Les dernières infos | Réfugiés Balkans • La Grèce construit un mur à la frontière turque

|

La « route des Balkans » est théoriquement fermée depuis mars 2016. Pourtant, des milliers de réfugiés continuent d’avancer sur les routes de la région, malgré les murs de barbelés et les frontières fermées. C’est aujourd’hui la Bosnie-Herzégovine qui s’impose comme une étape privilégiée pour tenter d’accéder à la Croatie et au territoire de l’UE. Retrouvez toutes nos infos en continu et en accès libre.

Cet article est accessible gratuitement pour une durée limitée. Pour accéder aux autres articles du Courrier des Balkans, abonnez-vous !

S'abonner

Par la rédaction

La Grèce construit un mur à la frontière turque

Le mur grec en construction sur l’Evros, à la frontière avec la Turquie
DR.

20 octobre - 8h30 : La Grèce a décidé de construire un mur de 26 km le long de sa frontière nord-est avec la Turquie afin d’empêcher le passage massif de migrants dans l’Union européenne, a annoncé lundi Athènes. Le projet, estimé à 63 millions d’euros, devrait être achevé fin avril.

Le gouvernement grec a également embauché 400 gardes-frontières supplémentaires pour surveiller cette région au nord-est de l’Evros. Athènes envisage en outre d’utiliser des canons à son (LRAD) près d’Alexandroupoli (Dedeağaç), en face de la province d’Edirne, dans le nord-ouest de la Turquie, le long de la rivière Maritsa (Meriç) pour dissuader les migrants de traverser la frontière grecque à pied ou en bateau.

Frontex patrouille sur les frontières maritimes du Monténégro

19 octobre - 18h : Depuis le 14 octobre, Frontex a lancé une mission de soutien aérien au contrôle des frontières maritimes du Monténégro, afin de prévenir les trafics de drogue, mais aussi le passage de migrants. Le Monténégro a conclu un accord avec Frontex en octobre 2019, entré en action en juillet 2020, et il s’agit de la première opération commune de la mission européenne et de la police monténégrine.

Treize taxis transportant 53 migrants arrêtés au Kosovo

19 octobre - 14h30 : La police du Kosovo a arrêté vendredi 16 octobre au soir sur la route Mitrovica-Leposavić treize taxis qui transportaient 53 migrants originaires de Syrie, a déclaré le directeur-adjoint de la police du Kosovo, Besim Hoti. Les migrants se rendaient vraisemblablement en Serbie centrale. N’ayant pas de papiers d’identité sur eux, ils ont été placés sous la garde de l’unité des migrations de la police aux frontières.

La police découvre un nouveau tunnel entre la Serbie et la Hongrie

16 octobre - 16h30 : La police hongroise a découvert un nouveau tunnel, le sixième à ce jour, creusé entre la Serbie et la Hongrie, non loin du village d’Ásotthalom, près du poste frontière de Bački Vinogradi. Ce tunnel de 19 mètres passe sous la barrière construite entre les deux pays. Les migrants et les réfugiés paieraient jusqu’à 10 000 euros aux trafiquants pour pouvoir passer en Hongrie.

Un important trafiquant arrêté à Sarajevo

© Služba za poslove sa strancima Bosne i Hercegovine

3 octobre - 12h30 : Un ressortissant irakien, considéré comme l’un des principaux responsables des trafics de migrants et de réfugiés sur la route des Balkans a été arrêté à Sarajevo. Quatorze autres personnes ont été arrêtées au cours de l’opération menée par la police du Canton de Sarajevo et l’Agence de renseignement et de sécurité de Bosnie-Herzégovine (OSA).

Bihać : les Etats-Unis condamnent le transfert des réfugiés

3 octobre - 8h : L’ambassade des États-Unis d’Amérique en Bosnie-Herzégovine a condamné le 2 octobre le transfert des réfugiés du centre d’accueil temporaire Bira à Bihać, vers le camp de Lipa, qui n’est pas adapté pour l’hiver. L’Union européenne condamne aussi ce transfert.

« Afin de prévenir une crise humanitaire, la propagation du coronavirus et de protéger la population de Bihać, nous appelons les autorités de Bosnie-Herzégovine au niveau de l’État à prendre l’initiative de coordonner avec tous les niveaux de gouvernement en Bosnie-Herzégovine, pour garantir aux migrants un logement humanitaire et sûr. pour protéger leurs droits humains », lit-on dans le tweet de l’ambassade américaine en Bosnie-Herzégovine.

Morts et blessés lors d’un affrontement à Bihać

1 octobre - 13h : Deux personnes sont mortes et 18 ont été blessés, dont dix gravement, le 30 septembre dans la ville de Bihać, dans le nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine, à la suite d’un affrontement entre des réfugiés pakistanais et afghans. Selon la police bosnienne, l’affrontement a eu lieu derrière l’hôpital cantonal, toutes les personnes mortes et blessées sont des ressortissants pakistanais et les blessures ont été infligées par des couteaux et autres objets contondants. Ale Šiljdedić, du ministère de l’Intérieur du canton d’Una-Sana, a déclaré qu’il serait difficile d’enquêter sur cette affaire étant donné que la plupart des migrants qui ont pris part au conflit ont fui dans la forêt attenante.

700 réfugiés de Lesbos transférés en Grèce continentale

28 septembre - 15h30 : 704 réfugiés du camp de Moria, détruit par un incendie dans la nuit du 8 au 9 septembre, ont commencé à être transférés ce 28 septembre de l’île de Lesbos vers le continent. Selon le ministère des Migrations et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ces demandeurs d’asile ont obtenu une autorisation soit parce qu’ils appartiennent à des groupes vulnérables (femmes ou femmes enceintes, personnes handicapées, personnes âgées...), soit parce qu’ils ont obtenu l’asile. 2500 réfugiés devraient être transférés sur le continent dans les prochains jours.

Le pape envoie de l’aide aux migrants en Bosnie-Herzégovine

25 septembre - 14h : Le pape François a envoyé une aide aux réfugiés présents en Bosnie-Herzégovine, à l’occasion de la journée internationale de migrants (27 septembre). Cette aide, adressée par le biais de la nunciature apostolique en Bosnie-Herzégovine, sera distribué par Caritas BiH, Caritas Italie, Ipsia-Acliu et le centre pastoral pour les jeunes Jean-Paul II.

Bosnie-Herzégovine : les familles afghanes d’Ušivak admises dans les camps

Devant le camp d’Ušivak, 22 septembre 2020
© RFE-RL/ Alen Fukelj

22 septembre - 17h : Depuis ce week-end, des dizaines de familles originaires d’Afghanistan, arrivées en Bosnie-Herzégovine par le Monténégro, campaient devant le camp d’Ušivak, près de Sarajevo. Faute de places libres dans le camp, ils ont passé plusieurs nuits dehors, sans hygiène ni nourriture. Un accord est finalement intervenu mercredi 23 septembre entre l’OIM et les autorités bosniennes permettant leur relogement : une partie des familles ont été admises dans le camp d’Ušivak, d’autres ont été transférées au camp de Salakovac, près de Mostar.

L’Autriche découvre 38 réfugiés dans un camion frigorifique roumain

18 septembre - 22h : La police autrichienne a découvert mercredi, sur la frontière hongroise, 38 réfugiés, de nationalité syrienne, irakienne et turque, qui étaient entrés dans le pays cachés dans un camion frigorifique roumain. Certains réfugiés étaient au bord de la suffocation. Parmi eux, six enfants.

Les réfugiés ont expliqué à la police qu’ils avaient payé jusqu’à 8000 euros pour un passage de Roumanie jusqu’en Autriche, via la Hongrie. Ils avaient été placés dans ce camion frigorifique aux abords de la frontière roumano-hongroise. Cette affaire rappelle le drame des 71 réfugiés trouvés morts, fin août 2015, dans un camion bulgare sur une autoroute autrichienne.

8463 personnes refoulées de Bosnie-Herzégovine depuis le début de l’année

12 septembre - 15h : Depuis le début de l’année, la police des frontières a refoulé 8463 personnes qui tentaient de pénétrer illégalement en Bosnie-Herzégovine, a déclaré le directeur de la police des frontières, Zoran Galić. La police a également contrôlé 7376 personnes qui avaient déposé une demande d’asile en Bosnie-Herzégovine. En huit mois, la police a démantelé onze réseaux de passeurs dans la seule région de Zvornik.

La Grèce annonce un premier cas de Covid-19 dans le camp de Moria

Dans le camp de Moria
© MSF

2 septembre - 16h30 : La Grèce a fait état ce mercredi d’un premier cas de contamination au nouveau coronavirus dans le camp de migrants de Moria, sur l’île de Lesbos. Il s’agit d’un demandeur d’asile somalien de 40 ans. L’homme a été placé en isolement, selon un responsable du ministère de l’Immigration. Les autorités cherchent à identifier les personnes ayant été en contact avec lui.

