Le Prix Nobel de littérature à Peter Handke : tempête dans les Balkans

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L’attribution du prix Nobel de littérature à l’écrivain autrichien Peter Handke a suffi pour réveiller de vieilles blessures, en Bosnie-Herzégovine comme au Kosovo, où l’on se souvient de l’engagement constant de l’écrivain en faveur du régime de Slobodan Milošević. Analyse.

Par Jean-Arnault Dérens « Je sais ce que je ne sais pas. Je ne sais pas la vérité. Mais je regarde. J’écoute. Je ressens. Je me souviens. Pour cela je suis aujourd’hui présent, près de la Yougoslavie, près de la Serbie, près de Slobodan Milošević. » Peter Handke était sûr de provoquer le scandale en prononçant ces paroles lors de l’enterrement de Slobodan Milošević, le 18 mars 2006, à Požarevac, la ville natale de l’ancien dirigeant serbe, où il avait été l’un des rares hôtes de marque étrangers. Son compagnonnage avec le nationalisme serbe était déjà bien avéré. Il avait publié, en 1996, dans les colonnes de la Süddeutsche Zeitung, un Voyage hivernal (...)

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