Roumanie

Avec un territoire représentant la moitié de la France pour plus de 19 millions d’habitants, la Roumanie est le plus grand et le plus peuplé État des Balkans après la Turquie. Membre de l’Otan depuis 2004, de l’Union européenne depuis 2007 et, plus récemment, de l’espace Schengen, elle assume une trajectoire pro-occidentale, indépendamment de l’orientation idéologique de l’équipe au pouvoir, depuis la chute du régime de Nicolae Ceaușescu en 1989.

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La scène politique post-communiste a longtemps été contrôlée par le Parti social-démocrate (PSD) et le Parti national libéral (PNL), chacun devant composer avec l’influente minorité des Hongrois de Transylvanie. Ces dernières années, l’hégémonie de ce duopole est contestée par l’essor des libéraux de l’Union Sauvez la Roumanie (USR), très impliquée dans la lutte contre la corruption et le clientélisme, et des nationalistes de l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR), nostalgique de la Grande Roumanie de l’entre-deux-guerres et du mouvement légionnaire.

Depuis l’attaque de la Russie contre l’Ukraine en 2022, la Roumanie constitue un carrefour d’influences majeur en tant que pilier du flanc oriental de l’Otan, dont elle accueille plusieurs bases militaires sur son sol, et riveraine de la mer Noire où Bucarest entend devenir un acteur énergétique de premier plan en exploitant un vaste champ de gaz. En 2024, elle a dû annuler le premier tour de son élection présidentielle en raison d’ingérences étrangères durant la campagne.

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Simple scandale médiatique? L’affaire du blanchiment d’argent prend aujourd’hui une allure beaucoup plus grave. Les révélations des juges français, prononcées lundien public à Bucarest au Parquet de la Cour suprême de justice, auront une très grande portée. Elles prouvent les affirmations récentes des journaux. Et on va savoir comment on a sorti beaucoup d’argent de la Bancorex pour le transférer sur des comptes mystérieux à l’étranger, à l’aide de plusieurs membres haut placés du Parti de la démocratie sociale de Roumanie (PDSR), au temps du gouvernement Vacaroiu (dernier gouvernement avant les élections de 1996). Razvan Temesan, le président de l’époque de la Bancorex, serait également mouillé dans l’affaire.