi qu’une assistance aux migrants qui traversent le territoire de la Bosnie-Herzégovine, cela contribuera également à réduire la pression sur la population locale, en particulier à Bihać », a déclaré samedi le coordinateur international l’Organisation pour les migrations dans les Balkans occidentaux (OIM), Peter van der Auveraert, qui a également inauguré le centre d’accueil Ušivak, à Hadžići.

Au centre Fabrika Bira, après un examen médical, les réfugiés reçoivent de la nourriture, des couvertures, des articles d’hygiène. La Croix-Rouge de Bihać leur fournit trois repas par jour. Il est prévu d’installer des conteneurs dans le hall, au lieu des tentes actuelles.

Bosnie-Herzégovine : des réfugiés en grève de la faim dans une ancienne usine de Bihać

27 octobre - 16h15 : Plusieurs dizaines de réfugiés en Bosnie-Herzégovine sont arrivés dans un centre d’accueil récemment ouvert dans l’ancienne usine Bira à Bihać. Il s’agit principalement de personnes vulnérables, dont des femmes et des enfants, transférés vendredi de Đakovo, avec l’aide de l’Agence internationale pour les migrations et du HCR. Mais aucune solution n’a encore été trouvée pour loger environ 150 personnes qui campent déjà depuis quatre jours à proximité du poste-frontière de Velika Kladuša - Maljevac. Selon des informations non officielles, environ 300 réfugiés seront bientôt hébergés dans le centre nouvellement ouvert.

Selon AlJazeera, des réfugiés auraient commencé une grève de la faim.

Les réfugiés bloquent la frontière entre la Bosnie et la Croatie

24 octobre - 15h30 : 200 à 250 réfugiés bloquaient mercredi matin le poste frontière de Velika Kladuša-Maljeva, entre Bosnie-Herzégovine et Croatie, pays dans lequel ils tentent de pénétrer. Ce groupe de réfugiés campe depuis mardi soir aux abords de la frontière et a tenté à plusieurs reprises de la franchir.

Dans le même temps, la police bosnienne a commencé à évacuer des réfugiés qui campaient dans le centre de la ville de Bihać vers Sarajevo, où ils doivent être logés dans le nouveau centre d’hébergement ouvert dans la caserne d’Ušivak. Mercredi après-midi, une centaine de réfugiés sont partis en cette direction dans deux autocars escortés par la police.

Bosnie-Herzégovine : manifestations à Bihać contre les réfugiés

Lundi soir à Bihać
© N1

23 octobre - 9h : Pour la troisième journée consécutive, quelque 300 personnes ont manifesté lundi soir à Bihać, dans le nord-ouest de la Bosnie, où s’entassent toujours de 3 à 5000 migrants et réfugiés. Ils demandent que l’Etat prenne des mesures pour loger les migrants illégaux hors du centre de la ville. Dimanche soir, les manifestants avaient brièvement bloqué la route nationale conduisant à Sarajevo.

Onze passagers d’un véhicule transportant des migrants meurent brûlés vifs dans le nord de la Grèce

14 octobre - 13h : Onze passagers d’un véhicule soupçonné de transporter clandestinement des migrants sont morts brûlés vifs à la suite d’une collision frontale avec un camion, samedi dans le nord de la Grèce, a annoncé la police. Les pompiers ont extrait onze corps du véhicule à bord duquel se trouvaient très probablement des migrants et qui faisait route vers Thessalonique. La police grecque a souligné dans son communiqué que ce véhicule avait par le passé été utilisé pour le passage illégal de migrants et que son conducteur n’avait pas obtempéré, plus tôt dans la journée de samedi, aux injonctions des policiers qui voulaient procéder à un contrôle.

Les passeurs prennent 1500 euros pour traverser la Bosnie-Herzégovine

9 octobre -11h : Quatre personnes ont été arrêtées ce mardi matin à Sarajevo et Mostar. Elles appartenaient à un réseau qui faisait traverser la Bosnie-Herzégovine aux réfugiés en voiture ou en combi pour la somme de 1500 euros par personne. Deux des passeurs sont de nationalité pakistanaise, un autre est Iranien, le quatrième Bosnien.

Le Conseil de l’Europe somme la Croatie d’enquêter sur les violences policières

5 octobre -14h50 : Zagreb doit « entamer et mener rapidement à leur terme des enquêtes efficaces et indépendantes sur tous les cas connus d’expulsions collectives et sur les allégations de violence contre les migrants », écrit Dunja Mijatović, commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, dans un courrier adressé au Premier ministre Andrej Plenković. La responsable cite des chiffres du Haut-Commissariat de l’Onu aux réfugiés (UNHCR), selon lesquels sur 2500 migrants expulsés par la Croatie, 700 ont fait état de violences commises par les policiers croates.

