Violences policières : les Grecs dénoncent, le gouvernement s’enfonce

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La population grecque n’en peut plus des violences policières. Depuis dimanche, à la suite d’une intervention musclée des forces de l’ordre à Nea Smyrni, dans la banlieue d’Athènes, les citoyens descendent dans la rue. Signe d’un malaise général face à la dérive autoritaire du gouvernement conservateur.

Par Fabien Perrier À Néa Syrni, en proche banlieue d’Athènes, ce mardi après-midi, le mot Ποναω (« J’ai mal ») s’étale en grand sur la banderole de tête d’un dense cortège. Autour des lettres noires, des taches rouges glissent telles des larmes de sang. Sur le côté est peint un policier casqué, en noir, qui tord le coup à un homme, en rouge. Cette banderole pouvait-elle mieux exprimer le sentiment de ras-le-bol qu’éprouve une part de la population grecque face notamment aux violences policières ? Selon le journaliste Yannis Androulidakis, « il n’y a jamais eu autant de monde dans les rangs d’une manifestation à Nea Smyrni ». Sauf que cette fois, des (...)

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