C’est un mort bien embarrassant. Ratko Mladić s’est éteint quelques jours après un ultime rejet d’une demande de transfert dans un hôpital militaire de Belgrade pour y être soigné. Elle avait été déposée conjointement par sa famille ainsi que par le gouvernement serbe, auprès du Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des Tribunaux pénaux.
Le ministre serbe de la Justice, Nenad Vujić, s’est empressé d’annoncer à la radio locale K1 de la Republika Srpska, l’entité serbe de Bosnie Herzégovine, que le défunt aurait des obsèques avec « les honneurs militaires et d’État auxquels il a droit ». « Les jeunes générations se souviendront de lui comme de quelqu’un qui s’est battu pour son peuple et qui a eu un rôle clé dans la création de la Republika srpska et l’assurance de la sécurité des Serbes en Bosnie Herzégovine », a-t-il ajouté.
Dans le même esprit, la Russie a exprimé ses condoléances à la famille en considérant que le Tribunal de la Haye est « un exemple éclatant du deux poids deux mesures et de l’attitude anti-serbe du Tribunal ».
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