Moldavie

Étirée entre la Roumanie à l’ouest et l’Ukraine à l’est, la Moldavie, peuplée de moins de 2,5 millions d’habitants, occupe une place stratégique sur l’échiquier géopolitique régional, mais aussi européen. Depuis 2022, elle est en première ligne de la guerre lancée par la Russie contre son voisin ukrainien.

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La position d’interface de la Moldavie traverse une société profondément divisée entre promoteurs d’un rapprochement avec l’Occident, majoritaires au sein de la diaspora et dans la capitale, et partisans d’un maintien des liens avec la Russie hérités des époques tsariste puis soviétique, plus nombreux au pays et en province. Affaiblie par sa dépendance énergétique à l’est et à l’ouest, la Moldavie peine à diversifier une économie où prédomine le secteur agricole. Son déclin démographique traduit un faible niveau de vie tandis que plus d’un tiers de la population vit à l’étranger.

Avec l’arrivée des libéraux au pouvoir en 2019, Chișinău s’est engagée dans une voie diplomatique résolument pro-occidentale, faisant de l’adhésion à l’Union européenne sa priorité absolue d’ici à 2030. En cas d’échec, l’idée d’union avec la Roumanie, relancée par la présidente Maia Sandu et partagée outre-Prut, représente un défi immense dans un pays qui n’est pas unitaire. Sur la rive gauche du Dniestr, une république, parrainée par la Russie qui y stationne des troupes, a fait sécession dès 1990. Dans le sud, la rébellion des Gagaouzes, aux sympathies russes, a mené à la création d’une région autonome, avec une direction exécutive et une assemblée législative locales, en 1994.

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