La scène politique post-communiste a longtemps été contrôlée par le Parti social-démocrate (PSD) et le Parti national libéral (PNL), chacun devant composer avec l’influente minorité des Hongrois de Transylvanie. Ces dernières années, l’hégémonie de ce duopole est contestée par l’essor des libéraux de l’Union Sauvez la Roumanie (USR), très impliquée dans la lutte contre la corruption et le clientélisme, et des nationalistes de l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR), nostalgique de la Grande Roumanie de l’entre-deux-guerres et du mouvement légionnaire.
Depuis l’attaque de la Russie contre l’Ukraine en 2022, la Roumanie constitue un carrefour d’influences majeur en tant que pilier du flanc oriental de l’Otan, dont elle accueille plusieurs bases militaires sur son sol, et riveraine de la mer Noire où Bucarest entend devenir un acteur énergétique de premier plan en exploitant un vaste champ de gaz. En 2024, elle a dû annuler le premier tour de son élection présidentielle en raison d’ingérences étrangères durant la campagne.