Plus de 13 000 réfugiés sont obligés de s’entasser dans le camp de Moria prévu pour accueillir 3000 personnes. Du fait de la situation sanitaire, tous sont confinés depuis le mois de mars. Les organisations humanitaires dénoncent régulièrement les conditions insalubres qui y règnent.

La Bosnie-Herzégovine va fermer les camps de Bira et Miral

1er septembre - 9h : Le ministère de la Sécurité de Bosnie-Herzégovine a annoncé lundi sa décision de fermer les camps de réfugiés de Bira, à Bihać, et de Miral, à Velika Kladuša, dans le nord-ouest du pays. Les mineurs isolés présents à Bira seraient relogés dans le centre d’accueil de Duje, près de Doboj, tandis que les adultes seraient transférés dans le camp de Lipa, près de Bihać, qui doit être aménagé pour l’hiver.

Un délais de dix jours est donné pour le transfert des réfugiés, après quoi, ils seront délogés par la force des locaux de Bira.

Bosnie-Herzégovine : manifestation à Bihać contre les réfugiés

« Etat, occupe-toi de tes citoyens », Bihać, 29 août 2020
© RFE-RL/ Dzenita Durakovic

30 août - 9h : Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi 29 août à Bihać (nord-ouest de la Bosnie) contre la présence des réfugiés, très nombreux dans le canton d’Una-Sana. Ils réclamaient que ces derniers soient renvoyés dans leurs pays d’origine et que les camps d’accueil de Bosnie-Herzégovine soient fermés.

La Grèce prolonge le confinement des camps jusqu’au 15 septembre

27 août - 21h15 : La Grèce a annoncé ce vendredi que le confinement des camps de réfugiés, en vigueur depuis le 21 mars, était prolongé jusqu’au 15 septembre. Ces camps, d’une capacité théorique de 6100 places, accueillent 24 000 personnes. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les gardes-côtes grecs ont entrepris une opération de sauvetage d’un voilier au large de l’île de Rhodes avec à bord 55 migrants. Mercredi, la police portuaire avait déjà effectué une opération similaire au large de l’île de Halki et avait secouru 96 personnes

Bosnie-Herzégovine : violents incidents dans le camp de LIpa

27 août - 22h : Une manifestation, mercredi soir, dans le camp de Lipa, près de Bihać, a dégénéré en affrontements entre la police et plusieurs centaines de réfugiés. Un réfugié pakistanais a été déféré devant la justice.

Bosnie-Herzégovine : les réfugiés bloquent la route Bosanska Krupa-Novi Grad

Blocage de la route Bosanska Krupa-Novi Grad, 25 août 2020
© RFE-RL/ Dzenita Durakovic

25 août - 18h : Des réfugiés ont bloqué ce mardi la route Bosanska Krupa-Novi Grad, dans le nord-ouest de la Bosnie. Ils protestaient contre l’interdiction de circulation émise à leur encontre par les autorités du canton d’Una-Sana. Au bout d’une heure, la police a levé le blocage, sans incident. Le canton entend installer des postes de police sur toutes les routes, afin d’empêcher la pénétration des réfugiés sur son territoire.

Bosnie-Herzégovine : trois réfugiés contaminés dans le camp de Bira, à Bihać

21 août - 15h45 : Trois réfugiés logés dans le camp de Bira, à Bihać, sont positifs au coronavirus, a annoncé la ministre de la Santé du canton d’Una-Sana, Nermina Ćemalović. Aucun des trois hommes ne présente pour l’instant de symptômes sérieux. Ils ont été hospitalisés à Bihać. D’autres tests sont en cours d’analyse. Le camp de Bira n’a pas la possibilité d’établir un espace d’isolement pour les personnes contaminés, mais les autorités veulent créer un centre d’isolement médicalisé dans les thermes de Gata, à 18 km de Bihać.

Bosnie-Herzégovine : le canton de Bihać interdit d’accès aux migrants

20 août - 8h30 : Le canton d’Una Sana (nord-ouest de la Bosnie) a décidé d’interdire l’accès de son territoire et tout déplacement aux migrants et aux réfugiés. La police a reçu la consigne d’arrêter les autobus qui les transporteraient. Plusieurs milliers de réfugiés se trouvent dans le canton, principalement à Bihać et à Velika Kladuša, espérant passer en Croatie voisine.

La Serbie clôture sa frontière avec la Macédoine du Nord

La clôture en construction
Photo : Legis

18 août - 18h30 : La Serbie a commencé à édifier une clôture métallique sur sa frontière avec la Macédoine du Nord, près de Preševo. Le maire de cette commune, Shqiprim Arifi, a confirmé à Radio Free Europe que la construction de cette clôture faisait partie d’un accord avec l’Union européenne (UE). « Nous pensons que la clôture a pour fonction de sécuriser davantage les frontières des pays extérieurs à l’UE face aux réfugiés, qui vont finir par revenir de manière massive sur la route des Balkans. » Shqiprim Arifi ajoute qu’il a « personnellement de sérieuses réserves » sur cette façon de traiter les réfugiés. Les autorités serbes refusent de communiquer toute information sur cette clôture.

La Grèce aurait jeté plus d’un millier de réfugiés à la mer

16 août - 18h45 : Depuis le début de la pandémie de coronavirus, la Grèce aurait illégalement expulsé au moins 1072 réfugiés, les abandonnant seuls, en pleine mer, sur des bateaux sans moteur. Le New York Times a découvert 31 incidents différents, documentés par plusieurs témoins oculaires, des garde-côtes turcs ou des observateurs indépendants. Najma al-Khatib, une enseignante syrienne de 50 ans, explique ainsi comment, le 26 juillet, elle et 22 autres personnes, y compris des bébés, ont été kidnappés par des policiers grecs masqués dans un centre de détention de l’île de Rhodes, pour être abandonnés sur un radeau de sauvetage sans gouvernail et sans moteur, avant d’être sauvés par les garde-côtes turcs.

80 réfugiés découverts dans un camion en Macédoine du Nord

16 août - 14h20 : La police a découvert 80 réfugiés - 79 originaires du Pakistan et un d’Erythrée - dans un camion, sur la route Negotino-Gradsko, dans le centre du pays. Le chauffeur, âgé d’une vingtaine d’anées a tenté de prendre la fuite, mais a été arrêté. Les réfugiés ont été transférés au Centre d’accueil de Gevgelija et seront expulsés vers la Grèce.

De plus en plus de réfugiés en Bosnie, manifestation à Velika Kladuša

16 août - 14h15 : Des habitants du village de Polje, près de Velika Kladuša (nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine) ont manifesté samedi contre les réfugiés, de plus en plus nombreux dans la région. Les quelques centaines de manifestants se sont rassemblés à 19h près du camp de Miral, exprimant leur crainte que les réfugiés ne restent durablement bloqués dans la région. La police avait autorisé le rassemblement, « pour peu que les règles sanitaires soient respectées ».

Premier cas de Covid-19 dans un camp de réfugiés sur une île grecque

13 août - 16h30 : Le premier cas de contamination au coronavirus a été constaté dans un camp de réfugiés en Grèce, en l’occurrence celui de Vial, sur l’île de Chios. Il s’agit d’un homme de 35 ans, originaire du Yémen, qui a été mis en quarantaine. Une trentaine de ses contacts seront testés, assurent les autorités. Le camp de Vial abrite 3800 personnes, soit le triple de ses capacités. Depuis le début de l’épidémie, quelques contaminations ont été constatées dans les camps du continent, mais c’est le premier cas sur une île.

Aucun cas de Covid-19 dans les camps de réfugiés en Serbie

Des réfugiés cousent des masques dans le centre d’accueil de Bujanovac
© Komisarijat za izbeglice Republike Srbije

8 août - 14h : Le ministre de la Défense de Serbie, Aleksandar Vulin, a déclaré ce samedi 8 août qu’aucun migrant n’avait été contaminé par le coronavirus dans les centres collectifs, à l’occasion d’une visite dans le centre d’Obrenovac, où l’Union européenne a financé des travaux de rénovation.

Il a précisé que 4 200 migrants étaient actuellement hébergés dans ces centres d’accueil. « Ce sont les seuls centres de logement collectif en Europe où aucun résident n’a été contaminé », a même assuré Aleksandar Vulin, qui est également président du groupe de travail du gouvernement de Serbie sur les migrations.

