Je fuyais la guerre, mais la guerre m’a rattrapé

David Albahari : une littérature non-alignée ?

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C’est un des plus grands écrivains serbes contemporains, même s’il a quitté son pays pour le Canada il y a vingt ans. David Albahari revient sur le sens de la littérature, ses choix et ses influences, en assumant son « non-engagement » même si tous les échos tragiques du monde retentissent dans ses livres. Entretien.

Propos recueillis par Zora Drčelić David Albahari a quitté la Yougoslavie pour le Canada il y a vingt ans. Il continue néanmoins à écrire en serbe, interrogeant sans cesse ses origines. Son dernier roman, Životinjsko carstvo (« Le règne animal ») a reçu le prix Isidora Sekulić. En tant qu’écrivain et intellectuel, David Albahari n’a jamais voulu prendre parti, et il a toujours soigneusement évité de parler de politique. Son œuvre n’en est pas moins un brillant miroir du monde contemporain. Vreme (V.) : Les sujets politiques, la guerre, les frontières, la discorde sont toujours implicitement présents dans vos romans. Pensez-vous qu’il soit (...)

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