Croatie : un volontaire condamné à 8000 euros d’amende

2 octobre -16h30 : Un militant de l’ONG croate Are You Syrious ?, Dragan Umičević, a été condamné, fin septembre, par le tribunal d’instance de Vukovar, à payer une amende 60 000 kuna (environ 8000 euros). Selon le jugement, des volontaires croates aurait aidé quatorze Afghans à franchir illégalement la frontière serbo-croate, le 21 mars dernier. Dragan Umičević aurait envoyé des signaux lumineux pour indiquer la route à suivre. Pour l’ONG, cette condamnation indique une volonté de criminaliser les activités d’aide aux réfugiés.

De plus en plus d’arrestations en Slovénie

25 septembre - 8h : Lundi 24 septembre, la police de Črnomelj en Slovénie, près de la frontière croate, a annoncé avoir intercepté une camionnette immatriculée en Roumanie et transportant 22 migrants clandestins, majoritairement pakistanais et érythréens. Selon l’agence chinoise Xinhua, son conducteur, un Roumain de 44 ans, était entré illégalement sur le territoire slovène. Trois jours plus tard, la police de Koper a immobilisé jeudi 27 septembre un camping-car au sud-ouest du pays. Les 14 passagers clandestins, 13 Irakiens et un Iranien, ont immédiatement demandé l’asile.

La Grèce veut évacuer le camp de Moria à Lesbos

Dans le camp de Moria
© MSF

25 septembre - 11h30 : La Grève a commencé à évacuer le camp de Moria, sur l’île de Lesbos. A cause de la politique européenne de maintien des demandeurs d’asile sur les îles grecques, 9000 personnes, dont un tiers d’enfants, sont coincés dans ce camp prévu initialement pour 3100 personnes. Les ONG, qui notent, outre de nombreuses maladies de peau ou diarrhées, une recrudescence des cas de suicide mais aussi d’automutilation, notamment chez les enfants, demandaient depuis longtemps des mesures sanitaires d’urgence. 1500 personnes sont arrivées dans le camp au cours de la première quinzaine de septembre.

Pour l’ancienne ministre de l’Intérieure slovène, les ONG « organisent » le passage de la frontière des migrants

21 septembre - 9h : En Slovénie, la ministre de l’Intérieur sortante a accusé des ONG d’organiser le passage illégal de la frontière. Vesna Györkös Žnidar a soutenu que des organisation de défense des migrants planifiaient des entrées clandestines sur le territoire slovène, pour ensuite conduire les réfugiés vers des postes de police. Les ONG feraient ensuite systématiquement pression sur les forces de l’ordre, les menaçant de poursuites judiciaires, afin qu’elles acceptent tous ceux qui déclarent vouloir demander l’asile. Des accusations aussitôt réfutées par les principales intéressées, qui assurent travailler en bonne intelligence avec les autorités policières en les informant légalement de la localisation de réfugiés arrivés en Slovénie.

La Croatie veut « défendre » les frontières de l’UE

20 septembre - 15h : À l’occasion du Sommet européen de Salzbourg (Autriche), le Premier ministre croate Andrej Plenković a affirmé la volonté de son pays « de défendre les frontières de l’Europe », assurant que la Croatie n’avait pas besoin de la mission européenne Frontex, tout en appelant celle-ci à se déployer « au bon endroit », c’est-à-dire « sur la première frontière extérieure de l’UE, en Bulgarie et en Grèce » afin « d’alléger la pression migratoire sur la Croatie ». Il a également rappelé que son pays disposait de la plus longue frontière terrestre extérieure de l’UE, soit 1351 km (avec la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro), plus que la frontière entre la Finlande et la Russie.

Un curé croate appelle ses paroissiens à fermer leurs portes aux réfugiés

7 septembre - 20h30 : Le père Josip Tomić, curé de la paroisse de Kupreška dolina, prend le contre-pied des principes évangéliques, rappelés par le pape François. Il appelle ses paroissiens à fermer leurs maisons et à refuser l’eau et la nourriture aux réfugiés, en raison de leur « hérésie islamique ». Ces messages de haine ont été diffusés sur la page Facebook de la paroisse, après que certains fidèles ont, justement, ouvert leurs maisons aux exilés de passage.

