Les dernières infos • 7919 réfugiés enregistrés en Bosnie-Herzégovine depuis le début de l’année

| |

La « route des Balkans » est théoriquement fermée depuis mars 2016. Pourtant, des centaines de réfugiés continuent d’avancer sur les routes de la région, malgré les murs de barbelés et les frontières fermées. Souvent, ils doivent s’en remettre aux réseaux de passeurs, dont les affaires n’ont jamais été si florissantes... C’est aujourd’hui la Bosnie-Herzégovine qui s’impose comme une étape privilégiée pour tenter, ensuite, de passer en Croatie. Retrouvez toutes nos infos en temps réel.

Cet article est accessible gratuitement pour une durée limitée. Pour accéder aux autres articles du Courrier des Balkans, abonnez-vous !

S'abonner

Par la rédaction

7919 réfugiés enregistrés en Bosnie-Herzégovine depuis le début de l’année

Une distribution de nourriture
© Léa Saugier / CdB

6 juillet - 19h : Selon les données communiquées jeudi par le gouvernement de la Fédération, 7919 réfugiés enregistrés en Bosnie-Herzégovine depuis le début de l’année, dont 685 ont demandé l’asile dans ce pays. Toujours selon la police, 319 personnes auraient été renvoyées de Croatie vers la Bosnie-Herzégovine, tandis que 581 auraient été renvoyées de Bosnie vers des pays tiers, en l’occurence le Monténégro et la Serbie. Ces chiffres ne tiennent évidemment pas compte des expulsions « extra-légales » pratiquées tant par la police croate que par celles de Bosnie-Herzégovine, notamment en direction du Monténégro.

Alors que la situation humanitaire devient de plus en plus critique dans le canton d’Una et de la Sanska, à l’ouest du pays, le gouvernement autrichien a annoncé une donation de 56 tentes. Les autorités fédérales, celles du canton et de la commune de Velika Velika Kladuša ne s’entendent pas sur l’endroit où loger ces réfugiés.

Merkel menace de renvoyer les demandeurs d’asile pour sauver son gouvernement

5 juillet - 9h : Pour sauver son gouvernement et satisfaire l’aile la plus à droite de sa coalition, Angela Merkel a été obligée de conclure un accord sur les migrants. Celui-ci prévoit notamment de renvoyer les demandeurs d’asile vers le premier pays de l’UE dans lequel ils ont été enregistrés et, à défaut, de les refouler vers l’Autriche voisine, gouvernée par une coalition réunissant l’extrême droite et les conservateurs. Vienne a immédiatement accusé mardi Berlin de l’avoir mis devant le fait accompli.

Le gouvernement autrichien s’est dit dans un communiqué « prêt à prendre des mesures pour protéger » ses « frontières sud en particulier », avec l’Italie et la Slovénie, pour faire la même chose que l’Allemagne. L’Italie, principal pays d’entrée des migrants en Europe via la Méditerranée, ne veut pas être en reste. « Si l’Autriche veut faire des contrôles, elle en a tout le droit. Nous ferons la même chose », a prévenu mardi le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini. De quoi remettre en cause les principes du tout récent sommet de l’UE sur les migrants : promesse de privilégier des solutions européennes face aux tentations nationales et aide à l’Italie.

La Bosnie-Herzégovine prévoit des renforts de police à ses frontières

19 juin - 14h30 : Le Bureau indépendant du Parlement fédéral bosnien, un organe indépendant en charge de la police bosnienne, a demandé le déploiement d’au moins 200 policiers supplémentaires pour contrôler les frontières.

Ces propos font suite aux débordements lundi après-midi à Velika Kladuša. Plusieurs centaines de migrants ont tenté de passer en Croatie. Après le meurtre d’un Marocain, ils craignent pour leur sécurité en Bosnie-Herzégovine.

« Ces 200 fonctionnaires résoudront partiellement le problème », estime Sanela Dujković, porte-parole de la police de l’air et des frontière. « Face à la hausse du nombre de passages illégaux, nous avons donc renforcer nos opérations avec des moyens limités. »

La police bosnienne aux frontières compte aujourd’hui 1847 fonctionnaires, qui ne sont pas tous affectés à la sécurisations des 1551 km de frontière. Un renfort d’au moins 500 policiers serait nécessaire, estime Sanela Dujković.