Bosnie-Herzégovine : une « marée » de réfugiés à Velika Kladuša

4 août - 18h : Des milliers de réfugiés s’entassent de nouveau dans les rues de Velika Kladuša, petite ville du nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine, frontalière avec la Croatie. Certains habitants disent qu’ils ont peur de marcher dans les rues et en appellent, une fois de plus, aux autorités centrales. L’un d’eux a posté cette vidéo sur Facebook :

Velika Kladuša Polje 04.08.2020 Harači naši imanja,kuća,objekata itd,ko god ih podržava neka zna da podržava zulum nad muslimanima-Bošnjacima i da će to svakome trgnuti na nos kad tad inšaAllah

Publiée par Damir Pajazetović sur Mardi 4 août 2020

Confinement prolongé jusqu’au 31 août dans le camp de Moria

31 juillet - 17h30 : Le confinement a été prolongé pour la septième fois, jusqu’au 31 août dans le camp de Moria, immense bidonville surpeuplé, où les exilés manquent de tout.

Des policiers autrichiens à la frontière serbo-macédonienne

30 juillet - 9h : Dix policiers autrichiens sont attendus en Serbie afin d’aider leurs collègues serbes à la frontière avec le Nord de la Macédoine. Le ministre autrichien des Affaires intérieures, Karl Nechamer, a indiqué qu’ils seraient en poste non loin de Preševo à partir du mois d’août.

En 2017, 20 policiers autrichiens étaie t venus en renfort à la frontière bulgare-serbe.

Le confinement prolongé jusqu’au 2 août dans les camps de réfugiés en Grèce

18 juillet - 17h : Le confinement a été prolongé pour deux semaines ce 18 juillet.

Grèce : des affrontements font un mort à Moria

6 juillet - 14h : Des heurts ont éclaté dimanche soir dans le camp de Moria, sur l’île de Lesbos, entre des réfugiés afghans et africains. Plusieurs blessés ont été transférés à l’hôpital où un Ivoirien est décédé. La police est violemment intervenue, procédant à plusieurs interpellations.

Bosnie-Herzégovine : un migrant tué près de la frontière croate

3 juillet - 12h : Un migrant a été tué le 2 juillet alors qu’il essayait de traverser la frontière croate près de Kulen Vakuf, en Bosnie-Herzégovine, a confirmé la police du canton d’Una-Sana. « Des habitants de Kulen Vakuf ont informé la police locale qu’un groupe de migrants portaient un homme blessé. Les policiers et l’équipe médicale ont déclaré que l’homme est malheureusement mort de ses blessures, causées par une arme à feu. La blessure fatale était localisée dans le dos de la victime, provenant probablement d’un fusil », explique Ale Šiljdedić, porte-parole de la police du canton d’Una-Sana.

Selon les médias locaux, l’identité de la victime et des personnes qui le transportaient est pour le moment inconnue. Selon eux, ces personnes utilisaient les services du camp de réfugiés de Lipa et auraient essayé de passer en Croatie près de Kulen Vakuf.

La Croatie doit enquêter sur le recours excessif à la force par la police

19 juin - 12h : La Croatie doit immédiatement enquêter sur les informations faisant état d’un recours excessif à la force par la police croate contre les migrants, y compris des actes de torture et de mauvais traitements, et sanctionner les responsables, ont déclaré aujourd’hui des experts des Nations-unies en matière de droits de l’homme.

« Nous sommes profondément préoccupés par le recours disproportionné, répété et continu à la force par la police croate contre les migrants dans les opérations de refoulement », ont déclaré dans un communiqué conjoint Felipe González Morales, rapporteur spécial sur les droits humains des migrants, et Nils Melzer, rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. « Les victimes, y compris les enfants, ont subi des sévices physiques et des humiliations simplement en raison de leur statut migratoire. »

Selon eux, des violences physiques et des traitements dégradants contre les migrants ont été signalés dans plus de 60% de cas de refoulement enregistrés en Croatie entre janvier et mai 2020. Ces traitements abusifs incluent des coups physiques, l’utilisation de décharges électriques, des traversées de rivière forcées, des déshabillages malgré des conditions météorologiques défavorables, des positions de stress forcé, des fouilles corporelles ne tenant pas compte du genre et de la peinture au pistolet des têtes de migrants avec des croix.

« La violente répression des migrants sans passer par aucune procédure officielle, évaluation individuelle ou autre garantie de procédure régulière constitue une violation de l’interdiction des expulsions collectives et du principe de non-refoulement », a déclaré González Morales. « Un tel traitement semble être spécifiquement conçu pour soumettre les migrants à la torture et à d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants interdits par le droit international. La Croatie doit enquêter sur tous les cas signalés de violence contre les migrants, tenir les auteurs et leurs supérieurs responsables et indemniser les victimes », a ajouté Nils Melzer.

Violente rixe dans le camp de Miral à Velika Kladuša

14 juin - 21h30 : Un violente bagarre a éclaté samedi soir dans le camp de Miral, à Velika Kladuša entre deux groupes importants de réfugiés. Un résident du camp a été gravement blessé par arme blanche et a été transféré à l’hôpital cantonal, avec un pronostic vital engagé. La police a arrêté la personne soupçonné d’avoir porté les coups.

Amnesty International dénonce les exactions de la police croate

Photo : Amnesty International / Danish Refugee Council

12 juin - 8h30 : Amnesty International a recueilli le témoignage d’un groupe de migrants et de demandeurs d’asile afghans et pakistanais qui a été arrêté dans la nuit du 26 au 27 mai dans la région des lacs de Plitvice. Ces hommes ont été soumis à des actes de tortures par les policiers croates. Après les avoir battu, les policiers ont enduit leurs blessures et leurs têtes de ketchup et de mayonnaise.

Amnesty International dénonce la « routine » de la violence et de la répression, la totale impunité dont jouissent les policiers croates coupables de ces actes ainsi que le silence complice de l’Union européenne. Outre les témoignages oraux, le Danish Refugee Council a rendu publiques d’accablantes photographies.

Un tunnel souterrain à la frontière serbo-hongroise

© police.hu

9 juin - 12h30 : La police et l’armée hongroises ont découvert le week-end dernier un « tunnel frontalier » non loin de la ville de Mórahalom, près de la Serbie. Ce tunnel, haut de 40cm et long de 24m, était utilisé pour faire passer clandestinement les migrants vers la Hongrie. C’est la troisième fois que les autorités hongroises découvrent un passage souterrain sous la clôture frontalière.

Depuis fin mai, la Hongrie enregistre une augmentation du nombre de migrants essayant d’entrer dans l’UE. La semaine dernière, près de 900 tentatives de franchissement ont été enregistrées. Budapest a déclaré qu’elle allait renforcer la défense des frontières de Schengen.

Une ONG porte plainte contre la police croate pour « traitement dégradant et torture »

5 juin - 16h : L’ONG croate Centar za mirovne studije a porté plainte contre la police croate pour « traitement dégradant et torture » de 33 migrants et réfugiés – cela inclut le marquage à la peinture orange des têtes des migrants – et « expulsion illégale » du territoire de Croatie.

Frontex bientôt sur les frontières du Monténégro et de la Serbie

DR

1er juin - 8h : L’Union européenne a approuvé, mardi 26 mai, un accord passé avec le Monténégro et la Serbie, prévoyant le déploiement de la mission Frontex sur les frontières de ces deux pays. Il s’agit d’aider le Monténégro et la Serbie, candidats à l’intégrer, à « mieux gérer les flux migratoires ». Le déploiement de Frontex sera effectif dès juillet au Monténégro, tandis qu’une date doit encore être fixée pour la Serbie.

Bosnie-Herzégovine : deux migrants ont été tués près de Cazin

30 mai - 14h : Deux migrants ont été tués dans le canton d’Una-Sana, près la frontière croate, vendredi 29 mai. La police bosnienne a été alertée par des habitants, quand elle est arrivée sur place, les deux hommes souffraient de blessures au couteau, et plusieurs migrants étaient autour d’eux essayant de les aider. Selon la police, ces morts seraient liées à des conflits entre des groupes de migrants. Les victimes n’avaient pas de carte d’identité sur elle et n’ont pour l’instant pas pu être identifiées.

Ces conflits entre différents groupes ne sont pas rares. De nombreux migrants viennent de pays qui sont en guerre l’un contre l’autre, des conflits qui peuvent se retrouver transposés en Bosnie-Herzégovine où ces différents groupes se retrouvent à vivre à proximité les uns des autres dans les camps de réfugiés. Il y a quelques jours, à Sarajevo, un migrant en a blessé un autre avec une machette.

La Croatie coupe ses forêts pour « protéger » ses frontières

24 mai - 14h : Pour lutter contre l’entrée de migrants et de réfugiés sur son territoire, la Croatie procède à des coupes claires dans ses forêts, afin de « dégager le terrain » le long de sa frontière avec la Bosnie-Herzégovine. Ces derniers temps, des bois ont été abattus sur les versants de la montagne Plješivica et aux abords de l’ancien aérodrome militaire de Željava. Des pratiques similaires avaient été signalées aux alentours de Hravtska Kostajnica, en janvier 2019.