La police slovène accusée de violences envers les réfugiés

30 août - 13h30 : Les accusations de violence commises envers les migrants à la frontière slovéno-croate se multiplient. Amnesty International Slovenia et le Centre d’information juridique aux ONG (PIC) ont toutes deux constaté sur le terrain l’emploi de nouvelles méthodes utilisées par la police slovène, qui n’a pas hésité à renvoyer de l’autre côté de la frontière des migrants ayant pourtant demandé l’asile. Des allégations réfutées fermement par le secrétaire d’État à l’Intérieur, Boštjan Šefic.

L’Italie a demandé au Monténégro d’accepter des réfugiés du Diciotti

30 août - 11h30 : « L’Italie a contacté le ministère des Affaires étrangères, lui demandant d’accueillir certains réfugiés du Diciotti », a confirmé le porte-parole du gouvernement monténégrin, Srđan Kusovac. Ces derniers, principalement d’origine africaine, sont bloqués depuis dix jours dans le port de Catane, en Sicile. L’Albanie doit accueillir 20 d’entre eux.

À Bihać, les réfugiés fêtent l’Aïd al-Adh

© Croix Rouge de Bihac

22 août - 14h : Alors que dans le monde entier, les Musulmans ont célébré mardi 21 août l’Aïd al-Adh, la plus importante des fêtes islamiques, la Croix-Rouge de la ville de Bihać, à l’extrémité nord-occidentale de la Bosnie-Herzégovine, près des frontières croates et de l’Union européenne, a organisé une prière collective pour les migrants et réfugiés qui y sont coincés. La cérémonie a eu lieu dans la cour d’un refuge improvisé, un internat inachevé à la périphérie de la ville.

Le Monténégro déploie l’armée sur ses frontières

© Ministère de la Défense du Monténégro

17 août - 10h30 : Le gouvernement monténégrin a autorisé jeudi le déploiement de l’armée sur les frontières, en renfort de la police. Celle-ci va notamment patrouiller aux alentours du poste de Božaj, sur la frontière avec l’Albanie, par laquelle passent un grand nombre de réfugiés qui cherchent à rejoindre la Bosnie-Herzégovine, puis la Croatie. En juin, le Monténégro avait également annoncé qu’un accord allait être passé avec la force de police européenne Frontex.

L’Union européenne débloque six millions d’euros pour la Bosnie-Herzégovine

12 août - 14h : L’Union européenne va débloquer six millions d’euros à la Bosnie-Herzégovine pour l’aider à faire face aux besoins humanitaires des réfugiés qui affluent dans le pays, annonce le quotidien de Sarajevo Dnevni Avaz. En juin, l’UE avait déjà débloqué 1,5 millions. Alors que la Bosnie-Herzégovine n’a toujours pas la moindre stratégie face à la crise, cette promesse confirme, selon le journal, que le pays se transforme peu à peu en centre d’accueil pour les réfugiés, et pourrait même devenir une plateforme de contrôle et de tri des personnes susceptibles de bénéficier de l’asile dans un pays de l’UE.

La région de Bihać attend une réponse des autorités de Bosnie-Herzégovine

Distribution du repas dans l’ancien pensionnat de Bihać
@CdB/ Laurent Geslin

10 août - 17h30 : Le Premier ministre du canton d’Una-Sava et les représentants de communes de Bihać et Velika Kladuša ont fixé à ce jour un ultimatum au Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine, pour qu’il trouve une solution pour le logement des réfugiés qui s’entassent dans l’ouest de la Bosnie. « Nous ne pouvons plus tolérer que la situation se poursuive au-delà de vendredi. Nous avions décidé que les réfugiés qui squattent le Pensionnat devaient être relogés dans un camp de tentes à Donja Vidovska, mais rien n’a été fait », dénonce le Premier ministre cantonal Husein Rošić.

A ce jour, 5500 migrants et réfugiés se trouveraient dans l’ouest de la Bosnie-Herzégovine, dont 4000 dans la seule commune de Bihać, et leur nombre ne cesse de croître.

La Tchéquie donne un million d’euros à la police des frontières de Bosnie-Herzégovine

7 août - 15h30 : La Tchéquie vient d’accorder un don d’un million d’euros à la Bosnie-Herzégovine pour faire face à la crise migratoire. Cette somme devra « exclusivement servir » au renforcement des moyens techniques à la disposition de la police des frontières de Bosnie-Herzégovine : caméras infrarouge, drones, etc. Jakub Skalnik, l’ambassadeur de la République tchèque à Sarajevo, assure que « l’aide aux citoyens des Balkans » représente une priorité de son gouvernement.

