Après des attaques de drones contre deux navires, la Bulgarie face à la faiblesse de sa Défense

L’attaque de deux navires dans la zone économique exclusive bulgare, le 6 octobre, soulève de nombreuses questions. Alors que Moscou et Kyiv se rejettent la responsabilité du drame, qui a fait dix disparus présumés morts, l’incident met aussi en lumière les lacunes des défenses bulgares face aux drones et le coût croissant de la modernisation militaire.

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Après des attaques de drones contre deux navires, la Bulgarie face à la faiblesse de sa Défense
Une frégate bulgare en Mer noire (juillet 2015).@ U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class Luis R. Chavez | Wikimedia Commons

Dans la nuit du 6 octobre, des drones marins et aériens ont attaqué deux navires dans la zone économique exclusive (ZEE) de la Bulgarie. L’Alfa Watan, battant pavillon togolais, a coulé à 70 milles marins (environ 130 km) de la ville de Byala, sur la côte bulgare. Les dix membres d’équipage, dont neuf Syriens, ont disparu et sont présumés morts après deux jours de recherches infructueuses. Le second navire, l’Able, battant pavillon des Palaos, a été gravement endommagé, mais ses 18 membres d’équipage ont pu être secourus.

La zone économique exclusive s’étend jusqu’à 200 milles marins (environ 370 km) des côtes. Si l’État côtier n’y exerce pas sa pleine souveraineté, il dispose de droits d’exploitation des ressources, notamment pour la pêche et la production d’énergie. La navigation maritime et aérienne y reste libre.

Un agresseur inconnu

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