La ministre des Affaires étrangères de Bosnie-Herzégovine, Bisera Turković, a demandé des explications aux autorités croates, déclarant que si elle comprenait le besoin de surveiller les frontières, elle attendait de ces dernières qu’elles informent leurs voisins avant de prendre de telles initiatives.

De leur coté, les ONG dénoncent une infraction aux droits de l’homme et à la protection de l’environnement, et l’association écologiste Zelena Akcija a signalé ces coupes à l’Inspection nationale, afin de vérifier qu’elles étaient conformes aux directives prévues dans cette zone par l’Office des eaux et forêts.

Un trafic de visas à l’Ambassade de Bosnie-Herzégovine au Pakistan ?

21 mai - 12h : Le Bureau du procureur de la République de Bosnie-Herzégovine a ouvert une enquête sur un potentiel trafic de visas à l’Ambassade d’Islamabad. La semaine passée, Milorad Dodik, le membre serbe de la présidence tripartite, avait révélé que le ministère de la Sécurité avait alerté la présidence de la délivrance de 3000 visas suspects à des ressortissants pakistanais. Ceux-ci seraient entrés dans le pays et pouvaient « constituer une menace pour la sécurité ».

Des accusations vivement démenties par l’ambassadeur de Bosnie-Herzégovine au Pakistan, Sakib Forić, qui a demandé à Milorad Dodik et à Fahrudin Radončić, le ministre de la Sécurité, de s’excuser.

Les relations entre Sarajevo et Islamabad se sont tendues ces dernières semaines, après que Fahrudin Radončić a accusé l’ambassade du Pakistan de refuser de coopérer pour identifier les migrants du pays qui se trouvent en Bosnie-Herzégovine. Un fichage conçu comme un préalable à leur expulsion.

Serbie : des barbelés pour les centres d’accueil

© RFE-RL / Shutterstock

20 mai - 15h : Le ministère de la Défense de la Serbie cherche à acquérir près de 2,5 tonnes de fil de fer barbelé pour clôturer les centres d’accueil pour l’hébergement des migrants et les centres d’hébergement des demandeurs d’asile, comme l’annonce un appel d’offre publié sur le site du ministère.

Selon la documentation mise en ligne le 15 mai, en plus du fil de fer barbelé de 700 millimètres, le ministère souhaite acquérir 1521 mètres de fer nervuré en barres de 20 millimètres et 50 kilogrammes de fil galvanisé. La date limite est fixé au 21 mai, le ministère invoquant une procédure « d’extrême urgence » en raison de la situation. Le site précise que l’armée a du prendre en charge la sécurité des centres d’accueil des demandeurs d’asile, « ce qui n’entre pas dans le cadre de ses attributions éventuelles ».

La Serbie envoie l’armée à Šid

17 mai - 12h : L’armée serbe est intervenue samedi soir à Šid, près de la frontière croate, pour contrôler à titre préventif trois centres d’accueil, Adaševci, Principovac et Šid-Stanica, où se trouvent un peu moins 2000 réfugiés. Au cours de la nuit, 18 personnes ont été arrêtées et renvoyées vers les centres, a déclaré à la RTS le maire de Šid, Zoran Semenović. Le Président Aleksandar Vučić a ordonné le recours à une partie des forces armées afin d’aider le ministère de l’Intérieur à sécuriser les centres d’asile et d’accueil.

Avec le Covid-19, chute des entrées illégales en Europe

12 mai - 21h30 : Dans un article publié ce 12 mai, The Guardian affirme que la police croate tracerait des croix à la bombe de peinture sur le crâne des migrants qui tentent de franchir la frontière depuis la Bosnie-Herzégovine. L’ONU a demandé au gouvernement croate d’enquêter sur ces nouvelles allégations d’abus commis par la police.

Avec le Covid-19, chute des entrées illégales en Europe

12 mai - 19h15 : Selon l’agence européenne Frontex, les franchissements illégaux des frontières européenne ont chuté de 85% en avril par rapport à mars, ne s’élevant qu’à 900, le total mensuel le plus bas depuis 2009. Dans les Balkans, la chute de mars à avril a été encore plus forte (94%). Néanmoins, sur les quatre premiers mois de 2020, le nombre total de passages frontaliers illégaux dans les Balkans s’élève à 6000, en augmentation de 60% par rapport à la même période l’année dernière.

Grèce : les camps de réfugiés confinés jusqu’au 21 mai

9 mai - 17h : Le confinement sera de rigueur dans les camps de réfugiés et les structures d’hébergement gouvernementales jusqu’au 21 mai en Grèce. Par contre, les restrictions de mouvements pour les citoyens grecs ont été levées le 4 mai.

Quelque 100 000 demandeurs d’asile sont actuellement bloqués en Grèce depuis la fermeture par les autres pays européens de leurs frontières en 2016. Les plus surpeuplés sont les camps situés sur les îles proches de la Turquie, avec plus de 36 000 personnes entassées dans des sites conçus pour en accueillir 6100.

L’agresseur d’Obrenovac relâché par la justice

9 mai - 16h30 : Le tribunal d’Obrenovac a rejeté vendredi la proposition du Parquet d’ordonner la détention de 30 jours du jeune homme qui a forcé en voiture l’entrée du centre d’accueil d’Obrenovac, une ancienne caserne, mercredi dernier. Le suspect a été remis en liberté.

Le jeune homme est le président de la commission de coopération avec les associations et les jeunes au conseil municipal d’Obrenovac. Sur les réseaux sociaux, il se définit comme un membre du groupuscule d’extrême-droite Levijatan.

Serbie : un militant d’extrême droite force l’entrée du Centre d’accueil d’Obrenovac

7 mai - 12h30 : Une vidéo d’un jeune homme forçant l’entrée du centre d’accueil pour réfugiés à Obrenovac, non loin de Belgrade, est apparue mercredi sur les réseaux sociaux. Filip R., originaire d’Obrenovac s’est filmé lui-même au volant de sa voiture, roulant à plein régime dans les allées du centre d’accueil. On l’entend crier : « Je ne veux pas que ma petite amie soit attaquée par des migrants, je ne veux pas d’un État musulman ». Il a été arrêté par la sécurité militaire, alors qu’il sortait de sa voiture.

Peu après la publication de la vidéo, Pavle Bihali, le chef de Levijatan, a affirmé sur son compte Twitter que le jeune homme était un membre de son organisation. Levijatan, un groupuscule d’extrême-droite de défense des animaux, mais surtout anti-roms et anti-migrants, se présentera aux élections le 21 juin en coalition avec Jovana Stojković, une médecin anti-vaccins, sous le slogan « Droit à la vie ».

Grèce : 400 réfugiés bloqués sur la route d’Athènes

4 mai - 10h30 : 400 réfugiés, transférés dimanche du camp de Mouria, à Lesbos, sur le continent, sont bloqués sur leur route en direction d’Athènes.

Le Portugal va accueillir 50 enfants réfugiés de Grèce

29 avril - 17h : Le Portugal a annoncé qu’il allait accueillir 50 mineurs isolés, actuellement bloqués dans les camps des îles grecques.

Grèce : incendie dans le camp de Vathy, à Samos

26 avril - 19h30 : Un incendie a éclaté ce dimanche après-midi dans le camp de réfugiés de Vathy, sur l’île de Samos.

Bosnie-Herzégovine : un camp d’urgence ouvre près de la frontière croate

Le camp d’urgence de Lipa
© N1

20 avril - 15h :Selon l’Organisation internationale des migrations, le camp d’urgence de Lipa est prêt à ouvrir. Situé à une trentaine de kilomètre de Bihać, ce centre pourra héberger jusqu’à mille personnes dans de grandes tentes collectives. L’objectif : accueillir les migrants qui survivaient dans les squats ou les bois du canton d’Una Sana, à la frontière avec la Croatie.

Les fonds nécessaires à la construction de ce camp d’isolement ont été fournis par la ville de Bihać, l’Union européenne et l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). L’objectif est d’y fournir un suivi médical aux migrants face à l’épidémie de coronavirus et de rassurer la population locale. Aucun cas de covid-19 n’a été enregistré pour le moment parmi les migrants examinés en Bosnie-Herzégovine.

Tensions dans le camp de Vial, sur l’île de Chios

19 avril - 8h : Des heurts ont éclaté samedi soir dans le camp de réfugiés Vial, sur l’île de Chios où un incendie a été allumé après l’annonce de la mort d’une réfugiée irakienne habitant le camp. Malade, la demandeuse d’asile âgée de 47 ans avait été hospitalisée. Elle a été testée au Civid-19 et le test était négatif selon l’agence de presse grecque ANA. Le camp, prévu pour 1000 personnes, en héberge actuellement 5000. Plusieurs cas de coronavirus ont été signalés dans les camps de réfugiés en Grèce.

De nouveaux incidents dans le camp de Moria

10 avril - 19h30 : De nouveaux incidents ont éclaté dans le camp de Moria, sur l’île de Lesbos, qui accueille près de 20 000 réfugiés dans des conditions ignobles.

