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Alain Finkielkraut vient de se livrer pour la première fois dans ce qui ressemble à des mémoires. À la première personne (Gallimard, 2019) retrace le parcours intellectuel de son auteur sans s’épancher en souvenirs personnels. La forme du livre est excellente, on y apprend un certain nombre de choses, y compris au sujet de l’histoire des idées, mais ce qui dérange, c’est son idée-maîtresse, à savoir l’éloge de l’essentialisme (le contraire de l’existentialisme), présenté (si, si !) en tant qu’entreprise subversive, contestataire, ayant peu de chances d’aboutir, quoique nécessaire et salvatrice. On aura rarement vu plus grosse ficelle dans l’histoire des idées.