La Croatie à nouveau accusée de violences policières

2 août - 16h30 : De nouveaux rapports accablent la police croate. Les bénévoles de No Name Kitchen, qui aident les réfugiés cantonnés dans l’ouest de la Bosnie-Herzégovine, à Bihać et Velika Kladuša ont publié mercredi des photos qui révèlent les sévices subis par les réfugiés quand ils sont arrêtés par la police croate.

Le 19 juillet, la Croix Rouge internationale avait déjà tiré la sonnette d’alarme, mais le ministre croate de la Défense, Davor Božinović, a démenti le 24 juillet toute allégation de mauvais traitements ou d’actes de torture commis par la police ou l’armée.

La Republika Srpska crée un « Corps de coordination »

2 août - 8h30 : Les autorités de Republika Sprska, l’entité serbe de Bosnie-Herzégovine, ont annoncé qu’elles allaient créer un « Corps de coordination » pour suivre la crise migratoire, une mesure qui suscite le scepticisme à Sarajevo. Alors que les réfugiés sont toujours plus nombreux à arriver en Bosnie-Herzégovine, le Conseil des ministres et la Présidence collégiale auraient du débattre, mercredi 1er août, d’un paquet de mesures visant à y faire face, mais ils n’ont pas pu le faire, en raison de l’absence du ministre de la Sécurité, Dragan Mektić.

Depuis le début de l’année, 9700 réfugiés ont pénétré en Bosnie-Herzégovine, 60% d’entre eux auraient réussi à quitter le pays.

7919 réfugiés enregistrés en Bosnie-Herzégovine depuis le début de l’année

Une distribution de nourriture
© Léa Saugier / CdB

6 juillet - 19h : Selon les données communiquées jeudi par le gouvernement de la Fédération, 7919 réfugiés enregistrés en Bosnie-Herzégovine depuis le début de l’année, dont 685 ont demandé l’asile dans ce pays. Toujours selon la police, 319 personnes auraient été renvoyées de Croatie vers la Bosnie-Herzégovine, tandis que 581 auraient été renvoyées de Bosnie vers des pays tiers, en l’occurence le Monténégro et la Serbie. Ces chiffres ne tiennent évidemment pas compte des expulsions « extra-légales » pratiquées tant par la police croate que par celles de Bosnie-Herzégovine, notamment en direction du Monténégro.

Alors que la situation humanitaire devient de plus en plus critique dans le canton d’Una et de la Sanska, à l’ouest du pays, le gouvernement autrichien a annoncé une donation de 56 tentes. Les autorités fédérales, celles du canton et de la commune de Velika Velika Kladuša ne s’entendent pas sur l’endroit où loger ces réfugiés.

Merkel menace de renvoyer les demandeurs d’asile pour sauver son gouvernement

5 juillet - 9h : Pour sauver son gouvernement et satisfaire l’aile la plus à droite de sa coalition, Angela Merkel a été obligée de conclure un accord sur les migrants. Celui-ci prévoit notamment de renvoyer les demandeurs d’asile vers le premier pays de l’UE dans lequel ils ont été enregistrés et, à défaut, de les refouler vers l’Autriche voisine, gouvernée par une coalition réunissant l’extrême droite et les conservateurs. Vienne a immédiatement accusé mardi Berlin de l’avoir mis devant le fait accompli.

Le gouvernement autrichien s’est dit dans un communiqué « prêt à prendre des mesures pour protéger » ses « frontières sud en particulier », avec l’Italie et la Slovénie, pour faire la même chose que l’Allemagne. L’Italie, principal pays d’entrée des migrants en Europe via la Méditerranée, ne veut pas être en reste. « Si l’Autriche veut faire des contrôles, elle en a tout le droit. Nous ferons la même chose », a prévenu mardi le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini. De quoi remettre en cause les principes du tout récent sommet de l’UE sur les migrants : promesse de privilégier des solutions européennes face aux tentations nationales et aide à l’Italie.

La Bosnie-Herzégovine prévoit des renforts de police à ses frontières

19 juin - 14h30 : Le Bureau indépendant du Parlement fédéral bosnien, un organe indépendant en charge de la police bosnienne, a demandé le déploiement d’au moins 200 policiers supplémentaires pour contrôler les frontières.

