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Depuis les accords d’Ohrid : la Macédoine va-t-elle mieux ?

Le 13 août 2001, la signature des accords-cadres d’Ohrid mettait fin au conflit armé qui opposait depuis le début de l’année les forces de sécurité macédoniennes à la guérilla albanaise de l’UÇK-M. Ces accords prévoyaient notamment un usage officiel de la langue albanaise et une décentralisation du pays. Dix ans plus tard, où en est leur mise en oeuvre ? La Macédoine a-t-elle résolu la question des relations intercommunautaires ?

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Les principales dispositions des accords :

La langue albanaise devient officielle aux côtés du macédonien dans toutes les municipalités qui sont peuplées d’au moins 20 % d’Albanais ;
l’usage de l’albanais est autorisé au Parlement ;
la police doit comporter au moins 23 % d’Albanais ;
la Constitution est amendée pour permettre aux députés albanais de s’opposer à toutes les décisions parlementaires concernant leur minorité (principe de la « double majorité ») ;
les lois doivent être officiellement rédigées en macédonien et en albanais.

Le conflit de 2001 :

Début 2001 : apparition de l’Armée de libération nationale de Macédoine (UÇK-M) dans les régions de Tetovo et de Kumanovo
Généralisation des combats au printemps
5 juillet : accord de cessez-le-feu, vite rompu avec des nouveaux combats à Tetovo
13 août : signature des accords d’Ohrid
Désarmement de l’UÇK-M par la mission militaire internationale « Moisson indispensable ».

Structure ethnique de la population :

Selon le recensement de 2002, la Macédoine comptait 2.022.000 habitants, dont 64,18% de Macédoniens, 25,17% d’Albanais. Un nouveau recensement doit avoir lieu à l’automne 2011.

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