Bosnie-Herzégovine : un protectorat international qui ne dit plus son nom

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Depuis les Accords de paix de Dayton, signés fin 1995, la Bosnie-Herzégovine est un protectorat, soumis aux pouvoirs illimités du Haut représentant international. Mais depuis 2014, l’OHR actuel, l’Autrichien Valentin Inzko, n’a plus pris une seule décision, se contentant d’un rôle protocolaire et profitant d’un confortable salaire. Pendant ce temps-là, les dirigeants nationalistes profitent du statu quo pour renforcer leur pouvoir corrompu.

Adapté par Florentin Cassonnet Cela fait dix ans que l’Autrichien Valentin Inzko a pris ses fonctions de Haut représentant international. Il a pris seulement 50 décisions à son actif (contre 430 pour Paddy Ashdown entre 2002 et 2006), et l’OHR a annoncé qu’il resterait encore deux ans en poste. Il a refusé de répondre aux questions de Kosovo 2.0, notamment celles relatives à son salaire et au temps qu’il passe entre la Bosnie-Herzégovine et son Autriche natale. Il en est aujourd’hui réduit à un rôle protocolaire, on peut le voir à des concerts ou d’autres évènements culturels. « De nombreux dirigeants politiques ici sont plus intéressés à (...)

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