La police bloque 200 migrants à la frontière entre Bosnie et Croatie

18 juin 2018 - 18h30 : Lundi après-midi, plus de 200 migrants qui étaient basés à Velika Kladuša ont tenté collectivement de franchir la frontière croate. Ils ont été bloqués par la police au poste de Maljevac. Le responsable pour les Balkans de l’Organisation internationale des migrations (OIM) craint de fortes tensions. En fin d’après-midi, la route principale était toujours bloquée, et le poste frontière ne pouvait être rejoint que par des chemins alternatifs.

Cet épisode fait suite à l’agression au couteau qui a provoqué la mort d’un ressortissant marocain vendredi. Les migrants s’estiment en danger et demandent à pouvoir passer en Croatie.

Les pays des Balkans vont créer une base de données commune

Les ministres réunis à Sarajevo
© Anadolu

7 juin 2018 - 15h : Réunis ce jeudi 7 juin à Sarajevo, les ministres en charge de la sécurité et des droits de la personne des différents pays des Balkans ont acté le principe de la création d’une base de données communes. « Nous devons savoir si les personnes qui se présentent à nous ont déjà séjourné en Europe », a expliqué le ministre bosnien de la Sécurité, Dragan Mektić. Cette base permettra de faciliter les procédures de renvoi des migrants vers leur pays d’origine ou un pays tiers.

Un des objectifs de la réunion était d’envisager l’admission des pays candidats des Balkans occidentaux au programme Frontex. Des représentants de tous les pays situés sur la « route des Balkans » ont assisté à la réunion : Bosnie-Herzégovine, Croatie, Serbie, Monténégro, Albanie, Grèce, Autriche et Slovénie.

Turquie : Neuf migrants sont morts en tentant de rejoindre la Grèce par la mer

3 juin 2018 - 12h : Neuf migrants, dont six enfants, sont morts dimanche lorsque leur bateau a fait naufrage au large des côtes de la Turquie, a annoncé l’agence Anadolu. Il y avaient 15 personnes à bord. Cinq personnes ont pu être sauvées et une est toujours portée disparue.

Les migrants, dont la nationalité n’est pour l’instant pas éclaircie, voulaient gagner l’Europe mais leur trajectoire ne semble pas claire. Le territoire européen le plus proche du lieu du naufrage est la petite île grecque de Kastellorizo, au large de la station balnéaire turque de Kas. 

Ces derniers mois, le nombre de personnes tentant la traversée augmentent de nouveau. Selon l’Organisation internationale des Migrations, 10 948 personnes ont réussi, dans les cinq premiers mois de cette année, à traverser vers la Grèce. 35 ont trouvé la mort pendant la traversée.

Autriche : l’« Unité de protection des frontières » opérationnelle en juin

28 mai 2018 – 10h : La nouvelle « Unité de protection des frontières » que l’Autriche veut créer sera opérationnelle dès le mois de juin, a annoncé le ministre de l’Intérieur Herbert Kickl (FPÖ, extrême droite), en commentant les chiffres qui indiquent une hausse des passages de migrants et de réfugiés par la route des Balkans. Cette unité devrait compter de 5 à 600 hommes et pourrait bloquer la frontière pour éviter un nouvel afflux comparable à celui de 2015. Le ministre promet également une « coordination » avec tous les pays situés sur cette route des Balkans.

Bosnie-Herzégovine : les réfugiés désertent le camp de Salakovac

Le Centre d’accueil de Salakovac, en Herzégovine
DR

23 mai 2018 – 9h : Le Centre de réfugiés de Salakovac n’abritait plus que 210 personnes mardi 22 mai, contre 270 quatre jours plus tôt. Certains réfugiés arrivent pourtant d’eux-mêmes dans ce centre, où leur sont garanties des conditions de séjour et d’hygiène décentes, de la nourriture, etc. Mais beaucoup seraient repartis en direction de Sarajevo. Ils craindraient d’être renvoyés dans leurs pays d’origine s’ils restent à Salakovac. Les responsables du Centre rappellent qu’ils ne contrôlent pas les déplacements des réfugiés, qui peuvent donc quitter librement Salakovac.