Ces propos font suite aux débordements lundi après-midi à Velika Kladuša. Plusieurs centaines de migrants ont tenté de passer en Croatie. Après le meurtre d’un Marocain, ils craignent pour leur sécurité en Bosnie-Herzégovine.

« Ces 200 fonctionnaires résoudront partiellement le problème », estime Sanela Dujković, porte-parole de la police de l’air et des frontière. « Face à la hausse du nombre de passages illégaux, nous avons donc renforcer nos opérations avec des moyens limités. »

La police bosnienne aux frontières compte aujourd’hui 1847 fonctionnaires, qui ne sont pas tous affectés à la sécurisations des 1551 km de frontière. Un renfort d’au moins 500 policiers serait nécessaire, estime Sanela Dujković.

La police bloque 200 migrants à la frontière entre Bosnie et Croatie

18 juin 2018 - 18h30 : Lundi après-midi, plus de 200 migrants qui étaient basés à Velika Kladuša ont tenté collectivement de franchir la frontière croate. Ils ont été bloqués par la police au poste de Maljevac. Le responsable pour les Balkans de l’Organisation internationale des migrations (OIM) craint de fortes tensions. En fin d’après-midi, la route principale était toujours bloquée, et le poste frontière ne pouvait être rejoint que par des chemins alternatifs.

Cet épisode fait suite à l’agression au couteau qui a provoqué la mort d’un ressortissant marocain vendredi. Les migrants s’estiment en danger et demandent à pouvoir passer en Croatie.

Les pays des Balkans vont créer une base de données commune

Les ministres réunis à Sarajevo
© Anadolu

7 juin 2018 - 15h : Réunis ce jeudi 7 juin à Sarajevo, les ministres en charge de la sécurité et des droits de la personne des différents pays des Balkans ont acté le principe de la création d’une base de données communes. « Nous devons savoir si les personnes qui se présentent à nous ont déjà séjourné en Europe », a expliqué le ministre bosnien de la Sécurité, Dragan Mektić. Cette base permettra de faciliter les procédures de renvoi des migrants vers leur pays d’origine ou un pays tiers.

Un des objectifs de la réunion était d’envisager l’admission des pays candidats des Balkans occidentaux au programme Frontex. Des représentants de tous les pays situés sur la « route des Balkans » ont assisté à la réunion : Bosnie-Herzégovine, Croatie, Serbie, Monténégro, Albanie, Grèce, Autriche et Slovénie.

Turquie : Neuf migrants sont morts en tentant de rejoindre la Grèce par la mer

3 juin 2018 - 12h : Neuf migrants, dont six enfants, sont morts dimanche lorsque leur bateau a fait naufrage au large des côtes de la Turquie, a annoncé l’agence Anadolu. Il y avaient 15 personnes à bord. Cinq personnes ont pu être sauvées et une est toujours portée disparue.

Les migrants, dont la nationalité n’est pour l’instant pas éclaircie, voulaient gagner l’Europe mais leur trajectoire ne semble pas claire. Le territoire européen le plus proche du lieu du naufrage est la petite île grecque de Kastellorizo, au large de la station balnéaire turque de Kas. 

Ces derniers mois, le nombre de personnes tentant la traversée augmentent de nouveau. Selon l’Organisation internationale des Migrations, 10 948 personnes ont réussi, dans les cinq premiers mois de cette année, à traverser vers la Grèce. 35 ont trouvé la mort pendant la traversée.

Autriche : l’« Unité de protection des frontières » opérationnelle en juin

28 mai 2018 – 10h : La nouvelle « Unité de protection des frontières » que l’Autriche veut créer sera opérationnelle dès le mois de juin, a annoncé le ministre de l’Intérieur Herbert Kickl (FPÖ, extrême droite), en commentant les chiffres qui indiquent une hausse des passages de migrants et de réfugiés par la route des Balkans. Cette unité devrait compter de 5 à 600 hommes et pourrait bloquer la frontière pour éviter un nouvel afflux comparable à celui de 2015. Le ministre promet également une « coordination » avec tous les pays situés sur cette route des Balkans.

