Blog • Le Klyn vert : entre colonisation impériale et mouvement national

Boris Khreschatynsky, cosaque du Don d’origine ukrainienne, général de l’armée impériale russe, prit la tête de l’armée ukrainienne d’Extrême-Orient entre 1918 et 1920. Le paradoxe est frappant : celui qui était censé incarner un pilier de l’Empire est devenu l’un des symboles d’une tentative d’affirmation de la subjectivité ukrainienne à ses marges.

 ⋅ 

5 min de lecture
Blog • Le Klyn vert : entre colonisation impériale et mouvement national
Auteur inconnu. Domaine public.

En parcourant presque par hasard la liste des titulaires de la Légion d’honneur — une distinction française — un nom a particulièrement retenu mon attention : Boris Khreschatynsky. Cosaque du Don d’origine ukrainienne, général de l’armée impériale russe, il prit, entre 1918 et 1920, la tête de l’armée ukrainienne d’Extrême-Orient. Le paradoxe est frappant : celui qui était censé incarner un pilier de l’Empire est devenu l’un des symboles d’une tentative d’affirmation de la subjectivité ukrainienne à ses marges.

La trajectoire de Boris Khreschatynsky reflète, de manière condensée, la logique impériale elle-même : mobiliser les ressources humaines ukrainiennes pour consolider le contrôle sur des territoires éloignés — puis contenir, voire réprimer, le mouvement national que ce même processus contribue à faire émerger. L’histoire du Klyn vert ne fait pas exception ; elle illustre au contraire comment la colonisation peut engendrer, parfois malgré elle, des formes inattendues de résistance.

L’Empire comme projet démographique

Abonnez-vous
Cet article est réservé aux abonné⋅es (Re)devenez abonné⋅e pour lire la suite

Découvrez tous les contenus du Courrier des Balkans.

Offre découverte
1€

le premier mois puis 8€ par mois

Je m'abonne

Résiliable à tout moment en quelques clics

  • Un journal 100% indépendant
  • Accédez à des fonctionnalités exclusives
  • Explorez +10 ans d’archives sur les Balkans

Vous avez déjà un compte ? Se connecter

Thématiques :
Boris KhreschatynskyrussieUkraine
Imprimer
À la une du Courrier des Balkans Voir la une