300 réfugiés sont finalement arrivés au camp de Salakovac, près de Mostar

18 mai 2018 – 23h30 : Après avoir été initialement refoulés par la police du canton de Neretva-Herzégovine et être resté bloqués de longues heures à Ivan Sedlo, dans le canton de Sarajevo, près de 300 migrants sont finalement arrivés dans l’après-midi au camp de Salakovac, près de Mostar. Beaucoup sont très éprouvés par cette longue journée d’attente sous la chaleur, sans nourriture, notamment les enfants.

La police du canton de Mostar renvoie des cars de réfugiés vers Sarajevo

18 mai 2018 – 12h : Ce vendredi matin, les réfugiés qui vivaient dans le camp établi dans le centre de Sarajevo devaient être conduits dans un centre d’hébergement à Salakovac, près de Mostar, mais la police du canton de Neretva-Herzégovine a bloqué les cinq autocars qui les conduisaient. Les migrants, dont des familles et des enfants, terrorisés, ont été renvoyés sur le territoire du canton de Sarajevo.

Le ministre de la Sécurité de Bosnie-Herzégovine, Dragan Mektić, estime que la police cantonale a outrepassé ses compétences et parle d’un « coup d’Etat ». Le Premier ministre du canton de Neretva-Herzégovine, Nevenko Herceg, affirme pour sa part que les autorités cantonales n’avaient pas été informées de l’arrivée des réfugiés, et parle d’une tentative de « déstabilisation ».

La Republika Srpska de Bosnie-Herzégovine ferme ses portes

13 mai 2018 – 23h30 : Le gouvernement de la Republika Srpska, « l’entité serbe » de Bosnie-Herzégovine, réuni ce dimanche, a confirmé qu’il refusait catégoriquement d’accueillir les migrants et les réfugiés. Le vice-Président (bosniaque) de cette entité, Ramiz Salkić, a déploré une décision prise « uniquement parce que tous les migrants sont vus comme des musulmans ». Selon la Première ministre de RS, Željka Cvijanović, « 50 à 120 000 migrants se dirigeraient en ce moment vers la Bosnie-Herzégovine », une estimation extravagante qui ne repose sur aucune donnée vérifiable.

La Slovénie et l’Italie s’inquiètent de l’afflux de réfugiés provenant de Bosnie-Herzégovine

11 mai 2018 – 8h50 : Annapaola Porzio, préfète de Trieste, a rencontré, le 9 mai à Ljubljana, le Secrétaire d’État du ministère de l’Intérieur slovène, Boštjan Šefic, pour évoquer la crise des réfugiés qui, venant de Bosnie-Herzégovine, sont de plus en plus nombreux à arriver en Slovénie et à y demander l’asile. La police slovène confirme une forte augmentation des passages illégaux, surtout depuis le début du mois d’avril.

Le UNHCR appelle la Bosnie-Herzégovine à augmenter ses capacités d’accueil

Migrants à Sarajevo
@ Radio Sarajevo

29 avril 2018 – 21h30 Le Haut Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (UNHCR) appelé les autorités de Bosnie-Herzégovine à augmenter leurs capacités d’accueil en raison du nombre croissants de migrants et de réfugiés qui traversent le pays et qui, pour certains, veulent y demander l’asile. Pour l’instant, il existe un seul centre d’accueil pour les demandeurs d’asile, à Delijaš près de Trnovo, avec une capacité de 150 lits. Un autre centre pourrait ouvrir à Salakovac, près de Mostar, avec une capacité d’accueil de 100 à 120 lits. Le UNHCR a déjà investi 500 000 marks (environ 250 000 euros) pour sa réhabilitation.

Les polices de Croatie et de Bosnie-Herzégovine arrêtent des passeurs

Vidéo @MUP RH/ Index.hr

25 avril 2018 – 18h Dans une opération conjointe, mardi 24 avril, les polices de Croatie et de Bosnie-Herzégovine ont arrêté onze ressortissants croates et un ressortissant bosnien, tous accusés d’avoir fait illégalement passer plus de 150 migrants d’un pays à l’autre, entre décembre 2017 et avril 2018, dans la zone de Bihać et Velika Kladuša, où l’on constate un nombre sans cesse croissant de passages clandestins. Les passeurs demandaient des sommes allant de 350 à 2800 euros pour éviter les contrôles d’entrée en Croatie.