Bosnie-Herzégovine : les réfugiés désertent le camp de Salakovac

Le Centre d’accueil de Salakovac, en Herzégovine
DR

23 mai 2018 – 9h : Le Centre de réfugiés de Salakovac n’abritait plus que 210 personnes mardi 22 mai, contre 270 quatre jours plus tôt. Certains réfugiés arrivent pourtant d’eux-mêmes dans ce centre, où leur sont garanties des conditions de séjour et d’hygiène décentes, de la nourriture, etc. Mais beaucoup seraient repartis en direction de Sarajevo. Ils craindraient d’être renvoyés dans leurs pays d’origine s’ils restent à Salakovac. Les responsables du Centre rappellent qu’ils ne contrôlent pas les déplacements des réfugiés, qui peuvent donc quitter librement Salakovac.

300 réfugiés sont finalement arrivés au camp de Salakovac, près de Mostar

18 mai 2018 – 23h30 : Après avoir été initialement refoulés par la police du canton de Neretva-Herzégovine et être resté bloqués de longues heures à Ivan Sedlo, dans le canton de Sarajevo, près de 300 migrants sont finalement arrivés dans l’après-midi au camp de Salakovac, près de Mostar. Beaucoup sont très éprouvés par cette longue journée d’attente sous la chaleur, sans nourriture, notamment les enfants.

La police du canton de Mostar renvoie des cars de réfugiés vers Sarajevo

18 mai 2018 – 12h : Ce vendredi matin, les réfugiés qui vivaient dans le camp établi dans le centre de Sarajevo devaient être conduits dans un centre d’hébergement à Salakovac, près de Mostar, mais la police du canton de Neretva-Herzégovine a bloqué les cinq autocars qui les conduisaient. Les migrants, dont des familles et des enfants, terrorisés, ont été renvoyés sur le territoire du canton de Sarajevo.

Le ministre de la Sécurité de Bosnie-Herzégovine, Dragan Mektić, estime que la police cantonale a outrepassé ses compétences et parle d’un « coup d’Etat ». Le Premier ministre du canton de Neretva-Herzégovine, Nevenko Herceg, affirme pour sa part que les autorités cantonales n’avaient pas été informées de l’arrivée des réfugiés, et parle d’une tentative de « déstabilisation ».

La Republika Srpska de Bosnie-Herzégovine ferme ses portes

13 mai 2018 – 23h30 : Le gouvernement de la Republika Srpska, « l’entité serbe » de Bosnie-Herzégovine, réuni ce dimanche, a confirmé qu’il refusait catégoriquement d’accueillir les migrants et les réfugiés. Le vice-Président (bosniaque) de cette entité, Ramiz Salkić, a déploré une décision prise « uniquement parce que tous les migrants sont vus comme des musulmans ». Selon la Première ministre de RS, Željka Cvijanović, « 50 à 120 000 migrants se dirigeraient en ce moment vers la Bosnie-Herzégovine », une estimation extravagante qui ne repose sur aucune donnée vérifiable.

La Slovénie et l’Italie s’inquiètent de l’afflux de réfugiés provenant de Bosnie-Herzégovine

11 mai 2018 – 8h50 : Annapaola Porzio, préfète de Trieste, a rencontré, le 9 mai à Ljubljana, le Secrétaire d’État du ministère de l’Intérieur slovène, Boštjan Šefic, pour évoquer la crise des réfugiés qui, venant de Bosnie-Herzégovine, sont de plus en plus nombreux à arriver en Slovénie et à y demander l’asile. La police slovène confirme une forte augmentation des passages illégaux, surtout depuis le début du mois d’avril.

Le UNHCR appelle la Bosnie-Herzégovine à augmenter ses capacités d’accueil

Migrants à Sarajevo
@ Radio Sarajevo

29 avril 2018 – 21h30 Le Haut Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (UNHCR) appelé les autorités de Bosnie-Herzégovine à augmenter leurs capacités d’accueil en raison du nombre croissants de migrants et de réfugiés qui traversent le pays et qui, pour certains, veulent y demander l’asile. Pour l’instant, il existe un seul centre d’accueil pour les demandeurs d’asile, à Delijaš près de Trnovo, avec une capacité de 150 lits. Un autre centre pourrait ouvrir à Salakovac, près de Mostar, avec une capacité d’accueil de 100 à 120 lits. Le UNHCR a déjà investi 500 000 marks (environ 250 000 euros) pour sa réhabilitation.

Les polices de Croatie et de Bosnie-Herzégovine arrêtent des passeurs

Vidéo @MUP RH/ Index.hr

25 avril 2018 – 18h Dans une opération conjointe, mardi 24 avril, les polices de Croatie et de Bosnie-Herzégovine ont arrêté onze ressortissants croates et un ressortissant bosnien, tous accusés d’avoir fait illégalement passer plus de 150 migrants d’un pays à l’autre, entre décembre 2017 et avril 2018, dans la zone de Bihać et Velika Kladuša, où l’on constate un nombre sans cesse croissant de passages clandestins. Les passeurs demandaient des sommes allant de 350 à 2800 euros pour éviter les contrôles d’entrée en Croatie.

