Macédoine du Nord

Petit État des Balkans occidentaux enclavé entre la Serbie, le Kosovo, la Bulgarie, la Grèce et l’Albanie, la Macédoine du Nord est peuplée d’environ 1,8 million d’habitants. Depuis son indépendance en 1991, obtenue sans conflit lors de l’éclatement de la Yougoslavie, le pays a fait du rapprochement avec les institutions euro-atlantiques l’un des piliers de sa politique étrangère.

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Cette orientation s’est concrétisée par son adhésion à l’OTAN en 2020. Bien qu’elle soit candidate à l’adhésion à l’Union européenne depuis 2005, la Macédoine du Nord attend toujours des avancées concrètes dans son processus d’intégration européenne.

L’histoire récente du pays a été profondément marquée par le différend qui l’oppose à la Grèce autour de l’usage du nom « Macédoine ». La signature de l’Accord de Prespa en 2018, qui a conduit à l’adoption du nom de « République de Macédoine du Nord », a permis de lever un obstacle diplomatique majeur et d’accélérer son intégration internationale.

La diversité constitue l’une des caractéristiques essentielles du pays. Aux côtés de la majorité macédonienne vit une importante communauté albanaise, ainsi que des minorités turque, rom, serbe, bosniaque et valaque. L’Accord-cadre d’Ohrid, conclu en 2001 après un conflit armé, a redéfini les équilibres institutionnels en renforçant les droits des communautés non majoritaires.

Malgré des avancées significatives, la Macédoine du Nord reste confrontée à des défis structurels liés à la corruption, à la fragilité des institutions, à la polarisation politique et à l’émigration d’une partie de sa jeunesse. Le pays demeure néanmoins l’un des partenaires les plus engagés en faveur de la coopération régionale et de l’intégration européenne des Balkans occidentaux.

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Quelle idée se faisait-on à la fin des années 1990 sur les manifestations monstres de Thessalonique ou Athènes au début de la même décennie contre le nom constitutionnel de son voisin septentrional qui venait de proclamer l’indépendance ? La parution du livre de Nikos Kalampalikis intitulé Les Grecs et le mythe d’Alexandre : étude psychosociale d’un conflit symbolique à propos de la Macédoine permet de porter un regard quelque peu différent sur ce que l’on appelle en Grèce l’« affaire macédonienne »[[Maître de conférences à l’Institut de psychologie de Lyon II, l’auteur de ce livre dispense au lecteur un véritable cours de psychologie sociale. Son exposé est fort instructif pour ceux qui étudient cette discipline mais pas toujours pertinent pour ceux qui veulent en savoir plus sur le sujet traité, sujet qui constitue un cas d’école en la matière et qui se prête donc aux interprétations psychologiques les plus diverses. On ne comprend pas à quoi bon recourir à des références savantes et à des techniques d’analyse sophistiquées pour aboutir à des explications du même ordre que celles que le lecteur de ce genre d’ouvrage peut trouver tout seul au simple énoncé des faits. En fin de compte, on a un peu le sentiment que, si l’« affaire macédonienne » confirme avec brio le bien-fondé de tel ou tel aspect des théories ou des observations d’un Maurice Halbwachs, d’un Serge Moscovici et de tant d’autres auteurs cités par N. Kalampalikis, ces théories et ces observations n’apportent pas d’éclairage particulier sur l’« affaire ». Ces réserves mises à part, le livre est passionnant comme j’essaierai de le montrer ici avant de formuler quelques observations.]].
Coopération Basse-Normandie / Macédoine : c’est parti !