Nuit de violences à Lesbos : des centaines de militants d’extrême-droite attaquent des migrants

© Lesvosnews

23 avril 2018 – 11h30 La police a évacué à l’aube ce lundi matin plusieurs dizaines de migrants qui campaient depuis le 18 avril sur la place principale de Mytilène. Ces hommes, femmes et enfants, pour la plupart originaires d’Afghanistan, ont été transportés en bus vers le camp de Moria. Cette opération a été mise en œuvre après une nuit de violences.

Dans la soirée de dimanche, environ 200 hommes ont attaqué les migrants en scandant « Brûlez-les vivants » et d’autres slogans racistes. Ils ont jeté des fumigènes, des pétards, des pavés et tout ce qui leur tombait sous la main en direction du campement de fortune. Des militants pro-migrants sont venus en renfort pour protéger la place, tandis que les rangs des assaillants grossissaient.

Vers 1h du matin, les affrontements ont atteint la mairie de Mytilène. Les militants d’extrême-droite ont mis le feu à des poubelles et attaqué la police. Les affrontements n’ont pris in qu’avec l’évacuation des migrants, dont plusieurs ont été blessés. La situation reste tendue, avec toujours un important dispositif policier déployé.

Deux migrants se noient à la frontière de la Slovénie

13 avril — 9h : La police slovène a annoncé que deux migrants s’étaient noyés cette semaine en tentant de traverser la rivière Kupa, qui fait frontière entre la Croatie et la Slovénie. Il s’agit d’un ressortissant algérien et d’un ressortissant marocain. En raison des fortes pluies, la Kupa est très grosse. Selon les données officielles, 600 migrants illégaux ont traversé la Slovénie au cours du premier trimestre 2018, soit deux fois plus qu’au premier trimestre 2017.

À Metz, des demandeurs d’asile des Balkans occupent la Maison de l’Étudiant

11 avril — 11h : Depuis lundi 9 avril 2018, la Maison de l’Étudiant sur le campus du Saulcy à Metz, en France, est habitée par près de 40 migrants dont 10 mineurs. Ils viennent principalement d’Albanie, du Kosovo, de Serbie et de Macédoine. Ces demandeurs d’asiles sont logés par Solidarité Migrants Moselle, en collaboration avec Médecins du Monde.

Le photoreporter italien Mauro Donato libéré de prison en Serbie

6 avril — 11h30 : Le photographe piémontais Mauro Donato a été relâché, jeudi 5 avril en milieu d’après-midi, de la prison de haute sécurité de Srmeska Mitrovica, en Serbie, où il se trouvait depuis le 16 mars. Il a été conduit à l’aéroport de Belgrade, en compagnie de l’ambassadeur d’Italie, d’où il s’est envolé pour Rome.

Le photo-journaliste s’était rendu en Serbie pour un travail documentaire sur les réfugiés et les travailleurs humanitaires le long de la route migratoire des Balkans. Il a été arrêté par la police serbe suite à des accusations non-fondées selon lesquelles il aurait agressé et volé des réfugiés dans la nuit du 11 au 12 mars. Des allégations démenties par les victimes et des témoins.

Sa détention aura duré trois semaines. Des associations de défense de journalistes, comme la Fédération nationale de la presse italienne, l’association Stampa Subalpina, la Fédération internationales des journalistes et l’Association des journalistes indépendants de Serbie (NUNS), avaient réclamé sa libération. Une conférence de presse est prévue à Rome aujourd’hui.

En Bosnie-Herzégovine, des champs de mines sur la route des migrants

5 avril 2018 — 11h : Entre 70 000 et 80 000 mettent en danger la sécurité d’environ un demi-million de citoyens en Bosnie-Herzégovine, a rapporté le Centre d’action pour le déminage bosnien BHMAC, le 4 avril à l’occasion de la Journée mondiale anti-mines. En Bosnie-Herzégovine, les mines auraient tué quelque 7968 personnes, dont 1600 au lendemain de la guerre.

Les mines représentent aussi un danger pour les réfugiés et migrants, de plus en plus nombreux à traverser le pays en direction de l’Europe occidentale. Dans la région de Trebinje, qui se trouve sur leur route, des champs de mines n’ont toujours pas été marqués.

C’est pourquoi la Croix-Rouge de Trebinje et l’organisation Écologie et sécurité ont organisé une campagne de signalisation en plaçant des panneaux avertissant les réfugiés du danger, notamment autour du village de Zubač, à la frontière entre la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et la Croatie.

