L'en-dehors balkanique • le blog de Nicolas Trifon Blog • Catherine Durandin : « Roumanie, quelle crise pour quel avenir ? » La crise ouverte par les manifestations contre la corruption du début de cette année en Roumanie est moins d’ordre économique que de nature idéologique et politique. Fondamentalement, il s’agit d’une crise identitaire liée à un besoin de refondation, de rupture enfin radicale, avec le passé. Mais, de cette rupture, les laissés-pour-compte de la croissance, les pauvres des zones rurales aux infrastructures défaillantes, les personnes âgées aux retraites insuffisantes, les jeunes sans formation, ne la veulent pas. L’analyse de Catherine Durandin [[Sur la Roumanie, Catherine Durandin a notamment publié : Histoire de la nation roumaine, (Complexe, 1994), Histoire des Roumains (Fayard, 1995), Bucarest, mémoires et promenades ; La Roumanie, un piège ?, (Hesse, 2000), La Roumanie post-1989, (avec Zoé Pètre, L’Harmattan, 2008). ]]. 8 avril 2017 · En accès libre
L'en-dehors balkanique • le blog de Nicolas Trifon Blog • A Trieste, sur les traces des Cici, Istroroumains et autres Vlassi [caption id="attachment_57798" width="800"]Cici (Rumeri) en route vers Trieste[/caption] « Les Tsintsares ou Aroumains et les Cici ou Istroroumains : mystère ou partie intégrante de l’Europe ? », tel était l’intitulé, compliqué comme toute chose dans les Balkans, de la Journée d’études organisée par l’Université de Trieste le 10 mars. Le premier terme est utilisé surtout en serbe et en croate tandis que celui de Cici (prononcez Tchitchi) n’est employé qu’en Istrie croate et dans la région de Trieste pour désigner une population dont les origines et le comportement intriguent depuis longtemps les autres habitants en raison notamment de leur langue… 2 avril 2017 · En accès libre
Roumanie · · L'en-dehors balkanique • le blog de Nicolas Trifon Blog • Roumanie : la lutte anticorruption, arme des nantis ? A lui seul, le spectacle offert par les centaines puis les milliers des contre-manifestants huant le Président « allemand » et qui vont battre le pavé à Piteşti ou à Tîrgovişte en clamant « Nous ne résistons pas, nous votons ! » et les dizaines puis les centaines de milliers de manifestants contre la corruption dont les images ont fait le tour du monde suffit pour se faire une idée des lignes de fracture au sein de la société roumaine. Cette question est revenue dans le débat public en Roumanie à travers notamment l’accusation de racisme social formulée à l’encontre des manifestants contre la corruption. 4 mars 2017 · En accès libre
Roumanie · · L'en-dehors balkanique • le blog de Nicolas Trifon Blog • Roumanie : la Patrie en danger selon l’Académie et le PSD Aux mille et une trouvailles verbales et graphiques concoctées par les centaines de milliers de protestataires contre la tentative d’auto-amnistie de la classe politique entreprise par le gouvernement actuel PSD, ce dernier n’a pas manqué de réagir à son tour. 21 février 2017 · En accès libre
Roumanie · · Société Roumanie : après la colère de la rue, l’Académie joue la diversion nationaliste L’Académie roumaine, « institution identitaire fondamentale, au service de la nation roumaine depuis un siècle et demi », a choisi le moment de la révolte populaire contre la corruption des élites politiques pour sortir de son sommeil et lancer un appel nationaliste et réactionnaire. 14 février 2017
L'en-dehors balkanique • le blog de Nicolas Trifon Blog • Entretien avec Mihaela Sima sur l’association Habitat-Cité Habitat-Cité est une association de solidarité locale et internationale luttant contre le mal-logement et pour l’accès aux droits de personnes démunies vivant dans des conditions de précarité. Rencontre avec Mihaela Sima, membre de cette association, impliquée notamment dans l’accompagnement de personnes originaires de Roumanie, sur son travail et la situation des Roumains roms. 11 février 2017 · En accès libre
Roumanie · · L'en-dehors balkanique • le blog de Nicolas Trifon Blog • L’impermanence de toute chose, selon Veronica Mecchia, photographe « Le temps, s’il existe, s’écoule. C’est tout ce qu’on sait de lui », écrit Valentina M. Viollat à propos du travail de Veronica Mecchia qui expose en ce moment à la Gallery 21 : art, mind, body, à Paris, au 21, rue Dauphine. Jusqu’au 4 février. 31 janvier 2017 · En accès libre
L'en-dehors balkanique • le blog de Nicolas Trifon Blog • Le Soleil se lève-t-il à l’Ouest ? portraits de migrants de Roumanie A première vue, le titre du livre édité par Habitat-Cité, association qui s’occupe notamment des problèmes d’hébergement et de relogement des migrants en situation de grande précarité, est assez déroutant. Les connotations politico-culturelles consacrées des notions géographiques telles que l’Ouest et l’Est ne semblent pas jouer de rôle particulier dans la motivation des hommes et des femmes auxquels on donne la parole dans ce livre. Ils sont venus de l’Est et se sont retrouvés à l’Ouest, parce qu’ils étaient bel et bien poussés par le besoin et non pas sous l’emprise d’un quelconque mirage contre-nature. Leur « cas » n’est guère isolé puisqu’ils participent d’un mouvement migratoire de grande ampleur. 14 janvier 2017 · En accès libre
L'en-dehors balkanique • le blog de Nicolas Trifon Blog • Géopolitique de la Russie : des rives du Dniestr à celles du fleuve Amour « L’Occident ne voulait pas admettre la Russie dans son club mais il ne voulait pas non plus entrer en conflit ouvert avec elle. Ce qui paraissait préférable, c’était de repousser la clôture du pré carré de Moscou plus à l’est (…) Ce fut une erreur, car ce fut à ce moment-là, précisément, en 1992-1993, que se trouvait l’occasion d’agir volontairement et de trouver la clé de la solution au ‘’problème russe’’ en accueillant cette grande nation dans le club occidental», fait remarquer l’historien et diplomate moldave Oleg Serebrian dans son livre La Russie à la croisée des chemins qui vient de paraître en français. 8 janvier 2017 · En accès libre
L'en-dehors balkanique • le blog de Nicolas Trifon Blog • Camp de Belene, 1949-1959 : le totalitarisme réellement existant et les anarchistes bulgares Dès le lendemain de l’entrée de l’Armée rouge en Bulgarie, pays allié à l’Allemagne nazie pendant la guerre, en septembre 1944, des camps furent ouverts par les communistes qui s’imposeront comme les maîtres du jeu. A partir notamment de 1946, ces camps « accueilleront » les ennemis du nouveau cours du pays, des monarchistes aux anarchistes en passant par les communistes déviants. De nombreux témoignages sont parus à ce sujet après 1990. Dans un livre qui vient de paraître sous le titre La Bulgarie et le totalitarisme : sociologie d’un camp de concentration, Radoslav Gruev tente une analyse de ce « laboratoire de domination » pendant la période dite stalinienne. 5 janvier 2017 · En accès libre