Grèce : le camp de Malakasa en quarantaine

5 avril – 12h : Le camp de Malakasa, à 40 kilomètres au nord-est d’Athènes, va être mis en quarantaine pour au moins deux semaines, gardé par la police. Cette décision a été prise après qu’un Afghan de 53 ans a été déclaré positif au SARS-CoV-2, a annoncé le ministère des Migrations. Selon l’agence Reuters, il a été transféré dans un hôpital d’Athènes et les autorités sanitaires testent les personnes avec qui il a été en contact pour tenter de détecter le mouvements du virus. C’est le deuxième camp de réfugiés de Grèce à être mis en quarantaine après celui de Ritsona, à 80 km d’Athènes, où 23 personnes ont été déclarées positives au SARS-CoV-2.

Au moins deux hommes tués et une femme disparue à la frontière entre la Turquie et la Grèce

4 avril – 12h : Selon Amnesty International, au moins deux hommes ont été tués, et une femme est toujours portée disparue après que la police grecque a ouvert le feu sur des demandeurs d’asile et des migrants à sa frontière avec la Turquie. Ce drame arrive après que la Turquie a annoncé, le 28 février dernier, qu’elle n’empêcherait pas les migrants qui le veulent de passer la frontière turque pour se rendre en Europe. Amnesty International a confirmé ces morts les 2 et 4 mars.

La femme disparue, originaire de Syrie, est présumée morte après qu’elle et son mari ont été séparés de leurs six enfants alors qu’ils tentaient de traverser l’Evros, qui marque la frontière entre la Turquie et la Grèce. Le mari a confié à Amnesty International que des soldats grecs ont tiré dans sa direction pendant qu’elle tentait de rejoindre ses enfants sur la rive grecque de la rivière.

Serbie : à Bujanovac, les réfugiés proposent leur aide pour lutter contre le coronavirus

© Bujanovačke Novine

29 mars - 19h30 : Les réfugiés du Centre d’accueil de Bujanovac, dans le sud de la Serbie, ont écrit aux autorités, pour dire qu’ils pouvaient aider à faire face à l’épidémie. « Parmi nous, il y a des infirmiers, mais nous sommes prêts à faire tous les travaux utiles - des soins médicaux à la quarantaine en passant par le nettoyage des rues. Le virus ne fait pas de différence entre les citoyens autochtones et les réfugiés. » Les réfugiés ont notamment commencé à coudre des masques, sous la conduite du couturier Habib Soheli, originaire d’Iran.

Le Centre d’accueil de Bujanovac abrite environ 250 réfugiés.

La Turquie évacue par le feu le camp de Pazarkule à la frontière avec la Grèce

29 mars - 12h : Les images dates du 26 mars, on y voit des flammes dans ce qui est décrit comme le camp de migrants informel de Pazarkule, du côté turc de l’Evros, la frontière avec la Grèce. Selon Greek City Times, l’un des migrants pris dans le chaos a posté sur les réseaux sociaux : « Il semble que les autorités turques préparent l’évacuation du camp de Pazarkule/Edirne. Des gens à l’intérieur ont reçu l’ordre de faire leurs baggages, d’autres ont vu leur abris détruit par la police. Personne ne sait où les milliers de gens à l’intérieur du camp vont être emmenés ».

Le ministre de l’Intérieur de Turquie, Suleyman Soylu, a ensuite confirmé sur la chaîne NTV l’évacuation des réfugiés de Pazarkule, à cause de l’épidémie de SARS-CoV-2. « Nous avons emmené les réfugiés dans neuf villes, nous les logeons dans des centres de refoulement. Nous avons expulsé 5800 réfugiés. Nous l’avons fait par mesure de précaution mais soyez rassurés, une fois que la pandémie sera terminée, tous ceux qui voudront aller à Pazarkule pourront, nous ne nous mettrons pas en travers de leur chemin. Il n’y a pas de compromis ou de changement de politique. »

Bosnie-Herzégovine : à Sarajevo, un centre d’accueil temporaire pour les migrants à la rue

28 mars : Les migrants qui dormaient dans les rues de Sarajevo ces dernières semaines sont désormais logés dans des tentes chauffées, installées dans des baraquements militaires près de la ville, à Blažuj. Ce centre d’accueil temporaire a été érigé par l’OIM, le Conseil danois pour les réfugiés, la Croix-Rouge de la Fédération de Bosnie-Herzégovine, avec l’aide de migrants bénévoles. Ce centre dispose de 1000 lits, avant de pouvoir y accéder les migrants passeront un examen médical.

© OIM

Bosnie-Herzégovine : contre l’érection d’un camp de tentes pour les réfugiés

24 mars : Les autorités du canton d’Una Sana veulent construire un camp de tentes destiné aux réfugiés qui ne peuvent pas être hébergés dans les centres d’accueil temporaires, faute de places. On estime qu’ils sont 3000 dans ce cas, qui dorment dehors ou dans des lieux précaires et changeants. L’expansion de l’épidémie de Covid-19 et la nécessité du confinement ont forcé les autorités à agir.

Ce camp est situé près du village de Lipa, qui abrite lui-même des Serbes revenus vivre dans le canton. Đorđe Radanović, président du Comité pour la protection du droit des Serbes en Bosnie-Herzégovine, a appelé les autorités du canton d’Una Sana à interrompre la construction de ce camp de tentes. « Faire venir des migrants de Bihać à Lipa aggraverait la situation dans le village et découragerait le possible retour des Serbes [ayant fuit pendant la guerre] », a-t-il déclaré. Đorđe Radanović avait déjà dit en novembre 2019 que les réfugiés voulaient « construire des maisons et des mosquées et s’installer ici une fois arrivés ».

La Grèce prépare l’expulsion des réfugiés arrivés de Turquie après le 1er mars

20 mars - 16h15 : Le gouvernement grec a commencé ce midi le transfert de 604 migrants des îles de Samos, Chios et Lesbos vers des installations fermées sur le continent. Ce déplacement concerne des personnes entrées en Grèce après le 1er mars 2020, lorsque le gouvernement a décidé de suspendre la procédure d’asile pour tous les nouveaux arrivants. 436 autres migrants ont déjà été transférés en Grèce continentale. Tous seront expulsés vers leur pays d’origine.

Covid-19 : la Bosnie-Herzégovine et la Serbie veulent confiner les réfugiés

19 mars - 16h30 : Plus de 6000 réfugiés sont bloqués dans les camps officiels en Serbie et ils seraient plus de 7000 en Bosnie-Herzégovine, dont 2000 livrés à eux-mêmes dans le canton d’Una Sana à la frontière avec la Croatie, porte d’entrée de l’Union européenne. Alors que plusieurs manifestations anti-migrants ont eu lieu ces derniers temps, les autorités serbes et bosniennes ont décidé de limiter les déplacements des migrants sur leurs sols voire de les confiner dans les camps.

En Serbie, les entrées et sorties des camps officielles sont désormais strictement contrôlées. Dans le canton d’Una Sana, la ministre de la Santé a demandé l’évacuation « en urgence » de tous les squats et le relogement de ces migrants, de même que tous ceux qui seront interpellés dans les rues, vers un nouveau centre d’accueil d’urgence qui doit être bâti à la hâte près de Bihać.

À cause du Covid-19, MSF demande l’évacuation des camps des îles grecques

© MSF

13 mars - 8h : Les camps surpeuplés des îles grecques constitue le terreau parfait pour une épidémie de COVID-19, dénonce Médecins Sans Frontières (MSF). Compte tenu du manque de services d’assainissement et d’un accès très limité aux soins médicaux, le risque de propagation du virus parmi les résidents des camps est extrêmement élevé. Alors qu’un premier cas a été confirmé à Lesbos, touchant un citoyen grec, l’évacuation des camps est devenue plus urgente que jamais.

« Dans certaines parties du camp de Moria, il n’y a qu’un seul robinet d’eau pour 1300 personnes et aucun savon n’est disponible. Des familles de cinq ou six personnes dorment dans des espaces ne dépassant pas 3 m2 », explique le Dr Hilde Vochten, coordinatrice médicale de MSF en Grèce. « Les mesures recommandées pour empêcher la propagation du virus telles que le lavage fréquent des mains sont tout simplement impossibles. Il serait impossible de contenir une épidémie dans ces camps à Lesbos, Chios, Samos, Leros et Kos, qui accueillent aujourd’hui 42 000 personnes. »

Bosnie-Herzégovine : dix arrestations dans le camp de Bira, à Bihać

11 mars - 12h30 : Dix ressortissants pakistanais et afghans ont été arrêtés ce mercredi matin dans le Centre d’accueil de Bira à Bihać (nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine). Des stupéfiants ont été saisis, ainsi qu’une grande quantité d’outils et d’objets qui pourraient être utilisés pour causer des blessures, a expliqué le porte-parole de la police du canton d’Una Sana, Ale Šiljededić.