Nuit de violences à Lesbos : des centaines de militants d’extrême-droite attaquent des migrants

© Lesvosnews

23 avril 2018 – 11h30 La police a évacué à l’aube ce lundi matin plusieurs dizaines de migrants qui campaient depuis le 18 avril sur la place principale de Mytilène. Ces hommes, femmes et enfants, pour la plupart originaires d’Afghanistan, ont été transportés en bus vers le camp de Moria. Cette opération a été mise en œuvre après une nuit de violences.

Dans la soirée de dimanche, environ 200 hommes ont attaqué les migrants en scandant « Brûlez-les vivants » et d’autres slogans racistes. Ils ont jeté des fumigènes, des pétards, des pavés et tout ce qui leur tombait sous la main en direction du campement de fortune. Des militants pro-migrants sont venus en renfort pour protéger la place, tandis que les rangs des assaillants grossissaient.

Vers 1h du matin, les affrontements ont atteint la mairie de Mytilène. Les militants d’extrême-droite ont mis le feu à des poubelles et attaqué la police. Les affrontements n’ont pris in qu’avec l’évacuation des migrants, dont plusieurs ont été blessés. La situation reste tendue, avec toujours un important dispositif policier déployé.

Deux migrants se noient à la frontière de la Slovénie

13 avril — 9h : La police slovène a annoncé que deux migrants s’étaient noyés cette semaine en tentant de traverser la rivière Kupa, qui fait frontière entre la Croatie et la Slovénie. Il s’agit d’un ressortissant algérien et d’un ressortissant marocain. En raison des fortes pluies, la Kupa est très grosse. Selon les données officielles, 600 migrants illégaux ont traversé la Slovénie au cours du premier trimestre 2018, soit deux fois plus qu’au premier trimestre 2017.

À Metz, des demandeurs d’asile des Balkans occupent la Maison de l’Étudiant

11 avril — 11h : Depuis lundi 9 avril 2018, la Maison de l’Étudiant sur le campus du Saulcy à Metz, en France, est habitée par près de 40 migrants dont 10 mineurs. Ils viennent principalement d’Albanie, du Kosovo, de Serbie et de Macédoine. Ces demandeurs d’asiles sont logés par Solidarité Migrants Moselle, en collaboration avec Médecins du Monde.

Le photoreporter italien Mauro Donato libéré de prison en Serbie

6 avril — 11h30 : Le photographe piémontais Mauro Donato a été relâché, jeudi 5 avril en milieu d’après-midi, de la prison de haute sécurité de Srmeska Mitrovica, en Serbie, où il se trouvait depuis le 16 mars. Il a été conduit à l’aéroport de Belgrade, en compagnie de l’ambassadeur d’Italie, d’où il s’est envolé pour Rome.

Le photo-journaliste s’était rendu en Serbie pour un travail documentaire sur les réfugiés et les travailleurs humanitaires le long de la route migratoire des Balkans. Il a été arrêté par la police serbe suite à des accusations non-fondées selon lesquelles il aurait agressé et volé des réfugiés dans la nuit du 11 au 12 mars. Des allégations démenties par les victimes et des témoins.

Sa détention aura duré trois semaines. Des associations de défense de journalistes, comme la Fédération nationale de la presse italienne, l’association Stampa Subalpina, la Fédération internationales des journalistes et l’Association des journalistes indépendants de Serbie (NUNS), avaient réclamé sa libération. Une conférence de presse est prévue à Rome aujourd’hui.

En Bosnie-Herzégovine, des champs de mines sur la route des migrants

5 avril 2018 — 11h : Entre 70 000 et 80 000 mettent en danger la sécurité d’environ un demi-million de citoyens en Bosnie-Herzégovine, a rapporté le Centre d’action pour le déminage bosnien BHMAC, le 4 avril à l’occasion de la Journée mondiale anti-mines. En Bosnie-Herzégovine, les mines auraient tué quelque 7968 personnes, dont 1600 au lendemain de la guerre.

Les mines représentent aussi un danger pour les réfugiés et migrants, de plus en plus nombreux à traverser le pays en direction de l’Europe occidentale. Dans la région de Trebinje, qui se trouve sur leur route, des champs de mines n’ont toujours pas été marqués.