Selon BHMAC, des mines seraient toujours présentes dans 129 municipalités et villes, soit un quart des zones peuplées du pays.

Un photographe italien en prison en Serbie pour avoir « volé 300 dinars » à des réfugiés

© Articolo 21

22 mars 2018 — 14h30 : Le photoreporter turinois Mauro Donato a été arrêté près Šid, non loin de la frontière croate, au prétexte qu’il aurait « volé 300 dinars » (moins de trois euros) à des réfugiés après les avoir « attaqués ». Il se trouve actuellement dans une cellule de la prison de haute sécurité de Sremska Mitrovica. Il devrait être entendu par la justice vendredi 23 mars.

Les réfugiés qui auraient été victimes de ce vol ont entre-temps démenti ces accusations, et déclaré qu’ils connaissaient et appréciaient le photographe pour son travail documentaire.

Mauro Donato se trouvait dans la région de Šid pour un projet de formation et de sensibilisation photographique organisé par la région du Piémont, Exode — routes migratoires, histoires de personnes, arrivée, inclusion.

La Conseillère régionale pour l’immigration Monica Cerruti a déclaré « suivre « attentivement » cette affaire. L’association de la presse italienne a également fait part de sa « vive préoccupation ».

Grèce : nouveau naufrage en mer Egée, au moins 16 morts

17 mars 2018 — 19h : Un nouveau naufrage en mer Egée a fait au moins seize morts dans la nuit de vendredi à samedi, dont six enfants, à la veille du deuxième anniversaire du pacte UE-Turquie censé tarir les arrivées aux portes de l’Europe en provenance des côtes turques. Ce drame est le plus meurtrier dans la zone depuis la conclusion il y a deux ans de cet accord. Les trois seuls rescapés, deux femmes et un homme, ont gagné à la nage l’île d’Agathonissi, près des côtes de laquelle les gardes-côtes grecques ont retrouvé les corps à la dérive des naufragés.

La police albanaise interpelle 19 Syriens qui s’apprêtaient à pénétrer au Monténégro

12 mars 2018 — 18h15 : La police de la région de Shkodra a interpelé 19 ressortissants syriens qui s’apprêtaient à franchir clandestinement la frontière du Monténégro. La police a arrêté deux citoyens albanais, qui conduisaient les véhicules transportant les migrants, Aldo Ukaj, 32 ans, de Shkodra, et Alfonc Capi, 28 ans, de Tirana. La route qui, venant de Grèce, traverse l’Albanie et se poursuit vers le Monténégro. Ensuite, les migrants gagnent soit la Serbie, soit la Bosnie-Herzégovine, de plus en plus fréquentée.

Des journalistes attaqués à Belgrade après une opération de police contre des réfugiés

17 février 2018 — 13h : Une équipe de la télévision serbe 02 a été attaquée vendredi 16 février à Belgrade, dans le quartier de Karaburma, alors qu’elle rapportait l’arrestation de 37 migrants dans une maison. Une autre attaque avait eu lieu plus tôt contre des journalistes de la télévision Prva.

Le ministère de l’Intérieur (MUP) avait auparavant communiqué que la police avait découvert 37 migrants, dont 30 Irakiens, deux Afghans, deux Bengalis, deux Iraniens et un Syrien, dans cette maison et que deux autres personnes avait été arrêtées.

L’équipe de 02 a été attaquée par une femme, qui s’en est prise au caméraman en direct.

L’Albanie passe un accord avec l’UE sur le contrôle des frontières

Le Commissaire européen Dimitris Avramopoulos
© Commi

13 février 2018 — 16h : L’Albanie a conclu un accord avec l’Union européenne sur le contrôle des frontières pour faire face à d’éventuels flux de migrants. Le Commissaire aux migrations Dimitris Avramopoulos s’est entretenu à Tirana avec le Premier ministre Edi Rama et a signé l’accord avec son ministre de l’Intérieur. « Cet accord permettra le déploiement d’équipes européennes de gardes-côtes et de garde-frontières en Albanie », a expliqué le Commissaire. L’Albanie, candidate officielle à l’intégration depuis 2014, ouvre ainsi ses portes à la mission européenne Frontex.