« L’opération visait à retrouver une personne soupçonnée d’avoir commis des violences sexuelles, dont des viols, contre des mineurs, ainsi que des délits liés à la toxicomanie », a-t-il poursuivi. Le Centre de Bira accueille actuellement 2000 réfugiés, dont 350 à 400 mineurs non accompagnés.

L’Albanie accueille ses premiers réfugiés

9 mars — 17h : Une cinquantaine d’exilés, principalement originaires de Syrie d’après les informations officielles, sont hébergées depuis samedi soir près de Gjirokastër, dans le sud du pays. Ils sont arrivés depuis la frontière avec la Grèce, situées à quelques dizaines de kilomètres.

Selon la télévision Top Channel qui révèle l’information, l’Albanie serait en train de planifier la création de six centres d’accueil pour réfugiés, qui ouvriraient eux aussi près de la frontière avec la Grèce.

Il aura donc fallu attendre près de cinq ans après la première promesse du Premier ministre Edi Rama, en septembre 2015 au plus fort de la crise migratoire, pour que Tirana accueille un premier contingent de migrants. À l’été 2018, son gouvernement s’était aussi fait fort d’accueillir vingt réfugiés interceptés par les garde-côtes italiens, mais en réalité, aucun n’était venu en Albanie.

Coalition contre les violences aux frontières : seize associations vont déposer plainte contre l’UE et la Grèce

7 mars — 19h : Seize associations, dont Migreurop, Sea-Watch et le Legal center Lesbos, ont annoncé jeudi dans un communiqué qu’elles allaient enquêter afin de porter plainte contre la Grèce et l’Union européenne. Elles les accusent de « violations des droits des personnes migrantes et réfugiées » à la frontière avec la Turquie. La plainte sera déposée en Grèce et « sûrement » auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme.

Manifestation de solidarité avec les réfugiés à Athènes

© Facebook / Marios Lolos

6 mars — 11h30 : Des milliers d’Athéniens ont manifesté jeudi soir dans les rues d’Athènes pour exprimer leur solidarité avec les réfugiés, et dénoncer la politique inhumaine du gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis et de l’Union européenne. Ils scandaient notamment « non à la guerre contre les réfugiés ! »

L’UE promet « toute l’aide nécessaire » à la Grèce

© Facebook / Are you Syrious ?

3 mars — 18h30 : La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président du Parlement européen, David Sassoli, le président du Conseil européen, Charles Michel, le Premier ministre croate Andrej Plenković, et le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, ont « inspecté la situation à la frontière » entre la Turquie et la Grèce ce mardi. Ils ont survolé la zone dans un avion militaire.

« Ceux qui cherchent à tester l’unité de l’Europe seront déçus », a déclaré Ursula von der Leyen au poste-frontière de Kastanies, s’adressant au Premier ministre grec. « Nous resterons fermes et notre unité l’emportera. »

La présidente de la Commission européenne a promis à la Grèce « 700 millions d’euros », dont la moitié immédiatement, pour gérer la nouvelle vague migratoire, et a assuré qu’Athènes recevrait « toute l’aide nécessaire ». « Les autorités grecques font face à une tâche très difficile », a-t-elle souligné. « Les inquiétudes grecques sont des inquiétudes européennes. »

Elle a précisé qu’à la demande d’Athènes, l’agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, était « prête à déployer une force rapide » comprenant notamment un navire, deux patrouilleurs, deux hélicoptères et un avion. Elle a ajouté que 100 gardes frontières européens supplémentaires s’ajouteraient aux 530 déjà déployés. « Notre priorité est de nous assurer que l’ordre est maintenu à la frontière grecque, qui est aussi une frontière européenne », a-t-elle asséné.

Entre samedi et lundi soir, « 24 203 tentatives d’entrées illégales ont été évitées, 183 personnes ont été arrêtées », selon le gouvernement grec.

Frontex renforce son équipe en Bulgarie

3 mars — 18h : Le ministre bulgare de la Défense, Krassimir Karakachanov, a déclaré que l’armée était prête à réagir face l’arrivée de migrants sur son territoire. Au moins une soixantaine de personnes ont déjà été refoulées (push-back) en Turquie. Selon les médias, Frontex a renforcé son personnel actuel de 50 membres à la frontière entre la Turquie et la Bulgarie en envoyant 60 membres supplémentaires.

L’Autriche envoie des policiers en renfort à la frontière entre la Hongrie et la Serbie

3 mars — 11h15 : Suite à une conversation avec son homologue hongrois Sándor Pintér, le ministre autrichien de l’Intérieur, Karl Nehammer, a accepté d’envoyer 19 policiers, et plus tard deux chiens policiers, à la frontière entre la Hongrie et la Serbie pour aider les autorités hongroises à protéger les frontières extérieures de l’UE.

Un enfant syrien meurt au large de Lesbos, incidents à Moria

2 mars — 18h45 : Un enfant de quatre ans d’origine syrienne est mort ce lundi matin, alors que l’embarcation où il se trouvait avec des réfugiés en provenance de Turquie a chaviré au large de Lesbos. « Les médecins ont tout fait pour le sauver, mais il était trop tard », a communiqué la police.

À Moria, des incidents ont éclaté au centre d’accueil et d’identification. Environ 500 demandeurs d’asile sont partis du camp en direction de la ville de Mytilène. Les forces de l’ordre, qui se trouvaient à quelques centaines de mètres de là, ont été la cible de jets de pierres. Elles ont riposté en lançant des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Les manifestants refusent de rentrer au camp.

Exercices de tirs à balles réelles à la frontière turque

2 mars — 18h30 : Les forces armées grecques ont annoncé dimanche soir que le 4e corps de l’armée ferait, ce lundi et pour une durée de 24h, des exercices de tirs à balles réelles à Kipoi et Kastanies, dans la région frontalière avec la Turquie où se trouvent actuellement des milliers de réfugiés, afin de « maximiser la protection de ses frontières orientales, terrestres et maritimes ». Selon l’annonce, des fusils, des mitrailleuses, des carabines et des pistolets seront utilisés pendant l’exercice militaire avec des munitions réelles.

Dimanche, les forces spéciales de la police et de l’armée grecques ont tiré des coups de semonce lors d’une patrouille dans la région d’Evros afin de dissuader les migrants de tenter de traverser le pays.

De son côté, l’Agence des Nations-unies pour les réfugiés (HCR), appelle « au calme et à l’apaisement des tensions » aux frontières entre la Turquie et l’UE. Le HCR a signalé l’arrivée de quelque 1200 personnes entre le 1er mars et le matin du 2 mars dans les îles de Lesbos, Chios et Samos. « Comme dans toutes les situations de ce type, il est important que les autorités s’abstiennent de toute mesure susceptible d’accroître les souffrances des personnes vulnérables », souligne le HCR, qui enjoint la Grèce à « s’abstenir de recourir à un usage excessif ou disproportionné de la force et veiller à ce que les demandes d’asile puissent continuer à être traitées de manière ordonnée ».

Manifestation anti-migrants à Subotica dans le nord de la Serbie

© Facebook / Subotica.com

2 mars — 11h : Quelque 500 citoyens de Subotica, au nord-ouest de la Serbie, près de la frontière hongroise, se sont rassemblés samedi soir dans le centre-ville pour exhorter les autorités à prendre des mesures de sécurité concrètes contre les migrants. La manifestation a été organisée à l’initiative de l’organisation Udruženi građani Subotice (« Union des citoyens de Subotica »). Une vidéo appelant à une « grande manifestation contre les migrants à Subotica et en Serbie » a entre-temps été interdite pour incitation à la haine.

« La façon dont ce sujet est monté de toutes pièces est très dangereuse et provoque des réactions de haine, de peur, d’intolérance et de xénophobie envers des personnes qui ont tout perdu », a déploré Natalija Jakovljević, du site d’information local Magločistač, citée par Mašina. De nombreuses fausses nouvelles sur de supposés crimes perpétrés par les réfugiés circulent actuellement en Serbie. En réalité, ces faits sont insignifiants et représentent, selon la police, 0,06% de l’ensemble des délits commis dans le pays.

Pour Boris Telečki, militant de l’association Priroda i društvo (« Nature et société »), également cité par Mašina, le manque de places dans les centres d’accueil en Serbie pousse les migrants dépourvus de tout à entrer dans des maisons abandonnées et à commettre de menus larcins. Alors que le pays entre en campagne électorale, la droite manipule et grossit ces faits, créant un climat de tension dont sont victimes les migrants et les associations qui leur viennent en aide.

À Belgrade, ces dernières semaines, des « patrouilles du peuple » ont ainsi interpellé des réfugiés à proximité de la gare routière, affirmant « avoir entendu qu’ils provoquaient beaucoup de problèmes » et leur interdisant de « toucher à nos femmes et nos enfants ».