C’est pourquoi la Croix-Rouge de Trebinje et l’organisation Écologie et sécurité ont organisé une campagne de signalisation en plaçant des panneaux avertissant les réfugiés du danger, notamment autour du village de Zubač, à la frontière entre la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et la Croatie.

Selon BHMAC, des mines seraient toujours présentes dans 129 municipalités et villes, soit un quart des zones peuplées du pays.

Un photographe italien en prison en Serbie pour avoir « volé 300 dinars » à des réfugiés

© Articolo 21

22 mars 2018 — 14h30 : Le photoreporter turinois Mauro Donato a été arrêté près Šid, non loin de la frontière croate, au prétexte qu’il aurait « volé 300 dinars » (moins de trois euros) à des réfugiés après les avoir « attaqués ». Il se trouve actuellement dans une cellule de la prison de haute sécurité de Sremska Mitrovica. Il devrait être entendu par la justice vendredi 23 mars.

Les réfugiés qui auraient été victimes de ce vol ont entre-temps démenti ces accusations, et déclaré qu’ils connaissaient et appréciaient le photographe pour son travail documentaire.

Mauro Donato se trouvait dans la région de Šid pour un projet de formation et de sensibilisation photographique organisé par la région du Piémont, Exode — routes migratoires, histoires de personnes, arrivée, inclusion.

La Conseillère régionale pour l’immigration Monica Cerruti a déclaré « suivre « attentivement » cette affaire. L’association de la presse italienne a également fait part de sa « vive préoccupation ».

Grèce : nouveau naufrage en mer Egée, au moins 16 morts

17 mars 2018 — 19h : Un nouveau naufrage en mer Egée a fait au moins seize morts dans la nuit de vendredi à samedi, dont six enfants, à la veille du deuxième anniversaire du pacte UE-Turquie censé tarir les arrivées aux portes de l’Europe en provenance des côtes turques. Ce drame est le plus meurtrier dans la zone depuis la conclusion il y a deux ans de cet accord. Les trois seuls rescapés, deux femmes et un homme, ont gagné à la nage l’île d’Agathonissi, près des côtes de laquelle les gardes-côtes grecques ont retrouvé les corps à la dérive des naufragés.

La police albanaise interpelle 19 Syriens qui s’apprêtaient à pénétrer au Monténégro

12 mars 2018 — 18h15 : La police de la région de Shkodra a interpelé 19 ressortissants syriens qui s’apprêtaient à franchir clandestinement la frontière du Monténégro. La police a arrêté deux citoyens albanais, qui conduisaient les véhicules transportant les migrants, Aldo Ukaj, 32 ans, de Shkodra, et Alfonc Capi, 28 ans, de Tirana. La route qui, venant de Grèce, traverse l’Albanie et se poursuit vers le Monténégro. Ensuite, les migrants gagnent soit la Serbie, soit la Bosnie-Herzégovine, de plus en plus fréquentée.

Des journalistes attaqués à Belgrade après une opération de police contre des réfugiés

17 février 2018 — 13h : Une équipe de la télévision serbe 02 a été attaquée vendredi 16 février à Belgrade, dans le quartier de Karaburma, alors qu’elle rapportait l’arrestation de 37 migrants dans une maison. Une autre attaque avait eu lieu plus tôt contre des journalistes de la télévision Prva.

Le ministère de l’Intérieur (MUP) avait auparavant communiqué que la police avait découvert 37 migrants, dont 30 Irakiens, deux Afghans, deux Bengalis, deux Iraniens et un Syrien, dans cette maison et que deux autres personnes avait été arrêtées.

L’équipe de 02 a été attaquée par une femme, qui s’en est prise au caméraman en direct.

L’Albanie passe un accord avec l’UE sur le contrôle des frontières

Le Commissaire européen Dimitris Avramopoulos
© Commi

13 février 2018 — 16h : L’Albanie a conclu un accord avec l’Union européenne sur le contrôle des frontières pour faire face à d’éventuels flux de migrants. Le Commissaire aux migrations Dimitris Avramopoulos s’est entretenu à Tirana avec le Premier ministre Edi Rama et a signé l’accord avec son ministre de l’Intérieur. « Cet accord permettra le déploiement d’équipes européennes de gardes-côtes et de garde-frontières en Albanie », a expliqué le Commissaire. L’Albanie, candidate officielle à l’intégration depuis 2014, ouvre ainsi ses portes à la mission européenne Frontex.