Concerto pour phrases. 17 nouvelles contemporaines de Bulgarie

17 nouvelles de 17 écrivains bulgares qui ont commencé à publier après les changements de 1989. 17 textes d’écrivains très peu connus en France (à l’exception de Guéorgui Gospodinov), et quelques petites merveilles… « En rupture avec le réalisme qui a dominé la littérature bulgare, ces nouvelles s’inscrivent dans cette recherche d’une autre écriture caractérisée par la variété des registres et le jeu que cette variété peut faire naître (registre familier, voire banal, burlesque, ironie, humour, prose poétique à l’opposé), le lexique libéré des contraintes qui ont pesé sur lui durant des décennies, d’où l’irruption de l’argot, la rupture de la […]

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17 nouvelles de 17 écrivains bulgares qui ont commencé à publier après les changements de 1989. 17 textes d’écrivains très peu connus en France (à l’exception de Guéorgui Gospodinov), et quelques petites merveilles…

« En rupture avec le réalisme qui a dominé la littérature bulgare, ces nouvelles s’inscrivent dans cette recherche d’une autre écriture caractérisée par la variété des registres et le jeu que cette variété peut faire naître (registre familier, voire banal, burlesque, ironie, humour, prose poétique à l’opposé), le lexique libéré des contraintes qui ont pesé sur lui durant des décennies, d’où l’irruption de l’argot, la rupture de la linéarité et l’entremêlement des voix et des consciences, une phrase très construite et longue ou, au contraire, volontairement dépouillée et d’une neutralité glaçante qui fait ressortir le désespoir ou l’absurdité du monde environnant, une narration froide, impersonnelle, un rythme volontiers haché, l’abondance de détails infimes, le jeu avec le lecteur ou avec d’autres textes, le brouillage des instances narratives, la déstabilisation du lecteur car rien n’est donné pour certain, à l’instar du monde actuel…

Bref, l’écriture relativement simple, voire sommaire, qui avait dominé durant des décennies cède la place à une variété et à une richesse qui font de la littérature bulgare, non plus la littérature fermée d’un monde à la périphérie d’un centre où tout se passe, mais un espace de création dynamique et mouvant, à l’image du monde moderne occidental qu’elle a réintégré ».

(Marie Vrinat, extrait de l’avant propos)


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