La Bulgarie déploie sa gendarmerie à la frontière turque

1er mars — 10h : La Bulgarie a déployé vendredi matin la gendarmerie à sa frontière terrestre et maritime avec la Turquie. Le Premier ministre Boïko Borissov a évoqué le « danger réel » d’une pression migratoire et s’est inquiété du « retrait des garde-frontières turcs ».

La Grèce ferme sa frontière avec la Turquie

28 février – 16h : La Grèce a fermé sa frontière avec la Turquie après l’annonce d’Ankara qu’elle ne pouvait plus « retenir les réfugiés souhaitant se rendre en Europe ». Cette décision a été prise alors qu’une agence de presse turque rapportait qu’un groupe de 300 migrants syriens, iraniens et irakiens, dont des femmes et des enfants, marchaient vers le poste frontière grec de Kastanies, dans le nord-est du pays, sur la route menant à Edirne.

La Turquie ouvre la porte de l’Europe aux réfugiés syriens

28 février — 10h : « La Turquie n’est plus en mesure de retenir les réfugiés souhaitant se rendre en Europe », a affirmé le porte-parole du Parti de la justice et du développement (AKP), Omer Celik. Cette annonce survient après la mort de 33 soldats turcs lors d’une frappe aérienne des forces gouvernementales syriennes dans la région d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie.

« Notre politique migratoire n’a pas changé, mais nous ne sommes plus en mesure de retenir les réfugiés souhaitant se rendre en Europe », a souligné Omer Celik. Près 950 000 civils qui fuient les attaques intenses du régime syrien ont été déplacés près de la frontière turque depuis le 1er décembre 2019. Les réfugiés souhaitant se rendre en Europe par voie terrestre et maritime ne seront pas stoppés, a annoncé Ankara. La police turque, les gardes-côtes et les responsables de la sécurité des frontières ont reçu les instructions de se retirer des passages terrestres et maritimes des réfugiés vers l’Europe.

La menace d’ouvrir la voie aux réfugiés vers l’Europe annulerait l’engagement de la Turquie envers l’UE. La Turquie accueille quelque 3,7 millions de réfugiés syriens et affirme qu’elle ne peut pas en gérer davantage. Dans le cadre de l’accord de 2016, l’UE avait fourni des milliards d’euros d’aide pour qu’Ankara freine l’afflux de migrants en Europe.

Affrontements à Lesbos et Chios entre policiers et habitants

25 février — 16h30 : Des affrontements ont eu lieu ce mardi entre des habitants de Lesbos et de Chios et les forces antiémeutes qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes, rapporte l’AFP. Deux femmes ont été hospitalisées pour des problèmes respiratoires.

À l’origine de la colère des habitants et des autorités locales, les travaux de construction de nouveaux camps avec une capacité officielle de 7000 personnes chacun. Des travaux qui devraient débuter cette semaine, alors que plus de 38 000 migrants sont actuellement entassés sur les îles égéennes de Lesbos, Samos, Chios, Leros et Kos, dont la capacité totale officielle est de 6200.

Le gouvernement avait tenté à plusieurs reprises de convaincre les autorités locales de la nécessité de ces nouveaux camps, mais ces dernières ne veulent plus supporter tout le poids de la crise, exigent plus de solidarité.

Près de 100 migrants découverts dans deux camions en Macédoine du Nord

© Dickelbers/Creative Commons

25 février — 11h15 : Dans la nuit de vendredi à samedi, la police macédonienne a découvert 47 migrants dans un camion abandonné par son chauffeur près des frontières avec la Grèce et la Bulgarie. Originaires d’Afghanistan, du Pakistan et d’Iran, ils ont été transférés vers des centres de rétention à Skopje et à Gevgelija et devraient être expulsés vers la Grèce d’où ils provenaient, selon la police.

Le lendemain, 43 migrants, tous originaires du Bangladesh, ont été découverts entassés dans un autre véhicule lors d’un contrôle de police dans le village de Vaksince, près de la frontière avec la Serbie. Le conducteur, un homme de 29 ans, a été arrêté et les migrants envoyés dans un centre de transit à Tabanovce dans l’attente de leur expulsion.

Accident meurtrier en Albanie, deux morts et sept blessés

25 février — 11h : Deux migrants ont été tués dimanche dans un accident de voiture et sept autres blessés lorsque leur véhicule a chuté d’une falaise à Gramsh dans le sud du payse. Selon les médias locaux, les neuf migrants présents dans le véhicule étaient tous originaires de Syrie.

Les huit survivants ont été transportés à l’hôpital. Parmi eux, se trouve le conducteur, un homme de 28 ans qui a été arrêté et accusé de trafic illégal de migrants et d’infractions routières. Il encourt quinze ans de prison.

La Croatie érige des barrières sur ses frontières

Le poste frontière d’Izačić
© klix.ba

21 février —15h30 : La Croatie a érigé ce vendredi matin une barrière métallique sur sa frontière avec la Bosnie-Herzégovine, au niveau du poste d’Izačić/ Ličko Petrovo Selo, près de Bihać. Il s’agit de renforcer les moyens de contrôle et de bloquer les migrants et les réfugiés qui tentent de franchir cette frontière.

Selon le ministère croate de l’Intérieur, les fondations pour la pose de barrières ont également été posées au niveau des postes frontière de Gejkovac, Pašin Potok, Erdut et Batina, dans le nord du pays.

Bosnie-Herzégovine : les réfugiés manifestent au camp de Miral

18 février —17h30 : Dénonçant leurs conditions de vie dans le camp et les violences de la police croate quand ils tentent de franchir la frontière, les réfugiés ont scandé « liberté ! », « rendez-nous notre argent ! », ou encore « arrêtez de nous battre ! » La manifestation, à l’entrée du camp de Miral, qui héberge quelque 600 réfugiés, s’est déroulée calmement samedi 15 février, malgré quelques heurts avec la police cantonale.

Macédoine du Nord : 53 migrants retrouvés à l’arrière d’un camion

14 février — 9h45 : La police macédonienne a découvert 53 migrants entassés dans un camion lors d’un contrôle de routine près de Valandovo, dans le sud-est du pays, près des frontières avec la Grèce et la Bulgarie. Le chauffeur, soupçonné de faire partie d’un gang de trafiquants, a été arrêté.

Parmi les migrants, 37 Afghans, 12 Pakistanais, deux Indiens, un Irakien et un Égyptien. Ils seraient entrés illégalement sur le territoire macédonien depuis la Grèce, précise la police. Ils ont été placés dans les centres de rétention de Skopje et Gevgelija, à la frontière grecque, dans l’attente de leur procès.

Au cours des trois premières semaines de janvier, 1365 migrants irréguliers ont été interceptés. En 2019, la police macédonienne indique en avoir empêchés près de 25 000 de franchir illégalement son territoire.

Fin du sit-in à la frontière serbo-hongroise et retour aux camps

7 février — 12h : Après leur tentative avortée de franchir la frontière serbo-hongroise et d’entrer dans l’Union européenne, les centaines de migrants qui ont organisé un sit-in au pied du point de passage de Kelebija-Tompa ont fait demi-tour ce vendredi à l’aube et se sont rendus en autocars dans des camps en Serbie.

Jeudi soir, le ministre serbe de la Défense, Aleksandar Vulin, s’est rendu sur les lieux et a accusé « diverses ONG » d’inciter les migrants à traverser la frontière, assurant que Belgrade ne voulait « pas de problèmes avec ses voisins ».

Selon le Centre de protection de l’asile, plus d’un millier de personnes en Serbie essaient chaque jour de passer à l’Ouest. Rien qu’en janvier, la Hongrie a enregistré 3400 tentatives illégales de traverser la frontière.

Des centaines de migrants organisent un sit-in à la frontière serbo-hongroise

6 février — 17h30 : Environ 300 réfugiés sont arrivés ce jeudi vers 16h au poste-frontière de Kelebija, entre la Serbie et la Hongrie. La plupart viennent de Syrie et d’Afghanistan. Beaucoup d’enfants se trouvent parmi eux.

Les réfugiés ont organisé un sit-in et ne bougeront pas tant qu’on ne les laissera pas poursuivre leur route, affirment-ils. Sur leurs pancartes, on peut lire : « Nos enfants méritent mieux », « Nous sommes des réfugiés, pas des criminels », « Nous fuyons la guerre, pas la faim ».

Avec cette manifestation pacifique, ces réfugiés bloqués des mois en Serbie espèrent obtenir l’ouverture de la frontière et poursuivre leur route plus loin vers l’Europe occidentale. La marche a été organisée via un groupe Facebook fermé. D’autres réfugiés se sont mis en route depuis la ville de Subotica en direction de la frontière serbo-hongroise, où deux bus de police les attendaient. La frontière de Kelebija a depuis été fermée.

La justice expulse de Serbie deux volontaires de No Name Kitchen

© Facebook / No Name Kitchen

6 février — 13h : Deux volontaires étrangers de l’ONG humanitaire No Name Kitchen (NNK) ont reçu l’ordre de la justice serbe de quitter le territoire suite à une altercation avec des membres de l’organisation nationaliste Sokoli (« les faucons ») dans une usine abandonnée de Šid, Grafosrem, où des migrants passaient leurs journées.

Les faits se sont déroulés le 25 janvier. Les volontaires de NNK assurent que les membres des Sokoli ont détruit des biens appartenant aux migrants, mais les accusés ont répondu qu’ils ne faisaient que nettoyer les lieux à la demande de la municipalité de Šid. Suite à un second incident survenu le 1er février, les volontaires et les jeunes « tchétniks » se sont rendus à la police.

Le tribunal de Srmeska Mitrovica a donné raison aux membres des Sokoli. Quant aux deux volontaires de NNK, Adalberto Parenti et Leonie Sofia Neumann, il doivent quitter la Serbie d’ici le 7 février.

Quatre inculpés pour mauvais traitements de migrants en Macédoine du Nord

4 février — 10h : Les autorités de Macédoine du Nord ont inculpé le 3 février trois Pakistanais et un ressortissant macédonien accusés d’avoir infligé à douze migrants des traitements « particulièrement humiliants et cruels ». Les victimes, parmi lesquelles deux enfants, venaient d’Inde, d’Afghanistan et du Pakistan. Elles avaient été détenues dans une maison pendant deux semaines au mois d’octobre 2019.

Selon le Parquet, l’un des migrants a pu contacter des proches qui ont signalé le cas aux autorités serbes, qui elles-mêmes ont informé la police de Macédoine du Nord. Les trois Pakistanais détenus risquent jusqu’à huit ans de prison. Quant au ressortissant macédonien, il a été assigné à résidence.

Nouvelle manifestation à Lesbos : des heurts éclatent entre la police et des réfugiés

3 février — 17h30 : Dans la matinée de lundi, la police grecque a empêché la tenue d’une manifestation de réfugiés du camp de Moria et des incidents ont éclaté. Environ 2000 personnes se sont rassemblés vers 10h30 avec l’objectif de rallier Mytilène, le chef-lieu de l’île de Lesbos, pour protester contre leurs conditions de vie dans le camp surpeuplé.

Selon les médias locaux, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène contre des manifestants qui tentaient de briser le cordon de police établi sur la route principale qui relie Moria à Mytilène. Les affrontements se sont poursuivis alors que la marche tentait de rejoindre le chef-lieu de l’île.

Des femmes manifestent contre les conditions inhumaines au camp de Moria

3 février — 9h30 : 500 femmes et enfants du camp de Moria et de la « jungle » des oliveraies qui entoure le camp ont marché jeudi 30 janvier du camp jusqu’à Mytilène, chef-lieu de l’île, pour protester contre les conditions de vie inhumaines à Moria et les retards considérables dans le traitement des demandes d’asile.

Arrivées à Mytilène, les manifestantes ont fait un sit-in bloquant l’accès aux quais et se sont ensuite rassemblées à la place Sapho, la place centrale, pour lancer « Moria, Not Good » avant de rentrer au hot-spot de Moria.

Au large de Lesbos, Athènes veut un « mur flottant » pour stopper les migrants

30 janvier — 17h : Athènes voudrait installer un système de barrages flottants de 2,7 km de long au large de Lesbos. « Cette proposition marque une escalade alarmante dans les efforts continus du gouvernement grec de rendre le plus difficile possible l’arrivée des demandeurs d’asile et des réfugiés sur ses côtes et entraînera encore plus de danger pour ceux qui recherchent désespérément la sécurité », a réagi Massimo Moratti, le directeur de la recherche pour l’Europe d’Amnesty International.

« Ce plan soulève de sérieuses questions sur la capacité des sauveteurs à continuer de fournir une aide vitale aux personnes en danger qui tentent de traverser la mer vers Lebbos. Le gouvernement doit de toute urgence clarifier les détails opérationnels et garantir que ce système ne coûtera pas de vies supplémentaires. » Le système de barrage flottant devrait mieux sécuriser les frontières maritimes et empêcher les arrivées des demandeurs d’asile et des réfugiés. En 2019, la Grèce a compté près de 60 000 arrivées par la mer, soit près du double du nombre total d’arrivées par la mer en 2018. Entre janvier et octobre, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a enregistré 66 décès sur la route de la Méditerranée orientale.

Une Tunisienne arrêté à Sarajevo pour trafic

30 janvier - 11h30 : La SIPA a arrêté, sur requête du Parquet de Bosnie-Herzégovine, une ressortissante tunisienne dans la région de Sarajevo. Elle est accusée d’avoir, avec son mari, fait passer des migrants et des réfugiés. Son mari avait précédemment été arrêté, mais la femme était soupçonnée d’exercer des pressions sur de potentiels témoins.

5000 migrants et réfugiés se trouvent actuellement dans les camps établis en Bosnie-Herzégovine, et 2000 seraient dans les squats. Le nouveau ministre de la Sécurité, l’oligarque bosniaque Fahrudin Radončić, promet une politique de « fermeté ».

60 réfugiés tentent de franchir la frontière hongroise, la police tire

Le poste-frontière de Horgoš-Reske 2
© pannonrtv.com

28 janvier - 12h : Selon la police hongroise, un groupe d’une soixantaine de migrants a tenté de franchir ce mardi matin vers 5h30 la clôture de barbelés à la frontière entre la Serbie et la Hongrie à hauteur du passage de Horgoš-Reske 2. Les gardes-frontières hongrois ont alors tiré en l’air des coups de semonce.

Quatre personnes ont été arrêtées, selon un communiqué de la police hongroise. Suite à cet incident, la frontière de Horgoš-Reske 2 a été momentanément fermée.

Le Parlement européen étrille la Croatie pour sa politique envers les réfugiés

14 janvier - 14h30 : Lors de sa séance plénière de ce mardi, en présence du Premier ministre Andrej Plenković, dont le pays assure la présidence du Conseil de l’Union, le Parlement européen a vivement critiqué la politique de la Croatie à l’égard des migrants et des réfugiés. « Il y a eu 10 000 expulsions illégales en 2018, et 25 000 l’an dernier », a dénoncé la députée Malin Björk (Gauche Unie européenne, Suède), qui s’est rendue sur le terrain. Ska Keller (Verts, Allemagne) a dénoncé les violences commises par la police croate, estimant qu’elles étaient « inacceptables de la part d’un pays membre de l’UE ». « Les frontières croates sont des frontières. Ce qui s’y passe relève de notre responsabilité à tous. Nous n’allons pas fermer les yeux », a ajouté la présidente du groupe des Verts au Parlement européen.

Andrej Plenković s’est défendu en assurant que son pays « respectait les lois », ajoutant que le problème tenait « au contrôle des frontières extérieures de l’Union, principalement entre la Grèce et la Turquie ».

Au moins douze morts dans un naufrage en Grèce

DR

11 janvier - 14h30 : Au moins douze migrants ont péri samedi dans le naufrage de leur bateau en mer Ionienne, rapportent les garde-côtes grecs. L’embarcation, qui transportait une cinquantaine de personnes, a coulé au large de l’île de Paxos, au sud de Corfou, alors qu’elle tentait probablement de gagner l’Italie.

Bosnie-Herzégovine : 80 passeurs de migrants condamnés en deux ans

9 janvier - 11h : En 2018 et 2019, la justice bosnienne a inculpé plus de 100 personnes pour trafic d’êtres humains. Sur les 60 jugements donnés par la Cour de Bosnie-Herzégovine au cours de ces deux années, près de 80 personnes ont été condamnées. Les sentences vont de la prison avec sursis à de la prison ferme, et des amendes.

La plupart des passeurs ont été arrêtés dans la région de Trebinje, dans le sud-est du pays. La majorité sont des citoyens bosniens. La plupart des passeurs étrangers sont des ressortissants de Serbie ou du Monténégro.

La Grèce établit sa liste de « pays surs »

3 janvier - 17h30 : Le gouvernement grec a rendu publique une liste de pays d’origine considérés comme étant « surs » et dont les ressortissants ne sont donc pas appelés à demander l’asile en Grèce, conformément à l’article 87 de la nouvelle loi sur l’asile de 2019. Il s’agit du Ghana, du Sénégal, du Togo, de la Gambie, du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de l’Albanie, de la Géorgie, de l’Ukraine, de l’Inde et de l’Arménie.

Alors que les réfugiés sont de plus en plus nombreux à arriver de Grèce ces derniers mois, le gouvernement conservateur entend pratiquer une politique « dissuasive ».